Soudan: Avec la guerre qui s'étend, des milliers de personnes jetées sur les routes à nouveau

Des soldats de l'armée soudanaise patrouillent à Gedaref, dans l'est du Soudan, le 18 décembre 2023. (AFP)
Des soldats de l'armée soudanaise patrouillent à Gedaref, dans l'est du Soudan, le 18 décembre 2023. (AFP)
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Publié le Vendredi 22 décembre 2023

Soudan: Avec la guerre qui s'étend, des milliers de personnes jetées sur les routes à nouveau

  • L'Etat d'al-Jazira, jusqu'à récemment épargné par les violences, était devenu un sanctuaire pour un demi-million de personnes avec Wad Madani, son chef-lieu, faisant office d'«hub humanitaire»
  • Le conflit a déplacé plus de six millions de personnes et a fait 12 000 morts d'après l'ONU, un chiffre sûrement très sous-estimé tant des pans entiers du pays sont coupés du monde

WAD MADANI: Mohammed Ibrahim venait juste de prendre ses marques à Wad Madani, où il avait trouvé refuge après avoir abandonné son logement et ses biens à Khartoum ravagée par la guerre, quand les combats l'ont forcé à tout quitter une seconde fois.

Comme M. Ibrahim et ses proches, des milliers de familles ayant fui les combats meurtriers qui opposent depuis huit mois l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) à Khartoum, avaient trouvé refuge à Wad Madani (centre-est), ville située à 180 kilomètres au sud de la capitale du Soudan.

L'Etat d'al-Jazira, jusqu'à récemment épargné par les violences, était devenu un sanctuaire pour un demi-million de personnes avec Wad Madani, son chef-lieu, faisant office d'"hub humanitaire", selon l'ONU.

Mais depuis peu, les paramilitaires, qui contrôlent la majorité de la capitale, ont avancé le long de l'autoroute qui relie la capitale à Wad Madani, prenant village après village.

Le 15 décembre, ils ont attaqué la ville et M. Ibrahim et les siens ont dû à nouveau prendre la fuite.

Mardi, après quatre jours de combats intenses dans le chef-lieu d'al-Jazira, environ 300 000 personnes avaient déjà fui l'Etat, pour beaucoup "à pied, dans la panique", rapporte l'ONU.

Dans le pays en guerre depuis le 15 avril, où s'opposent les forces du chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane et celles de son adjoint devenu rival et patron des FSR, Mohamed Hamdan Daglo, beaucoup ne savaient pas où aller.

M. Ibrahim et sa famille ont, eux, choisi la ville de Sennar, à 100 kilomètres au sud de Wad Madani, mais ils ne trouvent pas de logements: "Exactement comme les premiers jours à Wad Madani", raconte-t-il à l'AFP, l'air désolé.

Fuite à pied 

D'autres, comme Abdelrahim Imam, 44 ans, ont trouvé refuge à al-Faw, à 75 kilomètres de Wad Madani.

Sa famille et lui logent "chez un ami", dit-il à l'AFP, plusieurs mois après avoir abandonné sa maison à Khartoum.

Le conflit a déplacé plus de six millions de personnes et a fait 12.000 morts d'après l'ONU, un chiffre sûrement très sous-estimé tant des pans entiers du pays sont coupés du monde.

C'est avec amertume que ceux qui avaient tenté de s'installer à Wad Madani ont vu la ville basculer cette semaine dans le chaos.

Alors que les deux forces s'affrontaient et que des avions de combat survolaient la ville, les familles paniquées ont tenté de protéger les femmes et les jeunes filles des violences sexuelles.

Depuis le début de la guerre, les deux camps rivaux s'accusent mutuellement de s'en prendre aux civils.

Au fur et à mesure que les paramilitaires pénétraient plus en avant, la ville s'est vidée de ses moyens de transports.

Omar Hussein, 65 ans, a dû marcher dix kilomètres avant de trouver un moyen de transport pour lui et sa famille.

Le nombre de déplacés dépasse 7 millions (ONU)

Les combats qui font rage depuis avril au Soudan entre l'armée et les paramilitaires ont désormais déplacé 7,1 millions de personnes, a indiqué jeudi un porte-parole de l'ONU, décrivant "la crise de déplacement la plus importante au monde".

