Soudan: L'ONU dénonce des violations des droits humains près d'une plateforme humanitaire

Les Nations unies ont mis en garde mercredi contre des violations généralisées des droits humains lors de combats près de la ville soudanaise de Wad Madani (Photo, AFP).
Les Nations unies ont mis en garde mercredi contre des violations généralisées des droits humains lors de combats près de la ville soudanaise de Wad Madani (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 21 décembre 2023

Soudan: L'ONU dénonce des violations des droits humains près d'une plateforme humanitaire

  • Les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) ont établi une base dimanche près de Wad Madani
  • Selon l'ONU, la population de la ville avait atteint 700.000 habitants après que plus de 500.000 personnes s'y soient réfugiées

GENEVE: Les Nations unies ont mis en garde mercredi contre des violations généralisées des droits humains lors de combats près de la ville soudanaise de Wad Madani, une plateforme humanitaire, où des dizaines de personnes auraient été tuées.

Les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) ont établi une base dimanche près de Wad Madani. Leur offensive a poussé des milliers de personnes, dont beaucoup de déplacés, à fuir la deuxième ville du Soudan.

"Je suis très inquiet par les informations récurrentes faisant état d'abus généralisés et de violations des droits de l'homme ces derniers jours lors de combats entre les forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide à Wad Madani", a déclaré dans un communiqué le chef des droits de l'homme de l'ONU Volker Turk.

Wad Madani, qui sert de plaque-tournante pour l'aide humanitaire, avait jusqu'à il y a quelques jours été épargnée par la guerre qui a éclaté en avril entre le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, et son second, le général Mohamed Hamdane Daglo, patron des très redoutés FSR.

Selon le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha), la population de la ville avait atteint 700.000 habitants après que plus de 500.000 personnes s'y soient réfugiées, dont 270.000 ont besoin d'une aide humanitaire.

"Des informations indiquent que des dizaines de civils, y compris du personnel médical, ont été tuées et de nombreux autres blessés à Wad Madani entre le 15 et le 19 décembre", a ajouté le responsable onusien.

"Certaines de ses attaques auraient été motivées par des considérations ethniques", selon lui.

Il a également fait état de mutilations et de pillages ainsi que d'une attaque contre un hôpital.

Des dizaines de personnes auraient aussi été arrêtées par les deux camps, dont certaines sur la base de leur appartenance ethnique ou tribale", a ajouté M. Turk.

"Une fois de plus, j'exhorte les forces armées soudanaises et les FSR à respecter le droit humanitaire international et les droits de l'homme", a-t-il poursuivi.

Il a insisté sur le fait que les deux parties "doivent protéger les civils et leurs biens".

Les deux parties en conflit "doivent "également protéger les travailleurs humanitaires et les défenseurs des droits de l'homme, dont le travail est particulièrement important dans ces circonstances critiques et veiller à ce que les civils aient accès à l'aide humanitaire dont ils ont tant besoin", a-t-il relevé.

Il s'est aussi inquiété de la situation humanitaire "désastreuse" dans l'Etat d'Al-Jezira, qui accueille près d'un demi-million de déplacés.


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.