Mission possible: l’Arabie saoudite «contrôle la propagation du virus»

Le premier centre de vaccination de la région occidentale aide 700 bénéficiaires par jour et fonctionne de 13 heures à 22 heures (Photo, fournie).
Le premier centre de vaccination de la région occidentale aide 700 bénéficiaires par jour et fonctionne de 13 heures à 22 heures (Photo, fournie).
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Publié le Lundi 28 décembre 2020

Mission possible: l’Arabie saoudite «contrôle la propagation du virus»

  • Les régions du Royaume enregistrent de nouveau des chiffres inférieurs à la barre des 50 cas
  • Plus de 700 000 personnes parmi les groupes à haut risque se sont enregistrées jusqu’à présent pour le vaccin

DJEDDAH: Le nombre de cas de coronavirus en Arabie saoudite a baissé de 96,9 % depuis un pic de 4 919 à la mi-juin, signe clair que le Royaume contrôle la pandémie, selon un porte-parole du ministère de la Santé.

Les six derniers mois montrent une baisse constante. Dimanche, l’Arabie saoudite enregistrait 154 nouveaux cas de Covid-19.

Le nombre de patients dans les unités de soins intensifs a également diminué de 83,1 % depuis qu’il a atteint son apogée au cours de l’été, tandis que les décès ont également diminué de 84,5 %.

Même si les chiffres globaux connaissent une baisse significative ces dernières semaines, le porte-parole du ministère, le Dr Al-Abd al-Aly, explique que les chiffres dans certaines régions ont fluctué au cours des deux dernières semaines: la moitié des régions du Royaume ont enregistré une augmentation de 50 % des cas, plus particulièrement dans la province orientale, les régions de Qassim, de Hail et de Jazan, des frontières du Nord et de Baha.

«Les variations de résultats n’indiquent pas que la propagation est hors de contrôle», poursuit le Dr Al-Aly. «Au contraire, certaines régions ont connu des baisses importantes, et toute légère augmentation fait une différence.»

«Le vaccin contre le coronavirus distribué en Arabie saoudite sera efficace contre les mutations actuellement détectées dans certaines régions du monde», ajoute-t-il.

Le Royaume se joint à la communauté mondiale pour suivre les changements vingt-quatre heures sur vingt-quatre afin d’assurer la sécurité et l’efficacité du vaccin.

Focus

362k: Le nombre total de cas de coronavirus en Arabie saoudite a atteint 362 220.

«Plus de 700 000 personnes parmi les groupes à haut risque se sont enregistrées jusqu’à présent pour le vaccin», poursuit le porte-parole du ministère.

«Le nombre d’inscriptions augmente. C’est un indicateur positif du niveau élevé de sensibilisation de la communauté. Les gens ont une attitude responsable et assurent la sécurité de la communauté.»

Des cliniques de vaccination devraient ouvrir à Dammam alors que le programme national de vaccination de l’Arabie saoudite se déploie.

Avec les chiffres de dimanche, 362 220 personnes ont été infectées par le virus depuis le 2 mars 2020.

On dénombre actuellement 2 856 malades, dont 391 dans des unités de soins intensifs.

Les régions du Royaume enregistrent de nouveau des chiffres inférieurs à la barre des 50 cas: 42 cas à Riyad – le nombre le plus élevé –, 33 cas à La Mecque, 17 dans la province de l’Est, 16 à Médine et 12 dans la région d’Asir.

Au total, 175 nouvelles guérisons ont également été signalées. Cela porte le nombre total de guérisons à 353 179. Le taux de récupération du Royaume est actuellement de 97,5 %.

Neuf nouveaux décès ont également été signalés, portant le nombre total de décès dus aux complications à la suite de l’infection à la Covid-19 à 6 185.

Enfin, plus de 10,87 millions de tests de réaction en chaîne par polymérase ont été menés en Arabie saoudite dans le cadre des efforts visant à freiner la propagation du virus.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


Les forces armées yéménites ont mené 181 opérations militaires contre des sites houthis

« Ces opérations visaient des cibles militaires, des sources de tir et des moyens utilisés pour commettre des actes hostiles le long des lignes de contact », a ajouté M. Al-Nazili. (AFP)
« Ces opérations visaient des cibles militaires, des sources de tir et des moyens utilisés pour commettre des actes hostiles le long des lignes de contact », a ajouté M. Al-Nazili. (AFP)
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  • Des sources militaires ont déclaré dimanche à Al Arabiya qu’environ 200 combattants houthis avaient été tués au cours des dernières 48 heures lors de frappes de drones et d’affrontements
  • Des dizaines de miliciens tués ou blessés lors d’une série de frappes contre des cibles « menant des actes hostiles »

DUBAÏ : Le Yémen a mené 181 opérations militaires contre des cibles militaires houthistes au cours des dernières 24 heures, a déclaré dimanche le colonel Majed Al-Nazili, porte-parole des forces armées yéménites, dans un communiqué.

Al-Nazili a précisé que ces frappes avaient tué ou blessé des dizaines de miliciens houthis et détruit du matériel et des véhicules houthis.

