Un chef des Gardiens de la révolution iraniens tué dans une frappe israélienne en Syrie

Razi Moussavi (à gauche), conseiller principal du Corps des Gardiens de la révolution islamique iranien, est assis dans un lieu tenu secret aux côtés du commandant assassiné de la force Qods du CGRI, Qasem Soleimani (Photo, AFP).
Razi Moussavi (à gauche), conseiller principal du Corps des Gardiens de la révolution islamique iranien, est assis dans un lieu tenu secret aux côtés du commandant assassiné de la force Qods du CGRI, Qasem Soleimani (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 27 décembre 2023

Un chef des Gardiens de la révolution iraniens tué dans une frappe israélienne en Syrie

  • Le général de brigade Razi Moussavi a été visé par «trois missiles» israéliens selon Téhéran
  • «Trois autres combattants pro-iraniens, un Syrien et deux étrangers, ont également été tués dans cette frappe», a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme

BEYROUTH: Une frappe israélienne ayant tué lundi en Syrie un important commandant des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, a fait trois autres morts, des combattants pro-iraniens, a indiqué une ONG mardi.

Le général de brigade Razi Moussavi a été visé par "trois missiles" israéliens selon Téhéran, alors qu'il se trouvait dans le quartier de Sayeda Zeinab, au sud de Damas, où sont fortement implantées les milices pro-iraniennes qui soutiennent le régime du président Bachar al-Assad.

"Trois autres combattants pro-iraniens, un Syrien et deux étrangers, ont également été tués dans cette frappe", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé au Royaume-Uni et qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

L'ONG a par ailleurs déclaré que "des missiles sol-sol israéliens" avaient visé mardi "deux positions appartenant à des combattants pro-iraniens près du Golan syrien occupé par Israël", sans faire état de victimes.

Selon la même source, les groupes pro-iraniens dans cette région sont en état d'alerte depuis la mort de Razi Moussavi.

Le responsable iranien a été présenté par Téhéran comme "l'un des conseillers les plus expérimentés" de la Force Qods, la branche des opérations étrangères et l'unité d'élite des Gardiens de la Révolution.

Ces dernières ont accusé Israël et promis de venger sa mort. Le président iranien Ebrahim Raïssi a également accusé Israël.

Le général Moussavi était selon les Gardiens "le responsable logistique de l'axe de la résistance" en Syrie, qui regroupe, outre le pouvoir de Damas, l'ensemble des mouvements anti-israéliens de la région.

Mardi, des habitants de Sayeda Zeinab ont indiqué que des combattants pro-iraniens étaient sur le qui-vive dans le secteur, où sont notamment présents des membres du Hezbollah libanais.

Ce dernier a affirmé dans un communiqué lundi soir considérer cet "assassinat comme une attaque flagrante qui dépasse toutes les lignes".

Razi Moussavi est le commandant le plus important de la Force Qods à être tué hors d'Iran depuis le général Qassem Soleimani, alors chef de cette force et figure clé de la République islamique au Moyen-Orient, tué dans un raid américain en Irak le 3 janvier 2020.

L'Iran et le Hezbollah aident militairement le régime syrien depuis le début du conflit en Syrie en 2011.

Israël a mené des centaines de frappes aériennes contre la Syrie depuis 2011, ciblant principalement des milices soutenues par l'Iran, le Hezbollah et l'armée syrienne.

Il commente rarement ses opérations en Syrie mais dit vouloir empêcher l'Iran de s'implanter à ses portes.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.