La France muscle son contrôle des investissements étrangers

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, quitte le Palais présidentiel de l'Élysée après la réunion hebdomadaire du cabinet, le 20 décembre 2023. (AFP)
Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, quitte le Palais présidentiel de l'Élysée après la réunion hebdomadaire du cabinet, le 20 décembre 2023. (AFP)
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Publié le Vendredi 29 décembre 2023

La France muscle son contrôle des investissements étrangers

  • Le contrôle sera automatique quand un investisseur non européen, "seul ou de concert" avec d'autres, dépassera les 10% du capital d'une société française "dont les actions sont admises aux négociations sur un marché réglementé"
  • En 2022, 325 investissements étrangers ont été contrôlés par la France, selon la Direction générale du Trésor. Parmi ces opérations, 194 ont été interdites, 70 autorisées sous conditions et 61 validées sans restriction

PARIS: Le contrôle des investissements étrangers en France (IEF) sera renforcé le 1er janvier 2024, notamment dans les sociétés cotées, les succursales françaises d'entreprises étrangères et le secteur de l'extraction des matières premières, selon un décret publié vendredi au Journal officiel.

Ces contrôles avaient été renforcés temporairement dans certains secteurs stratégiques après l'irruption de la pandémie de Covid-19 et leur filtrage encadré par un règlement européen à partir d'octobre 2020.

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire avait annoncé fin août la pérennisation voire le durcissement de certains contrôles.

Selon le décret publié vendredi, le contrôle sera automatique quand un investisseur non européen, "seul ou de concert" avec d'autres, dépassera les 10% du capital d'une société française "dont les actions sont admises aux négociations sur un marché réglementé" et opérant dans un secteur stratégique.

Le seuil de déclenchement du contrôle pour les sociétés non cotées reste fixé à 25% du capital.

Dans un communiqué détaillant les mesures du décret, le ministère de l'Economie explique que les activités d’extraction, de transformation et de recyclage de matières premières critiques, "qui sont essentielles pour la protection de nos intérêts nationaux", seront désormais éligibles au contrôle IEF.

D’autre part, les activités de recherche et développement dans la photonique et dans les technologies de production d’énergie bas carbone seront elles aussi éligibles au contrôle, "lorsqu’elles sont destinées à être mises en œuvre dans l’un des secteurs de la réglementation".

Enfin, "les activités essentielles à la sécurité des établissements pénitentiaires" seront également couvertes par la réglementation.

Ces secteurs viennent s'ajouter à ceux qui étaient déjà concernés, défense, cybersécurité, semi-conducteurs ou intelligence artificielle.

"Dans un contexte économique international marqué par une compétition exacerbée, je suis déterminé à continuer de protéger notre souveraineté et nos intérêts fondamentaux dans les domaines industriel et technologique", explique le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, cité dans le communiqué.

Les contrôles sont par ailleurs étendus aux prises de participation dans des succursales françaises d'entreprises étrangères "immatriculées au registre du commerce et des sociétés".

Les investisseurs étrangers dans les entreprises françaises cotées sont "dispensés de la demande d'autorisation prévue sous réserve que le projet d'investissement ait fait l'objet d'une notification préalable au ministre chargé de l'économie", est-il précisé dans le décret.

En 2022, 325 investissements étrangers ont été contrôlés par la France, selon la Direction générale du Trésor. Parmi ces opérations, 194 ont été interdites, 70 autorisées sous conditions et 61 validées sans restriction.


La sécurité des Boeing disséquée au Sénat, après des révélations d'un lanceur d'alerte

L'extérieur d'un 787 Dreamliner dans l'usine Boeing de North Charleston, le 13 décembre 2022. Boeing a défendu ses pratiques de sécurité le 15 avril 2024, en vantant les protocoles de test des avions, alors qu'il se prépare à une audience difficile au Congrès, avec des critiques du géant de l'aviation en difficulté. (Photo Logan Cyrus AFP)
L'extérieur d'un 787 Dreamliner dans l'usine Boeing de North Charleston, le 13 décembre 2022. Boeing a défendu ses pratiques de sécurité le 15 avril 2024, en vantant les protocoles de test des avions, alors qu'il se prépare à une audience difficile au Congrès, avec des critiques du géant de l'aviation en difficulté. (Photo Logan Cyrus AFP)
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  • «Boeing comprend l'importance des responsabilités de la commission en matière de supervision et nous coopérons à cette enquête», a réitéré le groupe pendant plusieurs jours, affirmant avoir «offert de fournir documents, témoignages et briefings techniques
  • Le constructeur a, «de manière répétée, ignoré des inquiétudes graves concernant la sécurité et le contrôle qualité dans la construction des 787 et des 777», selon un courrier du 17 janvier, adressé par ses avocates au patron de la FAA, Mike Whitaker

NEW YORK : La sécurité des avions de Boeing, qui fait fréquemment les gros titres ces derniers mois, doit être examinée mercredi au Sénat américain, après des révélations d'un ingénieur de contrôle qualité du constructeur américain sur l'intégrité du 787 Dreamliner et du 777.

