Pakistan: Une autre condamnation annulée pour l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif

L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, au centre en manteau marron, salue ses partisans alors qu'il quitte une audience au tribunal d'Islamabad, au Pakistan, le mardi 12 décembre 2023 (Photo, AP).
L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, au centre en manteau marron, salue ses partisans alors qu'il quitte une audience au tribunal d'Islamabad, au Pakistan, le mardi 12 décembre 2023 (Photo, AP).
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Publié le Mardi 12 décembre 2023

Pakistan: Une autre condamnation annulée pour l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif

  • M. Sharif, qui a été trois fois chef de gouvernement du Pakistan
  • Fin novembre, il avait bénéficié d'une décision similaire dans un autre dossier de corruption

ISLAMABAD: Un tribunal pakistanais a annulé mardi une nouvelle condamnation pour corruption à l'encontre de l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif, rentré d'exil en octobre dans l'optique des élections législatives de février.

M. Sharif, qui a été trois fois chef de gouvernement du Pakistan, avait fait appel de sa condamnation à sept ans de prison remontant à décembre 2018, dans une affaire de corruption liée à des investissements dans des entreprises sidérurgiques.

Fin novembre, il avait bénéficié d'une décision similaire dans un autre dossier de corruption, relatif à de luxueux biens immobiliers achetés par sa famille, qui avait provoqué sa destitution de son poste de Premier ministre en 2017 par la Cour suprême.

Celle-ci l'avait banni à vie un an plus tard de tout mandat politique pour cette même affaire, qui lui avait aussi valu une condamnation à 10 ans de prison.

"Les dossiers fictifs créés pour déchoir un Premier ministre en exercice arrivent enfin à leur fin", a réagi son frère Shehbaz Sharif, également un ancien chef de gouvernement.

Inéligibilité de 5 ans  

Nawaz Sharif, 73 ans, qui n'a jamais achevé aucun de ses mandats, a toujours nié toute malversation, dénonçant un complot de l'armée visant à favoriser la victoire électorale d'Imran Khan, qui était devenu Premier ministre.

Personnage central de la vie politique pakistanaise depuis trois décennies, Nawaz Sharif avait été emprisonné pendant dix mois avant d'être libéré pour raison médicale et d'aller se soigner à Londres en novembre 2019, où il était depuis resté exilé.

Certains analystes politiques estiment qu'il a passé pour revenir un accord avec les chefs de l'armée, et qu'il pourrait bien ramener son parti, la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N), au pouvoir.

Son retour a été facilité par l'adoption, en juin sous le gouvernement de son frère, d'une loi limitant la durée d'inéligibilité d'un parlementaire à une période maximale de cinq ans.

Imran Khan, l'homme politique le plus populaire du pays, ne devrait pas pouvoir mener son parti aux élections législatives du 8 février. Il est incarcéré depuis août, doit faire face à une multitude d'accusations et a été déclaré inéligible pour cinq ans.

M. Khan, 71 ans, chassé du pouvoir par une motion de censure en avril 2022, estime que les poursuites à son encontre sont motivées par des considérations politiques visant à l'empêcher de se représenter et accuse à son tour l'armée d'être à l'origine de ses ennuis judiciaires.

Le sort des dirigeants pakistanais dépend de leurs relations avec l'armée, et les tribunaux sont souvent utilisés pour engluer ceux qui ne sont plus en cour dans d'interminables procédures, destinées selon les défenseurs des droits humains à étouffer toute contestation.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.