Le secteur du tourisme saoudien en hausse de 142 % au S1-2023 avec 14,2 millions de touristes

Le développement du secteur touristique est une ambition clé de l’Arabie saoudite dans le cadre de son plan de diversification économique connu sous le nom de Vision 2030. (Shutterstock)
Le développement du secteur touristique est une ambition clé de l’Arabie saoudite dans le cadre de son plan de diversification économique connu sous le nom de Vision 2030. (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 20 décembre 2023

Le secteur du tourisme saoudien en hausse de 142 % au S1-2023 avec 14,2 millions de touristes

  • Selon le ministère saoudien du Tourisme, les dépenses des voyageurs internationaux ont augmenté de 132% au cours du premier semestre 2023 dans le Royaume
  • «Les touristes de loisirs ont affiché la plus forte croissance, soit une hausse de 347% par rapport au premier semestre 2022», a précisé le ministère

RIYAD: Le nombre de touristes en Arabie saoudite a augmenté de 142% au cours du premier semestre 2023, 14,2 millions de visiteurs ayant visité le Royaume.

Cette hausse en glissement annuel rapportée par le ministère saoudien du Tourisme révèle également un accroissement de 132% des dépenses des voyageurs internationaux au cours de la même période, s’élevant à 86,9 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,24 euro).

Les chiffres globaux montrent qu’il y a eu 39 millions de touristes nationaux dans le Royaume au cours du semestre, et que leurs dépenses ont atteint 63,1 millions de riyals.

Le développement du secteur touristique est une ambition clé de l’Arabie saoudite dans le cadre de son plan de diversification économique connu sous le nom de «Vision 2030», et le Royaume vise à attirer 150 millions de voyageurs par an d’ici à la fin de la décennie.

«Grâce au développement continu du secteur du tourisme, le nombre de touristes internationaux a augmenté, les touristes de loisirs affichant la plus forte croissance, soit 347% par rapport au premier semestre 2022», précise le ministère. «Les loisirs constituaient l’objectif principal des visiteurs, avec une hausse de 18% par rapport au premier semestre 2022, soit 16,6 millions de touristes représentant 43% de l’ensemble des voyages des touristes nationaux», ajoute-t-il.

Le ministère indique par ailleurs que le secteur du tourisme sortant a connu une croissance de 37% du nombre de touristes au cours du premier semestre 2023, tandis que les dépenses ont augmenté de 74% par rapport à la même période en 2022.

Selon le ministère, les progrès du tourisme sortant au cours du premier semestre s’expliquent par la levée des restrictions mondiales sur les voyages, ainsi que par le début de la saison estivale et des vacances scolaires au mois de juin.

Les résidents non saoudiens représentaient 45% de l’ensemble des touristes sortants, tandis que leurs dépenses constituaient 66% du total des dépenses à l’étranger, ajoute le communiqué.

La stratégie nationale du tourisme du Royaume avait initialement fixé un objectif de 100 millions de touristes par an d’ici à 2030. Toutefois, comme les destinations touristiques de l’Arabie saoudite ont commencé à attirer l’attention du monde entier, le ministre des Affaires étrangères saoudien, Ahmed al-Khatib, a déclaré en octobre que cette ambition avait été revue à la hausse et qu’elle était désormais de 150 millions de visiteurs.

Le ministre a également ajouté que l’Arabie saoudite investirait plus de 800 milliards de dollars (1 dollar = 0,91 euro) dans le secteur au cours des dix prochaines années.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.