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), jusqu'à 300.000 personnes ont fui Wad Madani à l'approche des combats.

"Ces nouveaux mouvements portent la population de déplacés à 7,1 millions", dont 1,5 million se sont réfugiés dans les pays voisins, a précisé Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU.

Selon l'Unicef, au moins 150.000 enfants ont été forcés de fuir leur domicile dans l'Etat d'al-Jazira "en moins d'une semaine".

Libération

"On essaye juste de se rendre à Gedaref", 240 kilomètres plus à l'est, explique-t-il à l'AFP. "On y a de la famille chez qui on va pouvoir rester".

A Gedaref comme à Sennar, "la situation humanitaire est désastreuse", affirme William Spindler de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), mettant en garde contre l'"aggravation de la crise des déplacements forcés".

Avec 70% des hôpitaux hors service dans les zones de combats et l'afflux de déplacés qui submerge les régions épargnées, l'ONU s'alarme d'un "système de santé déjà à la limite de ses capacités".

Les Nations unies ont notamment alerté mercredi sur les violations généralisées des droits humains lors des combats près de la ville de Wad Madani.

En outre, le Programme alimentaire mondial (PAM) a été contraint de suspendre temporairement l'aide alimentaire dans certaines parties de l'Etat d'al-Jazira, ce "lieu de refuge" étant devenu "un champ de bataille".

Au Soudan, environ 18 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire aiguë, selon le PAM.

Mardi, le général Daglo s'est félicité de la "libération" de Wad Madani "des vestiges de l'ancien régime", à l'occasion du cinquième anniversaire de "la glorieuse révolution de décembre" 2018.

Il y a cinq ans, avait lieu la première d'une série de manifestations massives qui ont mis un terme en avril 2019 aux trente ans de dictature d'Omar el-Béchir.

La fragile transition démocratique qui a suivi a déraillé en 2021, quand les généraux Daglo et Burhane ont organisé un coup d'Etat pour éjecter les civils du pouvoir avant de retourner leurs armes l'un contre l'autre.

Mais, assure l'ambassadeur américain au Soudan, John Godfrey, dans un communiqué mardi, "le conflit n'a pas diminué les aspirations à rétablir la transition démocratique du Soudan vers un gouvernement civil".


France–Arabie saoudite : un siècle de relations diplomatiques, un partenariat stratégique tourné vers l’avenir

L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Patrick Maisonnave, s'exprime lors de la réception organisée à Riyad à l'occasion du 14 Juillet. (Photo fournie)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Patrick Maisonnave, s'exprime lors de la réception organisée à Riyad à l'occasion du 14 Juillet. (Photo fournie)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Patrick Maisonnave, rencontre le prince Turki Al-Faisal. (Photo fournie)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Patrick Maisonnave, rencontre le prince Turki Al-Faisal. (Photo fournie)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Patrick Maisonnave, rencontre le maire de Riyad, le prince Faisal ben Abdelaziz ben Ayyaf. (Photo fournie)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Patrick Maisonnave, rencontre le maire de Riyad, le prince Faisal ben Abdelaziz ben Ayyaf. (Photo fournie)
La réception a réuni des membres du corps diplomatique accrédité auprès du Royaume, ainsi que des représentants des communautés française et saoudienne. (Photo fournie)
La réception a réuni des membres du corps diplomatique accrédité auprès du Royaume, ainsi que des représentants des communautés française et saoudienne. (Photo fournie)
La réception a réuni des membres du corps diplomatique accrédité auprès du Royaume, ainsi que des représentants des communautés française et saoudienne. (Photo fournie)
La réception a réuni des membres du corps diplomatique accrédité auprès du Royaume, ainsi que des représentants des communautés française et saoudienne. (Photo fournie)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Patrick Maisonnave, et le maire de Riyad, le prince Faisal ben Abdelaziz ben Ayyaf, coupent un gâteau à l'occasion du 14 Juillet. (Photo fournie)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Patrick Maisonnave, et le maire de Riyad, le prince Faisal ben Abdelaziz ben Ayyaf, coupent un gâteau à l'occasion du 14 Juillet. (Photo fournie)
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  • Le centenaire des relations diplomatiques entre la France et l'Arabie saoudite marque une nouvelle étape dans le renforcement d'un partenariat stratégique couvrant des domaines variés, de la culture à l'intelligence artificielle
  • Paris et Riyad affichent des convergences sur plusieurs enjeux régionaux majeurs, notamment la sécurité, la stabilité du Golfe et la recherche de solutions diplomatiques