« Les opérations ont visé des cibles militaires, des sources de tir et des moyens utilisés pour mener des actes hostiles le long des lignes de contact », a-t-il ajouté.


Les forces armées yéménites ont réitéré leur appel au peuple yéménite, lui demandant de se tenir à l’écart des sites militaires, des installations et des rassemblements appartenant à la milice houthiste. (Source)
Al-Nazili a déclaré que les forces armées yéménites sont en mesure d’atteindre, de neutraliser et de prévenir les menaces conformément aux exigences opérationnelles, au moment, à l’endroit et par les moyens déterminés par le commandement militaire.

Les unités menant ces opérations ont accompli leur mission avec une grande efficacité et une discipline opérationnelle irréprochable, dans le respect du droit international humanitaire, tout en prenant toutes les précautions nécessaires pour protéger les civils, a-t-il précisé.

Les forces armées yéménites ont exhorté la population à se tenir à l’écart des sites et installations militaires, ainsi que des rassemblements de milices.

M. Al-Nazili a déclaré que les forces armées yéménites sont pleinement capables de prendre l’initiative et de faire basculer l’équilibre sur le terrain.


La coalition de défense maritime dirigée par l'Arabie saoudite s'apprête à mettre en place une structure de commandement multinationale

L'Arabie saoudite a annoncé la formation de cette coalition le mois dernier, à l'issue d'une réunion à Riyad qui avait rassemblé des représentants de 43 pays dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime collective. (SPA)
L'Arabie saoudite a annoncé la formation de cette coalition le mois dernier, à l'issue d'une réunion à Riyad qui avait rassemblé des représentants de 43 pays dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime collective. (SPA)
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  • Quinze pays ont jusqu’à présent signé la déclaration commune de la coalition
  • 13 pays en sont officiellement devenus membres et le premier commandant adjoint sera pakistanais

DJEDDAH : La Coalition multinationale de défense maritime dirigée par l’Arabie saoudite a finalisé les dispositions clés pour mettre en place sa structure de commandement, a déclaré jeudi le ministère saoudien de la Défense.

Les préparatifs ont commencé pour intégrer les officiers et le personnel des États membres au sein de son commandement, de ses opérations maritimes et de ses opérations de renseignement, a-t-il ajouté.

Cette annonce a été faite lors de la troisième réunion de planification de la coalition, qui s’est tenue au commandement de la flotte occidentale à Djeddah, en présence de représentants de 39 pays.

À ce jour, quinze nations ont signé la déclaration commune de la coalition, et treize ont achevé les procédures nationales supplémentaires requises pour devenir officiellement membres. Les autres États participants continuent de mener à bien les procédures nationales nécessaires à leur adhésion, a indiqué le ministère.

Les participants ont convenu que le premier commandant adjoint de la coalition serait originaire du Pakistan. Le contre-amiral saoudien Abdullah bin Salem Al-Shehri a été nommé commandant la semaine dernière. La coalition a également désigné son quartier général, approuvé son logo officiel et mis en place les cadres organisationnels et de planification nécessaires au démarrage de ses activités.

Al-Shehri a souligné l’objectif de la coalition, qui est de parvenir à une « participation défensive maritime durable », et a précisé que cette coopération multinationale visait à renforcer la sécurité et la stabilité maritimes à long terme, a rapporté Asharq News.

Il a noté que la coalition continuait de recevoir de nombreuses demandes d’adhésion de la part de divers pays, et que cet afflux constant de candidatures reflétait une reconnaissance mondiale croissante de l’importance de la coalition pour faire face aux menaces et aux défis maritimes communs, a ajouté Asharq News.

« Ces mesures visent à accélérer le développement des capacités opérationnelles de la coalition et à renforcer sa préparation à mener des missions de défense dans sa zone de responsabilité », a déclaré le ministère de la Défense.

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite vise à mettre en place un cadre de défense multinational permanent afin de protéger la liberté de navigation maritime, les routes maritimes et les voies navigables stratégiques, tout en préservant le commerce international et les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Elle se concentrera sur la sécurité maritime en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden, voies navigables clés reliant l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe.

La prochaine étape de la mise en œuvre sera axée sur l’atteinte de la préparation opérationnelle et l’exécution des missions confiées à la coalition, a précisé le ministère.

L’Arabie saoudite a annoncé la formation de la coalition le mois dernier à l’issue d’une réunion à Riyad rassemblant des représentants de 43 pays, dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime collective face aux menaces croissantes pesant sur la navigation commerciale et les voies navigables stratégiques. Quatorze pays, dont le Royaume, ont initialement rejoint l’alliance. M. Al-Shehri a déclaré par la suite que la coalition resterait ouverte à tous les pays partageant ses objectifs et ses principes. Il a souligné à cette occasion que le niveau de participation reflétait un large soutien international en faveur d’une approche collective de la sécurité des voies navigables mondiales.

La coalition est de nature défensive et ne vise aucun pays, organisation ou alliance en particulier, ont déclaré des responsables saoudiens. Elle agira conformément au droit international et respectera la souveraineté des États ainsi que la liberté de navigation.


