La livre flanche avec l'inflation britannique

La livre reculait mercredi, grande perdante de la séance, dans la foulée de la publication des chiffres de l'inflation au Royaume-Uni en novembre (Photo, AFP).
La livre reculait mercredi, grande perdante de la séance, dans la foulée de la publication des chiffres de l'inflation au Royaume-Uni en novembre (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 21 décembre 2023

La livre flanche avec l'inflation britannique

  • «La livre sterling est la grande perdante du jour suite à la publication d'une inflation plus faible que prévu»
  • Le dollar quant à lui se redressait de 0,20% face à la monnaie unique européenne, à 1,0959 dollar pour un euro

NEW YORK: La livre reculait mercredi, grande perdante de la séance, dans la foulée de la publication des chiffres de l'inflation au Royaume-Uni en novembre, au plus bas depuis deux ans.

Vers 20H10 GMT, la devise britannique se rétractait de 0,52% face au billet vert, à 1,2666 dollar, et abandonnait 0,32% à l'euro, à 86,52 pence.

"La livre sterling est la grande perdante du jour suite à la publication d'une inflation plus faible que prévu", a indiqué Shaun Osborne, analyste de Scotiabank.

Le dollar quant à lui se redressait de 0,20% face à la monnaie unique européenne, à 1,0959 dollar pour un euro.

"Cela reflète la mise en garde des responsables de la Fed qui invitent (le marché) à être patient sur la perspective d'évolution des taux, alors que la croissance au 4e trimestre continue de résister relativement bien", a noté Shaun Osborne.

La confiance des consommateurs aux Etats-Unis s'est, en effet, améliorée plus qu'attendu en décembre, les ménages se montrant plus optimistes quant à la santé de l'économie et à l'emploi, selon l'enquête mensuelle du Conference Board publiée mercredi.

L'indice mesurant cette confiance a grimpé à 110,7 points, plus que prévu, contre 101,0 en novembre.

Par ailleurs, sur le marché immobilier, les reventes d'appartements et maisons aux Etats-Unis ont augmenté en novembre, pour la première fois depuis le mois de mai, poussées par une baisse des taux d'intérêt sur les crédits immobiliers.

Le mois dernier, 3,82 millions de logements ont changé de propriétaire, en rythme annualisé - une projection des ventes sur l'année à ce rythme -, soit 0,8% de plus qu'en octobre.

Inflation largement redescendue

Au Royaume Uni, l'inflation a freiné en novembre sur un an, à 3,9%, soit le rythme le plus faible depuis septembre 2021, là où, en octobre, la hausse des prix atteignait encore un rythme de 4,6%.

Ces chiffres renforcent les attentes des investisseurs envers une baisse des taux de la Banque d'Angleterre (BoE) l'an prochain.

"Les données d'inflation britanniques de ce (mercredi) matin seront clairement une très bonne nouvelle pour la Banque d'Angleterre dans sa lutte contre les pressions élevées sur les prix", indique Matthew Ryan, analyste chez Ebury

Bien qu'elle reste très au-dessus de la cible de 2% visée par la BoE, l'inflation britannique est largement redescendue de son pic d'octobre 2022, où elle dépassait 11%, un plus haut en 41 ans, à cause d'une flambée des prix de l'énergie provoqués par la reprise post-Covid puis l'invasion russe de l'Ukraine.

La semaine dernière, la BoE a maintenu son taux directeur inchangé, à 5,25%.

Le marché anticipe désormais une première réduction de 25 points de base du taux directeur lors de sa réunion de mai, "avec de bonnes chances de commencer les réductions en mars", ajoute Matthew Ryan.

Des taux d'intérêt plus bas rendent la monnaie britannique moins rémunératrice pour les investisseurs.

Cours de mercredi  Cours de mardi

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20H10 GMT  22H00 GMT

EUR/USD    1,0959     1,0981

EUR/JPY    157,58     157,95

EUR/CHF    0,9440     0,9453

EUR/GBP    0,8652     0,8624

USD/JPY    143,79     143,84

USD/CHF    0,8614     0,8609

GBP/USD    1,2666     1,2732


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.