RIYAD : À l'occasion de la fête nationale française du 14 juillet, l'ambassadeur de France en Arabie saoudite, Patrick Maisonnave, a souligné la solidité et la dynamique des relations entre Paris et Riyad lors d'un entretien avec Arab News en français, alors que les deux pays célèbrent en 2026 le centenaire de leurs relations diplomatiques.

Il rappelle que cette année marque le centenaire de la reconnaissance par la France de la souveraineté du roi Abdelaziz sur les territoires du Nejd et du Hedjaz. Un anniversaire qui illustre, à ses yeux, une relation « ancienne, solide et tournée vers l'avenir », portée aujourd'hui par un dialogue politique régulier entre le président Emmanuel Macron et le prince héritier Mohammed ben Salmane.

L'ambassadeur estime que la visite d'État du président français en Arabie saoudite, en décembre 2024, a constitué une étape majeure dans la consolidation du partenariat stratégique global entre les deux pays. Il souligne que les prochaines échéances politiques devraient permettre de donner davantage de contenu et d'ambition à cette relation.

Patrick Maisonnave met également en avant l'élargissement des domaines de coopération bilatérale, qui couvrent désormais l'ensemble des priorités de la Vision 2030. Culture, patrimoine, tourisme, énergie, transports, défense, santé, intelligence artificielle, technologies, éducation ou encore développement urbain figurent parmi les principaux secteurs de collaboration.

Le projet d'AlUla demeure, selon lui, « l'exemple le plus emblématique » de cette dynamique. L'initiative associe préservation du patrimoine, développement touristique durable, archéologie, architecture, muséographie et formation de talents, illustrant l'ambition commune des deux pays.

L'ambassadeur cite également la culture comme l'un des piliers de la relation franco-saoudienne, évoquant notamment le lancement de « La Fabrique », présentée comme un incubateur de projets culturels franco-saoudiens. Il met aussi en avant l'essor de nouvelles coopérations dans les secteurs du numérique et du divertissement, notamment autour de l'e-sport.

À ce titre, il voit dans le choix de Paris par les autorités saoudiennes pour accueillir cet été la Coupe du monde d'e-sport « un acte de confiance envers la France », qui témoigne, selon lui, d'un partenariat s'étendant désormais « aux nouvelles industries du sport, du divertissement, du numérique et de l'innovation ».

Sur le plan régional, Patrick Maisonnave décrit la France comme un partenaire « présent, fiable et constant » des pays du Golfe. Il rappelle l'engagement français en faveur de la sécurité régionale, de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz et de la désescalade.

L'ambassadeur souligne enfin les convergences entre Paris et Riyad sur plusieurs dossiers majeurs, notamment la sécurité du Golfe, la mise en œuvre de la solution à deux États au Proche-Orient, le soutien à l'intégrité territoriale du Liban et les efforts de stabilisation de la Syrie.

Selon lui, ces priorités communes traduisent la volonté des deux pays de privilégier la diplomatie, le respect du droit international et la recherche de solutions politiques au service de la stabilité régionale.

Ces convergences illustrent, selon lui, la portée du partenariat stratégique entre la France et l'Arabie saoudite. « Tous nos efforts vont dans le même sens : la stabilité régionale doit passer par la diplomatie, le respect du droit international et la recherche de solutions politiques », affirme-t-il.

Une approche qui résume, selon lui, l'esprit du partenariat franco-saoudien : « une relation bilatérale forte et une coopération de tous les instants au service de la stabilité régionale ».


