Irak: un mort dans des frappes américaines, Bagdad dénonce un «acte hostile»

Les combattants des paramilitaires irakiens des Hashed al-Shaabi montent dans des véhicules se déplaçant en convoi lors des funérailles de Hassan Hammadi al-Amiri, un membre décédé du groupe Kataeb Hezbollah, l'une des factions des PMF, à Bagdad le 26 décembre 2023, après avoir été tué plus tôt dans une frappe aérienne américaine. (Photo de AHMAD AL-RUBAYE / AFP)
Les combattants des paramilitaires irakiens des Hashed al-Shaabi montent dans des véhicules se déplaçant en convoi lors des funérailles de Hassan Hammadi al-Amiri, un membre décédé du groupe Kataeb Hezbollah, l'une des factions des PMF, à Bagdad le 26 décembre 2023, après avoir été tué plus tôt dans une frappe aérienne américaine. (Photo de AHMAD AL-RUBAYE / AFP)
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Publié le Mercredi 27 décembre 2023

Irak: un mort dans des frappes américaines, Bagdad dénonce un «acte hostile»

  • Au moins un membre d'une faction irakienne pro-Iran a été tué et 24 blessés dans ces frappes contre trois sites en Irak
  • Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a annoncé auparavant dans un communiqué que l'armée américaine avait mené des frappes aériennes contre trois sites de groupes pro-iraniens en Irak

BAGDAD: Des frappes américaines en Irak ont tué mardi à l'aube un membre d'un groupe armé pro-Iran, Bagdad dénonçant un "acte hostile" dans un contexte de tensions régionales exacerbées par la guerre entre Israël et le Hamas palestinien.

Au moins un membre d'une faction irakienne pro-Iran a été tué et 24 blessés dans ces frappes contre trois sites en Irak, ont affirmé à l'AFP des sources de sécurité irakiennes.

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a annoncé auparavant dans un communiqué que l'armée américaine avait mené des frappes aériennes contre trois sites de groupes pro-iraniens en Irak.

Interrogé par l'AFP, un responsable du ministère irakien de l'Intérieur a déclaré qu'une frappe avait visé un site du Hachd al-Chaabi à Hilla, chef-lieu de la province de Babylone, au sud de Bagdad, faisant un mort et 20 blessés.

Le Hachd al-Chaabi, une coalition de factions d'ex-paramilitaires chiites irakiens proches de l'Iran, est désormais intégré aux forces régulières irakiennes.

Quatre personnes ont été blessées dans une deuxième frappe à Wassit (sud), a ajouté le responsable.

"Le ciblage de sites militaires irakiens par la partie américaine est considéré comme un acte hostile", a réagi le gouvernement irakien dans un communiqué.

Selon lui, les frappes ont fait un mort et blessé "18 personnes, dont des civils". Elles "nuisent aux relations bilatérales" et représentent "une atteinte inacceptable à la souveraineté" irakienne.

«Le grand Satan»

Hadi al-Amiri, un dirigeant du Hachd, a dénoncé l'attaque américaine sur Telegram, exigeant que "le gouvernement irakien fixe un calendrier pour la départ des troupes étrangères (d'Irak) dans les meilleurs délais".

En début d'après midi, des dizaines de personnes ont participé à Bagdad aux funérailles du combattant tué, criant "Non, Non à l'Amérique" et "L'Amérique, le grand Satan", selon un photographe de l'AFP sur place.

La foule, partie d'une mosquée de la capitale irakienne, a notamment brandi des drapeaux du Hachd al-Chaabi et des photos du général Qassem Soleimani, ex-commandant de la force Qods, chargée des opérations extérieures des Gardiens de la révolution iraniens, tué dans un raid américain en Irak le 3 janvier 2020.

Selon un communiqué de M. Austin, l'armée américaine a "procédé à des frappes nécessaires et proportionnées sur trois installations utilisées par le Kataëb Hezbollah et des groupes affiliés en Irak".

Ces frappes sont "une réponse à une série d'attaques contre des personnels américains en Irak et en Syrie menées par des milices soutenues par l'Iran, dont celle du Kataëb Hezbollah, contre la base aérienne d'Erbil (nord)", a-t-il dit.

Les Brigades du Hezbollah sont considérées comme une organisation terroriste par le département d'Etat depuis 2009.

Multiplication des attaques

L'attaque à Erbil a blessé lundi trois personnels américains, dont un grièvement, selon Washington.

Elle a été menée à l'aide d'une drone explosif et a été revendiquée par le groupe appelé Résistance islamique en Irak, une nébuleuse de combattants issus de groupes armés pro-Iran, également liés au Hachd al-Chaabi.

Les attaques imputées aux groupes pro-iraniens contre des troupes américaines se sont multipliées en Irak et en Syrie voisine depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël le 7 octobre.

Selon un responsable américain qui a requis l'anonymat, plusieurs roquettes ont été tirées mardi matin contre la base de coalition internationale antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis à Shaddadi, dans le nord-est de la Syrie. Il n'y a eu ni victimes ni dégâts, a-t-il dit.

Au moins 105 attaques contre des cibles américaines en Syrie et en Irak ont été recensées par Washington depuis mi-octobre, d'après lui. La majorité ont été revendiquées par le groupe Résistance islamique en Irak, qui dénonce le soutien américain à Israël.

Washington déploie environ 2 500 militaires en Irak et 900 en Syrie, dans le cadre d'un dispositif destiné à lutter contre une éventuelle résurgence du groupe djihadiste Etat islamique (EI).

La guerre entre Israël et le Hamas, au pouvoir à Gaza, a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sanglante sans précédent sur le sol israélien du mouvement islamiste palestinien, qui est soutenu par l'Iran.


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.

 


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com