«Ce que nous allons entendre aujourd'hui du lanceur d'alerte, c'est un exemple de comportement des grands groupes donnant priorité aux bénéfices au détriment de la sécurité, à la cadence de production avant presque tout le reste», a déclaré sur CNBC le sénateur démocrate Richard Blumenthal, président de la commission d'enquête.

Cette commission a obtenu des informations accusant Boeing «de défaillances de production alarmantes et dangereuses +qui créent des risques sécuritaires potentiellement catastrophiques+», écrivait-il avec son collègue républicain Ron Johnson, dans un courrier adressé le 19 mars au patron de l'avionneur.

Ce dernier, Dave Calhoun, avait été prié de participer à cette audition. Mais il ne figure pas dans la liste des témoins diffusée lundi.

«Boeing comprend l'importance des responsabilités de la commission en matière de supervision et nous coopérons à cette enquête», a réitéré le groupe pendant plusieurs jours, affirmant avoir «offert de fournir documents, témoignages et briefings techniques».

Cette audition se tient après que Sam Salehpour, ingénieur qualité au sein de Boeing depuis une dizaine d'années, a contacté notamment l'Agence américaine de régulation de l'aviation civile (FAA) au sujet de la sécurité du Dreamliner et du 777.

Le constructeur a, «de manière répétée, ignoré des inquiétudes graves concernant la sécurité et le contrôle qualité dans la construction des 787 et des 777», selon un courrier du 17 janvier, adressé par ses avocates au patron de la FAA, Mike Whitaker.

- «Déformation» -

M. Salehpour explique avoir constaté des «raccourcis» dans le processus d'assemblage du Dreamliner ayant notamment provoqué une «déformation des matériaux composites (...), pouvant altérer les performances d'usure sur le long terme».

Concernant le 777, il affirme que de «nouvelles procédures d'assemblage» mises en œuvre sans procéder «à la nécessaire reconception des pièces concernées ont entraîné un mauvais alignement des pièces».

Selon lui, «les ingénieurs de Boeing ont subi des pressions pour fermer les yeux» alors que cela «constitue également un grave risque sécuritaire».

Boeing, qui a immédiatement rejeté ces accusations, a encore défendu ses avions mercredi, se disant toujours «confiant dans la sécurité et la durabilité des 787 et 777».

Deux ingénieurs avaient notamment démenti lors d'un briefing lundi que quelque 1.400 avions Boeing comporteraient des failles de sécurité importantes.

A la suite de l'alerte lancée par M. Salehpour, la FAA a ouvert une enquête sur ces deux modèles.

«Nous enquêtons de manière approfondie sur tous les signalements», a-t-elle réitéré mardi.

Mais, selon elle, tous les Dreamliner en exploitation «respectent les AD», les directives de navigabilité.

Scott Kirby, patron de la compagnie américaine United Airlines qui possède 71 Dreamliner, a affirmé mercredi matin sur CNBC avoir «totalement confiance en la sécurité» de cet avion.

«Des milliers de ces avions volent depuis des décennies, des millions d'heures de vol», a-t-il souligné.

Désormais, trois des quatre modèles d'avions commerciaux actuellement fabriqués par le groupe américain sont officiellement visés par une enquête du régulateur.

Il examine en effet la famille du 737, avion-vedette de Boeing, après qu'un 737 MAX 9 d'Alaska Airlines a perdu une porte-bouchon en vol le 5 janvier.

Un audit de la FAA a identifié des «problèmes de non-conformité» chez le constructeur et chez son sous-traitant Spirit AeroSystems.

L'incident d'Alaska s'est produit dans le sillage de plusieurs problèmes de production en 2023, concernant le 737 MAX et le Dreamliner.

Les livraisons de ce dernier ont été suspendues pendant presque deux ans, en 2021-2022. Puis de nouveau début 2023, pour un souci de fuselage.

Les 737 MAX ont été cloués au sol dans le monde entier après le crash de deux 737 MAX 8 en 2018 et en 2019 (346 morts), à cause de défauts de conception.


