Guerre à Gaza: Le gouvernement Hamas annonce un nouveau bilan de 20258 morts

Des Palestiniens blessés lors des bombardements israéliens sur la bande de Gaza sont transportés à l'hôpital de Deir Al-Balah, dans la bande de Gaza, le mardi 19 décembre 2023 (Photo, AP).
Des Palestiniens blessés lors des bombardements israéliens sur la bande de Gaza sont transportés à l'hôpital de Deir Al-Balah, dans la bande de Gaza, le mardi 19 décembre 2023 (Photo, AP).
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Publié le Dimanche 24 décembre 2023

Guerre à Gaza: Le gouvernement Hamas annonce un nouveau bilan de 20258 morts

  • Ce bilan comprend 201 personnes tuées durant les dernières 24 heures
  • Des images de l'AFPTV montrent un corps sous les décombres dans les rues de Jabaliya et des destructions massives dans différents endroits de la ville

GAZA: Le gouvernement du Hamas palestinien a annoncé samedi que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza avaient fait 20.258 morts depuis le début de la guerre le 7 octobre.

Ce bilan comprend 201 personnes tuées durant les dernières 24 heures, a précisé le ministère, qui a également fait état de plus de 53.000 blessés.

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé samedi que des dizaines de Palestiniens avaient été tués, dont certains "exécutés" cette semaine en pleine rue lors d'une opération terrestre de l'armée israélienne dans la région de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.

"L'occupation a commis plusieurs massacres atroces entraînant la mort de dizaines de martyrs dans le camp de Jabaliya, dans la zone de Tal Al-Zaatar et dans la ville de Jabaliya. Ils ont également exécuté des dizaines de citoyens dans les rues", a affirmé le porte-parole du ministère de la Santé du Hamas, Ashraf al-Qidreh.

"L'étendue de la dévastation ayant frappé la zone de Tal Al-Zaatar et les écoles du camp de Jabaliya, qui abritaient des dizaines de milliers de personnes déplacées, est énorme et bouleversante. Des dizaines de martyrs ont été récupérés. L'occupation (Israël, NDLR) a exécuté un nombre d'entre eux devant leurs familles", a affirmé le gouvernement du Hamas dans un communiqué.

Sollicité par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas spécifiquement répondu aux accusations d'exécutions perpétrées par ses soldats.

Elle a néanmoins assuré que ses frappes "contre des cibles militaires se conforment aux dispositions du droit international" et sont menées après "une évaluation que les dommages accidentels attendus sur les civils et les biens civils ne soient pas excessifs par rapport à l'avantage militaire attendu de l'attaque".

Corps sous les décombres 

Des images de l'AFPTV montrent un corps sous les décombres dans les rues de Jabaliya et des destructions massives dans différents endroits de la ville.

Selon des vidéos diffusées par des médias locaux, que l'AFP n'a pas été en mesure de vérifier, on aperçoit des corps en décomposition laissés dans les rues de Jabaliya.

Toujours sous les bombes, Gaza espère un accroissement de l'aide humanitaire

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exigé vendredi l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza "à grande échelle".

La résolution, qui n'appelle pas à un cessez-le-feu immédiat dont ne voulaient pas les Américains, demande de "créer les conditions d'une cessation durable des hostilités".

Le "vrai problème" pour l'acheminement de l'aide est "la façon dont Israël conduit son offensive", a accusé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

 

 

A Beit Lahia (nord), la défense civile a indiqué avoir retrouvé samedi "des dizaines de corps en décomposition". "La plupart des corps que nous avons récupérés à Beit Lahia ont été exécutés dans la rue puis dépecés par des chiens", a-t-elle assuré.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme avait réclamé mercredi à Israël l'ouverture d'une enquête sur "la possible commission d'un crime de guerre" par ses forces après des "informations inquiétantes" concernant la mort de "11 hommes palestiniens non armés" à Gaza-ville.

Israël a affirmé que ces accusations étaient "sans fondement et dépourvues de vérité".

Plus de 20.000 personnes --majoritairement des femmes, enfants et adolescents-- sont mortes à Gaza depuis le début de l'offensive de l'armée israélienne, selon le Hamas.

La guerre a été lancée en représailles à l'attaque sans précédent menée le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien, ayant fait environ 1.140 morts sur le sol israélien, en majorité des civils, selon les autorités.

