Décès du chef de la communauté juive déclinante du Liban

Une inscription en hébreu est visible à l'entrée de la synagogue Magen Abraham, à Beyrouth, la capitale libanaise (Photo par Joseph EID / AFP).
Une inscription en hébreu est visible à l'entrée de la synagogue Magen Abraham, à Beyrouth, la capitale libanaise (Photo par Joseph EID / AFP).
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Publié le Mercredi 27 décembre 2023

Décès du chef de la communauté juive déclinante du Liban

  • Isaac Arazi, 80 ans, occupait le poste de président du Conseil communal juif au Liban
  • La communauté juive, dont la religion est reconnue comme l'une des 18 confessions au Liban, s'est réduite au fil des ans

BEYROUTH: Le chef de la communauté juive au Liban, qui ne compte plus qu'une trentaine de personnes, Isaac Arazi, est décédé, a-t-on appris mercredi auprès de sa famille et de l'avocat de la communauté.

Isaac Arazi, 80 ans, occupait le poste de président du Conseil communal juif au Liban.

"Il est décédé mardi et a été inhumé le jour même" dans le cimetière juif de Beyrouth, a précisé à l'AFP l'avocat Bassem el-Hout.

La communauté juive, dont la religion est reconnue comme l'une des 18 confessions au Liban, s'est réduite au fil des ans.

Avant la guerre civile (1975-1990), elle comptait 22 000 âmes et le Liban avait abrité des juifs fuyant d'autres pays arabes.

Mais aujourd'hui, elle ne compte plus qu'une "trentaine de personnes", la plupart des membres de la communauté ayant émigré au cours de la guerre vers les Etats-Unis, le Brésil ou l'Europe, notamment la France ou l'Italie, a ajouté l'avocat.

"Mais ils restent attachés au Liban et beaucoup s'y rendent régulièrement", a-t-il expliqué.

Isaac Arazi a été présenté dans sa nécrologie publiée par un journal libanais mercredi comme "l'instigateur de la reconstruction de la synagogue de Beyrouth".

Il avait supervisé, au début des années 2000, les travaux de rénovation de cette synagogue située dans le quartier de Wadi Abou Jmil qui fut le coeur de cette communauté.

"Nous sommes exaltés", avait-il confié à l'AFP en 2009. "Nous espérons que cette initiative fera en sorte que la communauté grandisse de nouveau".

Inaugurée en 1926, la synagogue Magen Abraham, l'une des plus grandes du monde arabe, avait été ravagée lors des combats dans le centre de Beyrouth pendant la guerre civile et pillée.

Le dernier rabbin avait quitté le pays en 1977, après le début de la guerre civile au cours de laquelle certains juifs avaient été enlevés et tués.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.