L'Arabie saoudite ouvre la voie à une industrie du théâtre florissante

Les lauréats du festival de théâtre de Riyad avec les responsables (Photo, AN/Hebshi Alshammari).
Les lauréats du festival de théâtre de Riyad avec les responsables (Photo, AN/Hebshi Alshammari).
Un large public a assisté aux événements, activités et représentations théâtrales du Festival de théâtre de Riyad (Photo, AN/Hebshi Alshammari).
Un large public a assisté aux événements, activités et représentations théâtrales du Festival de théâtre de Riyad (Photo, AN/Hebshi Alshammari).
Le festival de théâtre de Riyad a accueilli dix représentations théâtrales qui ont concouru pour les onze prix décernés à cette occasion (Photo, AN/Hebshi Alshammari).
Le festival de théâtre de Riyad a accueilli dix représentations théâtrales qui ont concouru pour les onze prix décernés à cette occasion (Photo, AN/Hebshi Alshammari).
Short Url
Publié le Mardi 26 décembre 2023

L'Arabie saoudite ouvre la voie à une industrie du théâtre florissante

  • Le festival de Riyad est un nouveau « point de départ » pour les productions locales, selon un responsable de la Commission du théâtre et des arts du spectacle
  • Vingt pièces de théâtre dans huit villes sur 100 soirées montrent une augmentation de l'intérêt du public

RIYAD: L'Arabie saoudite jette les bases d'une industrie florissante des arts du spectacle, selon un responsable local, alors que le festival de théâtre de Riyad s'est achevé cette semaine par une cérémonie de remise des prix qui a récompensé les talents locaux.

Le festival, organisé par la Commission du théâtre et des arts du spectacle d'Arabie saoudite, était le point culminant d'une tournée au cours de laquelle 20 pièces de théâtre ont été jouées devant des publics locaux dans tout le pays.

« Le premier festival de théâtre de Riyad constituera un nouveau point de départ pour le théâtre saoudien », a déclaré Sultan al-Bazei, directeur général de la Commission du théâtre et des arts du spectacle.

« Présenter 20 pièces dans huit villes pendant plus de 100 nuits signifie qu'il y a un intérêt de la part du public et une activité de la part des équipes théâtrales pour produire des œuvres plus proches du public... et c'est l'un des principaux objectifs de la stratégie de la commission du théâtre », a affirmé M. Al-Bazei à Arab News.

« L'avenir du théâtre saoudien sera prospère et brillant dans un futur proche », a-t-il indiqué.

M. Al-Bazei a affirmé qu'un soutien plus important est désormais apporté aux groupes: « Nous avons maintenant la possibilité d'accorder aux troupes de théâtre une licence de travail, ce qui signifie que les troupes de théâtre pourront effectuer leur travail normalement, sans obstacles et sans avoir besoin de patronage pour encadrer leurs activités... Cela permet à la commission de leur apporter plus facilement un soutien dans tous les domaines. »

Concernant l'importance du théâtre en tant que plateforme pour l'art et la créativité, à la lumière de la scène culturelle florissante de l’Arabie saoudite, il a ajouté: « Le mouvement théâtral conduit les arts comme un laboratoire pour développer les capacités et les talents, en plus de créer des stars dans le domaine de l'art dramatique. »

Il a indiqué que la commission organisait régulièrement des cours de formation au fil des ans afin de développer les talents dans tous les domaines de la production artistique.

« Je m'attends à une augmentation de la production et à une amélioration de la qualité des spectacles lorsque les activités de l'Académie du théâtre commenceront, ce qui est prévu pour le début de l'année prochaine », a estimé M. Al-Bazei.

Lors de la remise des prix à Riyad, la pièce de théâtre Sea (« Mer ») de la troupe de l’Association culturelle et artistique d'Al-Ahsa a remporté quatre des onze prix du festival, dont celui de la meilleure pièce de théâtre et du meilleur spectacle intégré.

Pour la pièce Sea, le prix de la meilleure musique a été décerné à Issa al-Rasheed, Amr al-Khamis et Ahmed al-Muwaijd. Shehab al-Shehab a remporté le prix du meilleur acteur et Sultan al-Noah celui du meilleur réalisateur.

Houria Ashour a remporté le prix des meilleurs costumes pour la pièce Beginnings of Abandonment (« Les débuts de l'abandon » ) du Close Media Ensemble ; Abdellah Dawari a remporté le prix du meilleur éclairage pour Light (« Lumière ») de la Troupe de Théâtre du Taif; Abdallah Balais a remporté le prix du meilleur scénario pour Slap (« Gifle ») du Kalos Ensemble ; Badr al-Hamidi a reçu le prix du meilleur décor pour Slap ; Khaled al-Ruwaiei a reçu le prix de la scénographie pour The Last Shadow («La dernière ombre ») de la troupe du Théâtre national; et Adhwa Fahad a remporté le prix de la meilleure actrice pour son interprétation dans The Forbidden («L'interdit ») de la troupe First Leap Club.

Le secteur du théâtre a connu une croissance significative depuis le lancement de la Vision 2030 du Royaume, la mise en place de la commission et la création du Théâtre national.

Selon un rapport récent du ministère de la Culture, 427 pièces de théâtre de tous types ont été jouées dans tout le pays en 2022.

« L'importance du théâtre découle du célèbre dicton: “Donnez-moi du pain et un théâtre et je vous donnerai un grand peuple.” En effet, le théâtre est un miroir qui reflète les caractéristiques de la société », affirme le critique littéraire Ahmed Ismail à Arab News.

« Le théâtre contribue à former la conscience et la pensée de ses membres en dessinant des personnages humains et des modèles qui leur ressemblent, et en leur offrant des mondes psychologiques semblables au leur », explique-t-il.

M. Ismail, qui est membre du comité de rédaction du magazine Popular Arts publié par l'Organisation générale du livre égyptien, ajoute: « Le théâtre renforce la communication humaine entre les acteurs et le public grâce à une expérience artistique unique qui ne peut être obtenue en regardant la pièce à la télévision ou sur l'internet. »

« En outre, le théâtre éveille l'esprit critique de l'individu et l'incite à voir les choses sous un angle différent en présentant les problèmes sociaux et moraux auxquels sont confrontés les héros de la pièce », précise-t-il.

« Dans le même contexte, le théâtre soulève des questions sociétales importantes de manière objective et y apporte des solutions, ce qui contribue à améliorer la société. Il favorise également le dialogue entre les différents groupes de la société et contribue à apporter des changements positifs. », affirme M. Ismail.

Pour lui, « le théâtre est un phénomène culturel indépendant des autorités et des gouvernements, qui joue un rôle important dans la critique de la société et la présentation de ses problèmes. Il permet également d'écouter des opinions diverses ».

Les activités du festival se sont déroulées à l'université de la Princesse Noura de Riyad, avec des séminaires, des séances de lecture critique et un atelier sur l'écriture de scénarios.

Le festival a rendu hommage au regretté dramaturge saoudien Mohammed al-Othaim, en organisant une exposition consacrée à son œuvre.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Short Url
  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Short Url
  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

--
« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.