L’année 2023 au Maroc: séisme d’Al Haouz, État social, Coupe du monde 2030…

Un homme roule à moto à côté des décombres dans le village d'Imi N'Tala, frappé par le tremblement de terre, dans le centre du Maroc, le 5 octobre 2023. (AFP)
Un homme roule à moto à côté des décombres dans le village d'Imi N'Tala, frappé par le tremblement de terre, dans le centre du Maroc, le 5 octobre 2023. (AFP)
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Publié le Vendredi 29 décembre 2023

L’année 2023 au Maroc: séisme d’Al Haouz, État social, Coupe du monde 2030…

  • Cette année charnière a été ponctuée d’événements qui marqueront sans aucun doute l’histoire du Maroc
  • Le Maroc a été le théâtre en 2023 d’une grave sécheresse qui a provoqué un stress hydrique aigu

CASABLANCA: Les Marocains n’oublieront pas de sitôt 2023. Cette année charnière a été ponctuée d’événements qui marqueront sans aucun doute l’histoire du Maroc. L’un de ses épisodes les plus marquants a malheureusement été une tragédie. Le 8 septembre, le pays a été frappé par un séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter, le plus puissant jamais enregistré dans l’histoire du pays. Dans l’une des régions montagneuses les plus pauvres du pays, Al Haouz, le bilan est lourd: près de 3 000 morts.

Élan de solidarité 

L’exceptionnel élan de solidarité qui s’en est suivi a été relayé par les médias étrangers, ce qui a révélé au monde l’admirable esprit d’entraide des Marocains et la réponse efficace des autorités pour venir en aide aux sinistrés. Les Marocains de toutes les régions ont prêté main-forte aux personnes touchées par ce drame. Près de 2 milliards d’euros ont été collectés via un fonds spécial, en plus des tonnes de denrées alimentaires, vêtements, tentes et matelas expédiés par les Marocains.

Par ailleurs, le Maroc a été le théâtre en 2023 d’une grave sécheresse qui a provoqué un stress hydrique aigu. L’impact a été dévastateur pour le secteur agricole, premier pourvoyeur d’emplois et de richesses. La croissance a été faible cette année, mais cela aurait pu être plus grave si le gouvernement n’avait lancé un programme d’urgence de plusieurs milliards d’euros pour venir en aide aux agriculteurs et sécuriser l’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires.

Pouvoir d’achat réduit

Malgré cela, la situation des ménages marocains a été touchée de plein fouet par une inflation qui a touché tous les secteurs. Le pouvoir d’achat a été terriblement réduit et les prix des produits de base ont explosé. Cette situation a été surtout aggravée par les spéculateurs au niveau des marchés de gros. Les autorités ont tenté de remédier à la situation, mais cela n’a pas été suffisant pour limiter l’impact de l’inflation.

Cette dernière, rappelons-le, a été importée à cause de l’explosion du prix des matières premières à l’international, la crise russo-ukrainienne et l’augmentation des coûts de fret. Au fil des mois, elle est devenue structurelle.

Le Royaume a été également placé sous les feux des protecteurs en octobre dernier lorsqu’il a accueilli, avec brio, les assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Les hausses successives du taux directeur par la Banque centrale ont limité les dégâts, mais elles ont eu comme dommage collatéral des hausses importantes du coût des crédits, freinant ainsi la machine économique et l’investissement.

En somme, l’année 2023 a été mitigée. Si les indicateurs macro-économiques ont été peu reluisants, au niveau interne, le Maroc a fait d’importantes avancées dans plusieurs domaines stratégiques. Le roi Mohammed VI a appelé à une révision complète du Code de la famille, une initiative saluée par les associations de défense des droits des femmes. 

Protection sociale 

Mohammed VI a également accéléré l’opérationnalisation de son chantier de règne: la généralisation de la protection sociale. Des aides directes sont dorénavant distribuées aux plus nécessiteux, en plus d’une couverture sociale généralisée à tous les citoyens. Un système d’aide directe qui arrive à point nommé puisqu’il allégera le fardeau des ménages marocains.

Le Royaume a été aussi sous les feux des protecteurs en octobre dernier lorsqu’il a accueilli, avec brio, les assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Le gotha mondial de la finance et les grands décideurs du monde ont été rassemblés à Marrakech quelques jours après le séisme. Un signal fort de la résilience du Maroc, qui s’est rapidement remis de cette tragédie, comme l’a montré la dynamique que l’on a observée au niveau du secteur touristique. 

La destination Maroc devrait boucler l’année 2023 avec un nouveau record de plus de 14 millions de touristes – du jamais vu. Et ce n’est pas fini. L’annonce de la prochaine organisation de la Coupe du monde de football 2030 au Maroc, en Espagne et au Portugal a donné du baume au cœur aux Marocains. Ces derniers méritaient cette bonne nouvelle qui a d’ailleurs été annoncée par le roi en personne via un communiqué du Cabinet royal.


L'armée israélienne ordonne l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban

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  • Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et à se diriger vers le "district de Saïda", a-t-il ajouté
  • Les villages désignés se trouvent tous au-delà de la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens

JERUSALEM: L'armée israélienne a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban, une annonce précédant généralement des frappes dans ce secteur.

Ce nouvel ordre d'évacuation survient alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril entre le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah et Israël, après un mois et demi de guerre. Les deux belligérants s'accusent de le violer.

"Avertissement urgent aux résidents du Liban se trouvant dans les villages et localités suivants", a indiqué sur X le porte-parole en arabe de l'armée israélienne, Avichay Adraee, énumérant une liste de 17 villages.

Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et à se diriger vers le "district de Saïda", a-t-il ajouté.

Les villages désignés se trouvent tous au-delà de la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

Dans la bande de territoire située entre la frontière et cette ligne jaune, Israël affirme s'autoriser à effectuer des frappes contre le Hezbollah.

Depuis une semaine, l'armée israélienne affirme que le Hezbollah effectue régulièrement des tirs de drones explosifs vers ses positions.

Un soldat israélien a été tué dimanche et un autre grièvement blessé mardi par ces engins volants meurtriers, selon des communiqués publiés par l'armée.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré lundi que les roquettes et les drones du Hezbollah demeuraient un défi majeur, ajoutant qu'Israël poursuivrait ses frappes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes en direction d'Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans l'attaque israélo-américaine contre l'Iran.


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Joseph Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.