Libye : Paris appelle Haftar à «s'abstenir» de toute tentation militaire

Les participants regardent en tant que membres de la «Saiqa» (forces spéciales) de l'Armée nationale libyenne autoproclamée (ANL), fidèles à l'homme fort de l'Est Khalifa Haftar, 6 novembre 2020. (AFP)
Les participants regardent en tant que membres de la «Saiqa» (forces spéciales) de l'Armée nationale libyenne autoproclamée (ANL), fidèles à l'homme fort de l'Est Khalifa Haftar, 6 novembre 2020. (AFP)
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Publié le Lundi 28 décembre 2020

Libye : Paris appelle Haftar à «s'abstenir» de toute tentation militaire

  • La France a appelé lundi le maréchal Khalifa Haftar à «s'abstenir de toute reprise des hostilités» et à se «concentrer» sur la recherche d'une solution politique
  • Le maréchal Khalifa Haftar a appelé ses forces à reprendre les armes pour «chasser l'occupant» turc

PARIS : La France a appelé lundi le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est de la Libye, à «s'abstenir de toute reprise des hostilités» et à se «concentrer» sur la recherche d'une solution politique.

«Il n'y a pas de solution militaire en Libye. La priorité va à la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu du 23 octobre 2020, qui prévoit le départ des forces et des mercenaires étrangers, ainsi qu'à la poursuite du processus politique sous l'autorité des Nations unies», a déclaré un porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères.

«Nous appelons toutes les parties libyennes à soutenir ce processus, à s'abstenir de toute reprise des hostilités et à se concentrer sur la nomination d'un nouvel exécutif et l'organisation des échéances électorales prévues le 24 décembre 2021, comme décidé par le Forum politique libyen, sous les auspices des Nations unies», a-t-il ajouté.

Le maréchal Khalifa Haftar a appelé ses forces à reprendre les armes pour «chasser l'occupant» turc, dans un discours jeudi à l'occasion du 69e anniversaire de l'indépendance de la Libye.

La Turquie, qui soutient militairement le Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, a alors averti qu'elle répliquerait à toute attaque contre ses forces en Libye.

Le pays est déchiré entre le GNA, basé à Tripoli, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, soutenu par les Émirats arabes unis et la Russie notamment.

La France, très impliquée ces dernières années dans la recherche d'une solution politique en Libye, est régulièrement soupçonnée de soutenir le maréchal Haftar, ce dont elle se défend.

Après l'intervention militaire turque en janvier et l'échec de l'offensive lancée par le maréchal Haftar sur Tripoli, les cartes ont été en partie rebattues dans le conflit libyen.

Des pourparlers inter-libyens se sont aussi conclus par un accord sur des élections nationales en décembre 2021, mais pas sur les têtes de l'exécutif censé accompagner la transition.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.