Les autorités saoudiennes soulignent leurs engagements touristiques lors de la Semaine des Nations Unies pour le développement durable à New York

Al-Khateeb a déclaré que grâce à cet important événement de l’ONU, il espère que le Royaume pourra transmettre un message au monde sur la nécessité de préserver l’environnement. (SPA)
Al-Khateeb a déclaré que grâce à cet important événement de l’ONU, il espère que le Royaume pourra transmettre un message au monde sur la nécessité de préserver l’environnement. (SPA)
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  • Le ministre du Tourisme espère que le Royaume pourra aider à transformer le secteur en une industrie respectueuse de l’environnement qui soutient les communautés et les pays
  • L’Arabie saoudite est en tête de liste du tourisme mondial des Nations Unies en 2023 en termes de croissance du nombre de visiteurs internationaux parmi les principales destinations touristiques

NEW YORK : Le ministre saoudien du Tourisme a réitéré mardi l’engagement du Royaume en faveur du développement durable du secteur du voyage.

Ahmed Al-Khateeb a déclaré que sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, l’Arabie saoudite est devenue l’une des destinations de voyage mondiales les plus prometteuses et les plus attrayantes.

Il s’exprimait au début d’un événement au siège de l’ONU à New York qui vise à encourager une approche concertée pour améliorer la résilience du secteur au plus haut niveau et maximiser sa contribution à la durabilité.

L’événement, qui se déroule pendant la Semaine de la durabilité des Nations Unies, a été convoqué par le président de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Dennis Francis, en coopération avec ONU Tourisme.

 

Dans le but de faire du tourisme sa deuxième source de revenus d’ici 2030 dans le cadre de l’initiative de diversification économique de l’Arabie saoudite, le Royaume prend des mesures audacieuses pour mettre en valeur son histoire, ses paysages et sa diversité culturelle. (SPA- Fournie)
Dans le but de faire du tourisme sa deuxième source de revenus d’ici 2030 dans le cadre de l’initiative de diversification économique de l’Arabie saoudite, le Royaume prend des mesures audacieuses pour mettre en valeur son histoire, ses paysages et sa diversité culturelle. (SPA- Fournie)

Al-Khateed a souligné les efforts du Royaume pour traiter les impacts environnementaux du secteur des voyages et du tourisme, et a noté que ces efforts avaient contribué à la création, avec le soutien saoudien, du World Travel and Tourism Council et du World Center for Sustainable Tourism.

Au cours des deux dernières années, l’Arabie saoudite a cherché, dans son rôle de président du conseil exécutif de l’ONU Tourisme, à améliorer la représentation du secteur du voyage et du tourisme dans les forums internationaux, a déclaré Al-Khateeb.

Cela a permis à ONU Tourisme et au Royaume de coopérer sur un ensemble d’initiatives pour aider à atteindre cet objectif, y compris un prix du meilleur village touristique, une initiative Tourism Opens Minds et un groupe de travail pour réinventer l’avenir du tourisme, a ajouté Al-Khateeb. Il a également noté les efforts de son pays pour s’assurer que le secteur du tourisme soit correctement représenté à l’ordre du jour de la Semaine des Nations Unies pour la durabilité. 

L’Arabie saoudite est en tête de liste du tourisme mondial des Nations Unies en 2023 en termes de croissance du nombre de visiteurs internationaux parmi les principales destinations touristiques. Il est également en tête de liste des pays du G20 en termes de nombre de touristes internationaux, accueillant plus de 27 millions l’année dernière, a déclaré Al-Khateeb. Il a ajouté que les autorités du Royaume élaborent des plans et des stratégies pour attirer plus de 70 millions de touristes internationaux par an d’ici 2030.

D’ici là, a-t-il dit, le Royaume vise à réduire les émissions de dioxyde de carbone de plus de 278 millions de tonnes par an, à désigner 30 pour cent du territoire terrestre et marin comme zones protégées et à planter plus de 600 millions d’arbres.

« Le Royaume a pris des mesures importantes pour lancer le Centre mondial du tourisme durable, dans le but d’accélérer la transition du secteur des voyages et du tourisme vers la neutralité climatique, de protéger la nature et d’autonomiser les communautés du monde entier », a déclaré Al-Khateeb.

Il a également souligné les grands projets saoudiens tels que le développement de villes intelligentes NEOM et le projet de tourisme de la mer Rouge qui visent à s’assurer qu’ils ont des effets positifs sur le climat, l’environnement et les communautés locales.

Il a également exprimé l’aspiration du Royaume à ce que tous les pays fassent des efforts concertés, et soient ouverts à la coopération, pour atteindre l’objectif de développement durable dans le secteur mondial des voyages et du tourisme.

