A Bagdad, le Premier ministre espagnol vient soutenir la «stabilité» de l'Irak

Le bureau du président irakien le 28 décembre 2023 montre le président irakien Abudl Latif Rashid saluant le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Bagdad (Photo, AFP).
Le bureau du président irakien le 28 décembre 2023 montre le président irakien Abudl Latif Rashid saluant le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Bagdad (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 29 décembre 2023

A Bagdad, le Premier ministre espagnol vient soutenir la «stabilité» de l'Irak

  • Cet «engagement» de Madrid à oeuvrer à la «stabilité et la sécurité» de l'Irak est particulièrement visible, selon M. Sánchez
  • Un autre volet de la visite de Pedro Sánchez, venu à Bagdad accompagné d'une délégation de chefs d'entreprises, était consacré au développement des échanges commerciaux entre l'Espagne et l'Irak

BAGDAD: Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dit jeudi lors d'une visite à Bagdad vouloir soutenir "la stabilité et la souveraineté" de l'Irak, en rencontrant notamment des soldats espagnols déployés dans ce pays touché par les répercussions de la guerre entre Israël et le Hamas.

Cet "engagement" de Madrid à oeuvrer à la "stabilité et la sécurité" de l'Irak est particulièrement visible, selon M. Sánchez, au travers du déploiement de plus de 300 soldats espagnols dans le cadre de la coalition internationale antijihadistes et de la mission de l'Otan en Irak, commandée depuis mai 2023 par le général espagnol José Antonio Agüero Martinez.

"Mon pays, toujours à la demande des autorités irakiennes, soutiendra l'unité, la souveraineté et la stabilité de l'Irak", a dit Pedro Sánchez, lors d'une conférence de presse avec son homologue irakien. Mohamed Chia al-Soudani a, pour sa part, loué le "soutien de la coalition aux efforts de l'Irak dans son combat contre le terrorisme".

M. Soudani a également déclaré que l'Irak était "en train de réévaluer (ses) relations" avec la coalition antijihadistes, réaffirmant, comme il l'a déjà fait ces derniers mois, que son gouvernement "se dirige vers la fin de la présence de la coalition internationale", en place depuis 2014.

Le Premier ministre espagnol a ensuite rendu visite à des soldats espagnols sur une base militaire située dans l'ultra-sécurisée Zone verte de Bagdad, où il les a "remerciés au nom de la société espagnole pour (leurs) efforts et (leur) sacrifice en faveur de la sécurité et de la stabilité internationales".

"En Irak, l'Espagne démontre depuis plusieurs années déjà son solide engagement en faveur de quelque chose qui semble avoir été remis en question au cours des dernières années: le multilatéralisme", leur a-t-il dit.

L'Irak se relève de quatre décennies de conflits sanglants et a retrouvé une relative stabilité politique, mais la corruption et le népotisme y sont endémiques.

Le pays pétrolier, dont le gouvernement est soutenu par des partis pro-iraniens, affronte aussi les contrecoups de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza, conflit déclenché le 7 octobre par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien.

Depuis la mi-octobre, Washington a recensé plus d'une centaine d'attaques --de drones et de roquettes-- contre ses forces en Irak et en Syrie voisine.

La plupart de ces attaques ont été revendiquées par la "Résistance islamique en Irak". Cette nébuleuse de combattants issus de groupes armés pro-Iran s'oppose au soutien américain à Israël dans sa guerre contre le Hamas.

Un autre volet de la visite de Pedro Sánchez était consacré au développement des échanges commerciaux entre l'Espagne et l'Irak, qui tire plus de 90% de ses revenus de l'exploitation du pétrole et du gaz.

A cette occasion, Mohamed Chia al-Soudani a assuré que l'Irak allait prendre "des mesures préférentielles en faveur des entreprises espagnoles" qui souhaitent s'implanter dans son pays. Et il a assuré que Bagdad comptait "développer le secteur des énergies renouvelables", balbutiant en Irak.


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.