Israël: les élections législatives se tiendront le 27 octobre

Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu. (AFP)
Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu. (AFP)
  • Ce scrutin sera le premier organisé depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza et a ouvert d'autres fronts pour Israël dans la région
  • Benjamin Netanyahu, le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire d'Israël, a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat

JERUSALEM: Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La Knesset, nom du Parlement israélien, doit achever son mandat le 17 juillet, permettant à la coalition au pouvoir d'aller jusqu'au bout de ses quatre ans, pour la première fois depuis plusieurs décennies.

Dans un communiqué, la conseillère juridique de Parlement, Sagit Afik, a indiqué que la législature actuelle était appelée à aller jusqu'au terme de son mandat, et que par conséquent "les élections étaient (...) fixées par la loi au 27 octobre, sans qu'il soit envisagé d'écourter le mandat de la Knesset".

Ce scrutin sera le premier organisé depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza et a ouvert d'autres fronts pour Israël dans la région.

Benjamin Netanyahu, le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire d'Israël, a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat.

Empêtré dans un procès pour corruption, le dirigeant de 76 ans a affirmé vouloir gagner cette élection, qui pourrait constituer le scrutin le plus déterminant de sa carrière politique.

Ces derniers jours, son gouvernement, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, s'est employé à faire adopter une série de projets de loi afin de consolider sa majorité et d'aborder les élections en position de force.

Les derniers sondages montrent toutefois qu'une majorité d'Israéliens souhaitent le départ de M. Netanyahu. L'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot apparaît désormais comme son principal rival.

La colère suscitée par les défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7-Octobre reste vive et continue de peser sur la popularité de Benjamin Netanyahu.

Popularité en baisse 

L'opinion publique lui reproche aussi de ne pas avoir tenu ses promesses de "victoire totale" sur le Hamas et le Hezbollah libanais pro-iranien et d'avoir été écarté des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le protocole d'accord conclu ayant été jugé par beaucoup défavorable aux intérêts israéliens.

Un récent sondage de l'Université hébraïque de Jérusalem a révélé que plus de 92% des Israéliens estiment que l'Iran a remporté la guerre au Moyen-Orient, tandis que le soutien à M. Netanyahu comme Premier ministre a chuté de 40,5% début mars à 29,4% en juin.

Le mois dernier, le dirigeant israélien a déclaré qu'il souhaitait "établir un large gouvernement national".

En cherchant à tendre la main au-delà de son camp, il semble vouloir recentrer son discours électoral sur l'unité nationale plutôt que sur l'appartenance idéologique.

Le débat public est aussi profondément marqué par la question du service militaire obligatoire pour les hommes juifs ultra-orthodoxes.

Les principaux alliés de M. Netanyahu issus des partis ultra-orthodoxes ont à plusieurs reprises menacé de faire tomber le gouvernement si les étudiants en yechiva (centre d'études des textes rabbiniques) n'étaient pas exemptés de l'obligation de servir dans l'armée.

A l'inverse, l'armée israélienne et une grande partie de l'opinion publique estiment qu'un enrôlement plus large est nécessaire, après des années de guerres alors que les réservistes enchaînent les périodes sous les drapeaux.

Parmi les autres sujets susceptibles de peser sur la campagne figurent les réformes judiciaires controversées lancées par M. Netanyahu avant le déclenchement de la guerre à Gaza, son procès pour corruption en cours ainsi que les incertitudes concernant la gouvernance de la bande de Gaza, près d'un an après l'entrée en vigueur d'une trêve précaire.


L'Iran revendique de nouvelles frappes contre Oman, le Koweït et Bahreïn 

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation. (AFP)
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  • "Outre le ciblage des installations et infrastructures de l'armée américaine à Juffair à Bahreïn, où des incendies font rage, la marine des Gardiens a ciblé et détruit" des radars dont l'un de détection des navires à Oman
  • L'armée jordanienne a annoncé lundi avoir abattu quatre missiles iraniens au-dessus du pays, que Téhéran a dit viser en représailles à des frappes américaines

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation.

"Outre le ciblage des installations et infrastructures de l'armée américaine à Juffair à Bahreïn, où des incendies font rage, la marine des Gardiens a ciblé et détruit" des radars dont l'un de détection des navires à Oman, a indiqué le texte publié sur Sepah News.

Les Gardiens disent aussi avoir frappé deux bases aériennes au Koweït