Al-Khateeb a déclaré que grâce à cet important événement de l’ONU, il espère que le Royaume pourra diffuser un message au monde sur la nécessité de préserver l’environnement, et peut aider à diriger et à soutenir la transformation du tourisme en une industrie respectueuse de l’environnement qui soutient les communautés et les pays du monde entier.

La Semaine de la durabilité de l’ONU a commencé lundi au siège de l’ONU à New York et se poursuit jusqu’à vendredi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 

 


Première promotion de l'Académie de Coiffure L'Oréal et l'Université Imam Abdulrahman Bin Faisal à Dammam 

Avec le lancement de nouvelles académies L'Oréal à Riyad, Damman et Khobar, L'Oréal vise à diplômer 100 coiffeurs saoudiens par an. (Photo: fournie)
Avec le lancement de nouvelles académies L'Oréal à Riyad, Damman et Khobar, L'Oréal vise à diplômer 100 coiffeurs saoudiens par an. (Photo: fournie)
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  • Il s'agit de la deuxième université avec laquelle L'Oréal Arabie Saoudite collabore pour préparer les futurs coiffeurs des femmes saoudiennes
  • Avec le lancement de nouvelles académies L'Oréal à Riyad, Damman et Khobar, L'Oréal vise à diplômer 100 coiffeurs saoudiens par an

DUBAÏ: L'Oréal Saudi, en partenariat avec l'Université Imam Abdulrahman Bin Faisal, annonce la réussite de la première cohorte de son programme de certification en coiffure. Spécialement conçu pour les femmes saoudiennes, ce programme souligne l'engagement de L'Oréal en faveur de l'autonomisation des femmes dans le secteur privé du Royaume grâce au développement des compétences dans l'industrie de la beauté. Neuf étudiantes dévouées ont suivi un programme intensif de six mois, totalisant 800 heures d'apprentissage théorique, de pratique et de stage dans les meilleurs salons de Dammam.

Avec 67 % des diplômés qui ont déjà obtenu des postes dans des salons renommés de Dammam, la réussite du programme démontre son efficacité dans l'autonomisation des femmes saoudiennes et leur offre des opportunités de carrière dans l'industrie de la beauté. Le programme est prêt à reprendre après le Ramadan 2024, poursuivant sa mission de doter les femmes saoudiennes d'un métier dans l'industrie de la beauté tout en aidant les salons locaux à améliorer leur taux de saoudisation.

"La remise des diplômes à la première cohorte de l'Université Imam Abdulrahman Bin Faisal marque une nouvelle étape dans notre démarche d'autonomisation des femmes saoudiennes et d'élévation des normes de l'ensemble de l'industrie de la beauté dans le Royaume. Grâce à un investissement continu dans le développement des compétences et l'éducation," a déclaré Mehdi Moutaoukil, directeur général de la division des produits professionnels de L'Oréal au Moyen-Orient.

Patricia Freiha, directrice de l'unité commerciale de la division des produits professionnels de L'Oréal en Arabie saoudite, a commenté : "Notre partenariat avec l'Université Imam Abdulrahman Bin Faisal souligne notre engagement à encourager les talents locaux et à favoriser une croissance durable dans le secteur privé. Cet engagement souligne la volonté de L'Oréal de favoriser un écosystème solide où les femmes saoudiennes non seulement excellent en tant que professionnelles, mais ont également la possibilité de devenir des leaders et des mentors au sein de l'industrie".

Par ailleurs, pour Fatimah Abdulrahman Alrawajeh, doyenne de l'Applied College de l'université Imam Abdulrahman Bin Faisal, "le partenariat avec l'Institut de coiffure L'Oréal souligne notre engagement à encourager les talents locaux et à favoriser une croissance durable dans le secteur privé. À l'université Imam Abdulrahman Bin Faisal, nous souhaitons offrir aux jeunes femmes saoudiennes davantage d'opportunités de devenir coiffeuses et entrepreneurs, et inspirer la nouvelle génération par leur travail artistique et technique."

Le parcours de la L'Oréal Hairdressing Academy a commencé à Riyad en 2021 à l'Université Princesse Nourah bint Abdulrahman, où elle a depuis diplômé 23 étudiants, affichant un taux d'emploi impressionnant de 80 %. Ce programme permanent a permis d'offrir de précieuses opportunités au sein de l'industrie locale de la coiffure.

Forte de ce succès, L'Oréal Arabie Saoudite a procédé à l'enregistrement commercial officiel de ses activités de formation, ce qui lui permet de délivrer des certificats de coiffure aux femmes saoudiennes dans ses académies L'Oréal situées à Riyad, Jeddah et Khobar. Le programme, d'une durée de six mois, vise à former et à autonomiser au moins 100 coiffeuses saoudiennes par an.