2023, année record pour le tourisme au Maroc

Une femme visite la Madrasa Bou Inania, une école théologique construite entre 1350 et 1355 après JC, dans l'ancienne ville marocaine de Fès, le 8 juin 2022. (AFP)
Une femme visite la Madrasa Bou Inania, une école théologique construite entre 1350 et 1355 après JC, dans l'ancienne ville marocaine de Fès, le 8 juin 2022. (AFP)
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Publié le Vendredi 29 décembre 2023

2023, année record pour le tourisme au Maroc

  • 2023 devrait clôturer sur des performances jamais atteintes en matière de recettes et d’arrivées
  • Le Maroc est sur la bonne voie pour faire du tourisme un catalyseur de développement économique au niveau de plusieurs régions

CASABLANCA: 2023 sera l’année des records pour le tourisme marocain. Malgré le séisme qui a frappé le pays le 8 septembre, le plus puissant jamais enregistré dans le Royaume, la destination Maroc a rapidement à nouveau exercé son pouvoir d’attraction. Le drame, qui a fait près de 3 000 morts dans la région d’Al Haouz, à quelques kilomètres de Marrakech, le poumon touristique du Maroc, avait provoqué des annulations de réservation, mais l’impact a été minime en ce qui concerne l’activité touristique. 

L’Office national marocain du tourisme (ONMT) et le ministère du Tourisme avaient mis en place une cellule de crise pour rassurer sur la résilience de la destination et ils ont multiplié les actions de promotion et de lobbying auprès des partenaires traditionnels du Maroc, notamment le marché français, premier pourvoyeur de touristes étrangers. 

Ces efforts ont payé: 2023 devrait clôturer sur des performances jamais atteintes en matière de recettes et d’arrivées. Selon les prévisions du ministère de tutelle, ils seront 14 millions à visiter le Maroc cette année, ce qui devrait générer plus de 110 milliards de dirhams marocains (plus de 10 milliards d’euros) – des résultats inédits. Ces performances conforteront les pouvoirs publics et le gouvernement marocain dans leurs choix politiques, faisant de ce secteur une locomotive pour le développement de plusieurs territoires et régions. 

Fêtes de fin d’année

À l’occasion des fêtes de fin d’année, les hôteliers se frottent déjà les mains. Au sein de plusieurs établissements d’hébergement de la ville ocre ou d’Agadir contactés par Arab News en français, les taux d’occupation vont osciller entre 80 et 100%. Du pain béni pour les professionnels d’un secteur clé de l’économie du pays, qui génère 15% d’emplois et 8% du PIB. 

Parmi ces réservations, on observe une importante augmentation des touristes britanniques, qui seront nombreux à visiter la station balnéaire d’Agadir, en particulier. On assiste ces derniers mois à une multiplication d’accords stratégiques et de partenariats exceptionnels avec des tour-opérateurs, des compagnies aériennes ainsi que des agences de voyages européennes en ligne, avec un accent particulier porté sur le marché britannique. 

Cette offensive promotionnelle ne date pas de ces derniers mois, malgré son intensification après le séisme. Elle a commencé il y a un an, quelques jours après la participation historique des Lions de l’Atlas lors de la Coupe du monde de football du Qatar, dans laquelle ils ont atteint le dernier carré.

Lors du dernier World Travel Market, au début du mois de novembre, à Londres, le Maroc a brillé de mille feux. La destination a été désignée «partenaire officiel» de l’un des événements les plus prestigieux de l’industrie du voyage dans le monde. Un coup de maître réalisé par l’ONMT, qui a réussi à « brander » le Maroc au niveau des principales artères de la capitale britannique en déployant un dispositif de communication innovant et en exploitant tous les supports. 

Cette offensive promotionnelle ne date pas de ces derniers mois, malgré son intensification après le séisme. Elle a commencé il y a un an, quelques jours après la participation historique des Lions de l’Atlas lors de la Coupe du monde de football du Qatar, dans laquelle ils ont atteint le dernier carré. Ce qui, de manière surprenante, a fait rayonner le Maroc à l’international.

Promotion internationale 

Surfant sur cette impulsion unique, les autorités du pays ont entamé une politique offensive de conquête de nouveaux marchés tout en renforçant leurs marchés traditionnels. Une campagne de promotion internationale a été lancée, mobilisant plusieurs millions d’euros et un plan d’action, baptisé «Light In Action», a été déployé. Dans la foulée, une stratégie ambitieuse visant 23 millions de touristes d’ici à 2030 a été dévoilée. 

Le Maroc est sur la bonne voie pour faire du tourisme un catalyseur de développement économique au niveau de plusieurs régions, chacune mettant en valeur ses atouts et disposant d’une feuille de route spécifique. 2023 sera l’année des records pour le tourisme marocain et elle marquera sans aucun doute le début d’un boom touristique pour cette destination qui a tout pour séduire. 


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com