«Pas d'autre option»: le destin du Koweït lié au détroit d'Ormuz

Ni oléoduc ni façade maritime de substitution: depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Koweït est prisonnier du blocage du détroit d'Ormuz, par où transitaient auparavant ses exportations de pétrole. (AFP)
Ni oléoduc ni façade maritime de substitution: depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Koweït est prisonnier du blocage du détroit d'Ormuz, par où transitaient auparavant ses exportations de pétrole. (AFP)
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  • En battant retraite face aux Etats-Unis, les troupes de Saddam Hussein avaient incendié des centaines de puits pétroliers, détruit des réservoirs de stockage et pris pour cible des raffineries
  • Le conflit régional, déclenché fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, n'a pas infligé au Koweït de dommages matériels comparables à l'assaut irakien, mais il l'a significativement éprouvé

KOWEIT: Ni oléoduc ni façade maritime de substitution: depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Koweït est prisonnier du blocage du détroit d'Ormuz, par où transitaient auparavant ses exportations de pétrole.

"Il s'agit sans aucun doute de la crise la plus grave qu'ait connue le secteur pétrolier depuis l'invasion du pays par l'Irak en 1990", estime dans un entretien à l'AFP le PDG de la Kuweit Petroleum Company (KPC), Cheikh Nawaf Saud al-Sabah.

En battant retraite face aux Etats-Unis, les troupes de Saddam Hussein avaient incendié des centaines de puits pétroliers, détruit des réservoirs de stockage et pris pour cible des raffineries.

Le conflit régional, déclenché fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, n'a pas infligé au Koweït de dommages matériels comparables à l'assaut irakien, mais il l'a significativement éprouvé.

Le petit Etat du Golfe, qui détient environ 6% des réserves mondiales de pétrole, est ultra dépendant de l'or noir, qui représente la quasi-totalité de ses exportations et génère plus de 90% des recettes publiques.

"Vulnérabilité stratégique" 

Si d'autres pays de la région, comme l'Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, ont mis en place des itinéraires pour contourner le stratégique détroit d'Ormuz, le Koweït ne possède lui aucun pipeline.

Et avec Bahreïn, il figure parmi les principales cibles des représailles iraniennes, avec des usines de dessalement d'eau et des infrastructures énergétiques, dont pétrolières, touchées.

"Cette crise nous a confrontés à un nouveau défi", souligne M. Sabah, depuis le bureau provisoire où il s'est installé après que le siège du groupe a été touché par une frappe de drone en avril.

Quelques jours seulement après le début de la guerre, la KPC avait invoqué un "cas de force majeure", une disposition la protégeant de pénalités et d'éventuels manquements contractuels vis-à-vis de ses clients. La mesure a été levée en juin.

La compagnie publique s'attelle désormais à trouver des solutions d'urgence, explique son patron. Des réservoirs de stockage situés en dehors de la région ont notamment contribué à amortir la crise.

Mais les experts maintiennent qu'à long terme, le Koweït ne pourra se passer du détroit d'Ormuz. "La dépendance du Koweït au détroit est devenue une vulnérabilité stratégique", résume Amena Bakr, analyste chez Kpler.

"Le pays dispose des ressources financières nécessaires pour faire face à un choc temporaire grave. Mais plus la guerre s'éternise, plus l'économie souffre de l'absence d'une route sécurisée pour exporter son pétrole", ajoute-t-elle.

Selon les premières données officielles, le PIB a reculé de 4,6% sur un an au premier trimestre 2026, les revenus du secteur pétrolier plongeant eux de 12,5%. Et la chute pourrait être encore plus sévère au deuxième.

"La résistance dans le sang" 

Alors que la guerre approche des six mois et que les négociations piétinent, le Koweït scrute la situation dans le détroit, où se succèdent les attaques de navires.

"Une fois qu'il sera rouvert, la libre circulation reprendra et nous pourrons alors facilement revenir à nos niveaux de production d'avant-guerre, et même plus", espère Nawaf Saud al-Sabah.

Elle s'élevait alors à un peu plus de 2,6 millions de barils par jour et devait atteindre les 4 millions d'ici 2040. Le PDG n'a pas souhaité communiquer les chiffres actuels.

"Il n'y a pas d'autre option" que de rétablir un accès sans entrave à Ormuz, insiste-t-il.

"Vous pouvez avoir tous les oléoducs au monde, toutes les infrastructures de stockage. Mais sans la liberté de circulation des hydrocarbures à travers le détroit, vous serez très rapidement confrontés à une nouvelle crise énergétique".

En attendant, les Koweïtiens s'adaptent. La nuit, la plupart des grandes installations énergétiques du pays éteignent désormais leurs lumières.

D'épaisses structures métalliques ont également été construites autour de nombreux réservoirs de pétrole brut, dans l'espoir de le protéger d'éventuelles frappes.

"Nous avons survécu à pire. Nous sommes le Koweït. Nous avons la résistance dans le sang", lance Noura, une Koweïtienne de 45 ans qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, rencontrée dans un marché.

Mais la volonté des Etats-Unis de poursuivre la guerre laisse un goût amer à certains Koweïtiens qui, en privé, maudissent les troupes américaines, autrefois symboles de liberté.