Plus de 200 morts en 24h selon le Hamas

Plus de 200 Palestiniens ont été tués ces dernières 24 heures dans les bombardements incessants et les opérations au sol israéliens dans la bande de Gaza, a indiqué le Hamas.

Près de trois mois après le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien, ce dernier a annoncé la découverte de corps de dizaines de Palestiniens tués, dont certains "exécutés" selon lui lors d'une opération terrestre israélienne à Jabaliya dans le nord de la bande de Gaza.

L'armée israélienne a annoncé la mort de cinq soldats, quatre vendredi et un samedi, lors des combats avec le Hamas à Gaza, ce qui porte à 144 le nombre de militaires morts depuis le début de l'offensive terrestre israélienne dans ce territoire le 27 octobre.


Pentagone: Le Koweït a abattu «par erreur» des avions de combat américains

Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
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  • Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne"
  • Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué

KOWEIT: Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.

L'Iran mène des frappes contre les riches Etats du Golfe depuis samedi, en riposte à la mort de l'ayatollah Ali Khamenei tué dans une attaque israélo-américaine.

Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne", a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom.

Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué.

Les autorités koweïtiennes avaient plus tôt indiqué avoir "immédiatement lancé", après le crash, "les opérations de recherche et de sauvetage, et procédé à l'évacuation des équipages et à leur transfert vers l'hôpital".

Le Koweït a indiqué avoir intercepté des drones visant son territoire, où l'armée iranienne a affirmé avoir ciblé la base aérienne américaine d'Ali Al-Salem.

"Menace persistante" 

Du côté de l'ambassade américaine, une épaisse fumée noire s'est élevée en matinée, a rapporté un journaliste de l'AFP.

L'ambassade n'a pas dit si son bâtiment avait été touché, mais elle a publié un communiqué appelant à "ne pas venir à l'ambassade", en faisant état de "menace persistante d'attaques de missiles et de drones".

Le personnel de l'ambassade est "confiné sur place", a-t-elle ajouté.

De la fumée s'élevant au-dessus d'une centrale électrique dans le nord du pays a également été observée par trois témoins.

La compagnie pétrolière nationale, Kuwait National Petroleum Company, a indiqué que des débris étaient tombés sur la raffinerie de Mina Al-Ahmadi, l'une des plus importantes du pays, blessant deux travailleurs, sans toutefois perturber les opérations.

Dana Abbas, une résidente de Koweït City et ingénieure, s'est dit inquiète face à cette escalade, en affirmant à l'AFP s'être précipitée pour fait le plein de sa voiture et constituer des stocks de produits de première nécessité.

Six personnes ont été tuées dans le Golfe depuis samedi, toutes de nationalités étrangères : une au Koweit, trois aux Emirats, une à Bahreïn et une au large d'Oman, dans l'attaque d'un pétrolier.

Dimanche, les Emirats arabes unis ont annoncé que des débris avaient touché, lors de leur chute, la façade des Etihad Towers, qui abritent des ambassades diplomatiques, dont celle d'Israël, blessant légèrement une femme et un enfant.

Lundi matin, de nouvelles explosions ont été entendues à Dubaï, Abou Dhabi, Doha et Manama.

Les frappes iraniennes, qui ont visé des bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles, notamment des immeubles d'habitation, des hôtels, des aéroports et des ports maritimes, ont ébranlé une région longtemps considérée comme un havre de paix et de sécurité au Moyen-Orient.

 

 


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Ras Tanura: Incendie limité maîtrisé grâce à des débris de drones interceptés

Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
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  • Aucun blessé ni impact sur les approvisionnements n'ont été signalés après l'incendie limité à la raffinerie de Ras Tanura, selon une source officielle du ministère de l'Énergie
  • Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux

RIYAD: Une source officielle du ministère saoudien de l'énergie a déclaré qu'à 7h04 lundi, la raffinerie de pétrole de Ras Tanura a subi des dommages limités en raison de débris provenant de l'interception de deux drones dans son voisinage.

L'incident a provoqué un incendie limité, qui a été immédiatement maîtrisé par les équipes d'intervention d'urgence. Aucun blessé ni mort n'est à déplorer.

Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux.