Vastes frappes russes sur l'Ukraine: au moins 30 morts et 160 blessés

Des personnes s'abritent dans une station de métro en attendant la fin d'une nouvelle alerte aérienne après une attaque de missiles russes à Kiev, le 29 décembre 2023. La Russie a lancé des attaques de drones et de missiles à travers l'Ukraine le 29 décembre, dans l'une des plus grandes attaques aériennes de la guerre. (Photo Sergei Chuzavkov  AFP)
Des personnes s'abritent dans une station de métro en attendant la fin d'une nouvelle alerte aérienne après une attaque de missiles russes à Kiev, le 29 décembre 2023. La Russie a lancé des attaques de drones et de missiles à travers l'Ukraine le 29 décembre, dans l'une des plus grandes attaques aériennes de la guerre. (Photo Sergei Chuzavkov AFP)
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Publié le Dimanche 31 décembre 2023

Vastes frappes russes sur l'Ukraine: au moins 30 morts et 160 blessés

  • «Il s'agit de l'attaque de missiles la plus massive», à l'exclusion des premiers jours de la guerre, a déclaré le porte-parole de l'armée de l'air, Iouri Ignat
  • La vague de frappes russes vient clore une année difficile pour l'Ukraine, marquée par l'échec de sa contre-offensive estivale et une reprise d'initiative des forces de Moscou, qui ont revendiqué cette semaine la prise de la ville de Marinka sur le front

KIEV, Ukraine : La Russie a mené vendredi une vaste série de frappes sur plusieurs villes d'Ukraine, dont la capitale Kiev, avec «un nombre record de missiles», qui ont fait, selon les autorités ukrainiennes, au moins 30 morts et plus de 160 blessés.

Le secrétaire général de l'ONU s'est élevé contre ce qu'il a qualifié «d'attaques effroyables» contre des villes et des villages. La Pologne, pays membre de l'Otan, a elle dénoncé vendredi une «violation» de son espace aérien «par un missile de croisière», appelant la Russie à «cesser immédiatement de genre d'opération».

«La Russie a utilisé presque tous les types d'armes de son arsenal», a déclaré le président Volodymyr Zelensky, sur le réseau social X (ex-Twitter).

Selon l'état-major ukrainien, la Russie a tiré près de 160 engins, dont des missiles de croisière et des drones explosifs Shahed. La défense antiaérienne est parvenue à abattre 88 missiles et 27 drones.

«Il s'agit de l'attaque de missiles la plus massive», à l'exclusion des premiers jours de la guerre, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée de l'air, Iouri Ignat.

Les frappes ont touché des infrastructures essentielles, des installation industrielles, militaires et civiles, a précisé l'état-major dans un rapport.

Les autorités russes ont pour leur part indiqué qu'une frappe ukrainienne sur un immeuble résidentiel de Belgorod, ville russe située à 80 km au nord de Kharkiv, avait fait un mort et quatre blessés.

 

Poutine «informé» de l'attaque sur Belgorod imputée à l'Ukraine

Au total, 13 missiles ukrainiens ont été interceptés au-dessus de la région de Belgorod et 32 drones neutralisés dans les secteurs de Briansk, Koursk et Orel, au nord de la frontière ukrainienne, ainsi que de Moscou, selon le ministère russe de la Défense.

- Appel au Congrès -

La vague de frappes russes vient clore une année difficile pour l'Ukraine, marquée par l'échec de sa contre-offensive estivale et une reprise d'initiative des forces de Moscou, qui ont revendiqué cette semaine la prise de la ville de Marinka sur le front est.

Elles interviennent aussi dans un contexte d'essoufflement de l'aide occidentale à Kiev, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, menaçant le pays de manquer de munitions et de fonds.

«Le monde doit voir que nous avons besoin de plus d'aide et de moyens pour arrêter cette terreur», a plaidé sur Telegram Andriï Iermak, le chef de cabinet de M. Zelensky.

Un propos repris par le président américain Joe Biden, qui a appelé le Congrès, qui refuse pour l'heure d'allouer plus d'argent à Kiev, à «agir sans plus attendre» après ces «bombardements massifs».

«A moins que le Congrès ne prenne des mesures urgentes au cours de la nouvelle année, nous ne serons pas en mesure de continuer à envoyer les armes et les systèmes de défense antiaérienne, indispensables à l'Ukraine pour protéger son peuple», a-t-il averti.

Volodymyr Zelensky a exhorté une nouvelle fois jeudi les Etats-Unis à maintenir leur assistance «essentielle», après le déblocage d'une nouvelle tranche de 250 millions de dollars (225 millions d'euros), la dernière sans un nouveau vote au Congrès américain, qui refuse pour l'instant d'allouer davantage.

 

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak, dont le pays a annoncé vendredi l'envoi à l'Ukraine d'environ 200 missiles anti-aériens pour renforcer ses défenses, a estimé que ces frappes démontraient que Vladimir Poutine «ne reculera devant rien». La France a condamné une «stratégie de terreur».

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a lui mis son veto à une nouvelle enveloppe d'aide de l'UE, un problème que les Européens espèrent régler lors d'un sommet début février 2024.

- «Frappes lâches» -

Dénonçant des «frappes lâches», le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, a promis que l'UE se tiendrait «aux côtés de l'Ukraine, aussi longtemps qu'il le faudra».

«À l'heure actuelle, 30 personnes ont été tuées et plus de 160 blessées à la suite de l'attaque massive de la Russie sur le territoire ukrainien dans la matinée», a indiqué sur Telegram le ministre de l'Intérieur Igor Klymenko.

La Russie s'est limité à indiquer dans son briefing quotidien que «toutes les cibles» avaient été «atteintes».

Elle a affirmé avoir visé lors de plus de 50 frappes, dont une «d'envergure» en Ukraine entre le 23 et 29 décembre, des infrastructures militaires, dépôts de munitions et lieux de déploiement des soldats ukrainiens.

A Kiev, un hangar de 3.000 m2 a été la proie des flammes dans le quartier de Podil. Une station de métro utilisée comme abri anti-aérien a été endommagée, ainsi que plusieurs immeubles d'habitations et des hangars.

Une maternité de Dnipro a aussi été «gravement endommagée», mais sans victimes, selon le ministère de la Santé.

- Missile en Pologne –

La Pologne a convoqué le chargé d'affaires russe en Pologne pour lui remettre une note exigeant «d'expliquer l'incident de violation de l'espace aérien de la République de Pologne par un missile de croisière et de cesser immédiatement ce genre d'opérations».

En novembre 2022, un missile ukrainien était tombé sur le village polonais de Przewodow, près de l'Ukraine, tuant deux civils et suscitant brièvement les craintes d'une extension du conflit.

Dans la soirée, le président Zelensky a annoncé s'être rendu à Avdiïvka, cité industrielle de l'Est que les troupes russes tentent d'encercler depuis des mois. Il y a remis des décorations à des soldats et évoqué leurs besoins pour continuer à défendre la ville.


Un responsable iranien juge "probable" une reprise de la guerre avec les Etats-Unis

Des personnes chantent lors d’un rassemblement à Téhéran, en Iran, le 29 avril 2026. (Majid Asgaripour/Agence de presse West Asia via Reuters)
Des personnes chantent lors d’un rassemblement à Téhéran, en Iran, le 29 avril 2026. (Majid Asgaripour/Agence de presse West Asia via Reuters)
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  • La reprise du conflit entre l’Iran et les États-Unis est jugée « probable » après l’échec des négociations et le rejet par Donald Trump d’une nouvelle proposition iranienne
  • Malgré un cessez-le-feu, les tensions restent élevées (blocus, présence militaire, crise économique), et le conflit continue sous d’autres formes dans la région

TEHERAN: Un responsable militaire iranien a jugé samedi "probable" une reprise de la guerre avec les Etats-Unis, après le rejet par Donald Trump d'une nouvelle offre de Téhéran pour relancer les négociations de paix.

Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l'Iran et de représailles de Téhéran dans la région.

Une première session de pourparlers directs à Islamabad le 11 avril s'est révélée infructueuse, et jusqu'ici sans lendemain tant les divergences restent fortes entre les deux camps, du détroit d'Ormuz au volet nucléaire.

L'Iran a transmis cette semaine un nouveau texte via le Pakistan, médiateur des discussions, sans qu'aucun détail ne filtre sur le contenu.

Donald Trump a cependant dit vendredi n'être "pas satisfait" de cette dernière mouture, répétant qu'à son sens les dirigeants iraniens étaient "désunis" et incapables de s'entendre sur une stratégie de sortie du conflit.

Le président américain, qui avait déjà menacé d'anéantir la "civilisation" iranienne, a ajouté qu'il préférerait ne pas avoir à "pulvériser une fois pour toutes" l'Iran mais qu'une reprise de la guerre restait "une option".

Il a été briefé jeudi par l'armée sur de possibles nouvelles actions militaires.

"Une reprise du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis est probable, et les faits ont démontré que les Etats-Unis ne respectaient aucune promesse ou accord", a réagi samedi Mohammad Jafar Asadi, inspecteur adjoint du commandement des forces armées Khatam Al-Anbiya, cité par l'agence de presse Fars.

"Les forces armées sont parfaitement préparées à toute nouvelle tentative d'aventurisme ou à toute action imprudente de la part des Américains", a-t-il ajouté.

- "Terminées" -

Donald Trump avait théoriquement jusqu'à vendredi pour demander l'autorisation du Congrès américain pour poursuivre la guerre. Il a préféré envoyer une lettre à des responsables parlementaires pour leur notifier que les hostilités contre l'Iran étaient "terminées", même si plusieurs élus démocrates ont souligné que la présence continue de forces américaines dans la région indiquait le contraire.

L'USS Gerald Ford, le plus grand porte-avions du monde, a quitté le Moyen-Orient, mais 20 bâtiments de la marine américaine, dont deux autres porte-avions, restent déployés.

La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale, avec notamment des cours du pétrole montés cette semaine à des niveaux inédits depuis 2022.

Car si les bombardements ont cessé, le conflit perdure sous d'autres formes: Washington impose un blocus aux ports iraniens en représailles au verrouillage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Alors que Donald Trump s'indigne du refus des Européens de le soutenir militairement face à l'Iran, le Pentagone a annoncé le retrait de quelque 5.000 militaires d'Allemagne d'ici un an, une réduction conséquente de ses effectifs sur le continent.

Le président a été particulièrement agacé par des propos du chancelier allemand Friedrich Merz affirmant que les Américains n'avaient "aucune stratégie" en Iran et que Téhéran "humiliait" la première puissance mondiale.

-  Nouvelles exécutions -

Pendant ce temps, l'Iran reste inflexible. "Nous n'accepterons certainement pas qu'on nous impose" une politique, a lancé vendredi le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï.

Negar Mortazavi, du groupe de réflexion Center for International Policy, souligne "la cohésion" du pouvoir iranien, uni dans une "bataille existentielle".

Si à la faveur de la trêve, les Iraniens ont pu renouer avec une certaine normalité, leur quotidien est plombé par l'inflation qui explose tout comme le chômage, dans un pays déjà affaibli par des décennies de sanctions internationales.

Le guide suprême, Mojtaba Khamenei, a d'ailleurs exhorté dans un message écrit, les entreprises qui ont subi des dégâts à "éviter autant que possible les licenciements", au nom de la "guerre économique et culturelle" que mène l'Iran.

Amir, 40 ans, raconte débuter sa journée en "regardant les infos, et les nouvelles d'exécutions" par le pouvoir iranien. La justice a encore annoncé samedi la pendaison de deux hommes accusés d'espionnage au profit d'Israël.

"J'ai l'impression d'être coincé au purgatoire", dit-il à l'AFP. "Les Etats-Unis et Israël finiront par nous attaquer encore" pendant que "le monde ferme les yeux".

Sur le front libanais, où Israël combat le mouvement pro-iranien Hezbollah malgré le cessez-le-feu, de nouvelles frappes sur le sud du pays ont fait 13 morts, dont un enfant, selon les autorités libanaises.


L'Iran a présenté une nouvelle proposition aux Etats-Unis via le Pakistan (média d'Etat)

A man rides his motorcycle past a billboard depicting Iran’s Supreme Leader Mojtaba Khamenei, in Tehran on April 24, 2026. (AFP/File Photo)
A man rides his motorcycle past a billboard depicting Iran’s Supreme Leader Mojtaba Khamenei, in Tehran on April 24, 2026. (AFP/File Photo)
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  • L’Iran a soumis une nouvelle proposition de négociation visant à relancer le dialogue avec les États-Unis pour mettre fin au conflit
  • Le Pakistan joue un rôle de médiateur dans ces discussions, qui restent bloquées malgré les efforts diplomatiques

TEHERAN: L'Iran a présenté une nouvelle offre en vue de la reprise des négociations avec les Etats-Unis, actuellement au point mort, pour mettre fin durablement à la guerre, a annoncé l'agence officielle iranienne Irna.

"La République islamique a transmis jeudi soir le texte de sa dernière proposition au Pakistan, médiateur dans les discussions avec les Etats-Unis", selon l'agence, qui n'a pas donné plus de détails.


Téhéran active ses défenses aériennes, Trump prêt à ignorer le Congrès

Des véhicules passent devant un immense panneau d’affichage indiquant « Le détroit d’Ormuz reste fermé » sur la place de la Révolution à Téhéran, le 28 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Des véhicules passent devant un immense panneau d’affichage indiquant « Le détroit d’Ormuz reste fermé » sur la place de la Révolution à Téhéran, le 28 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
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  • Téhéran a activé sa défense antiaérienne malgré un cessez-le-feu fragile, tandis que Washington affirme que la limite légale des 60 jours pour autoriser la guerre ne s’applique plus, ce qui suscite des tensions politiques
  • Le conflit et le blocage du détroit d’Ormuz provoquent une flambée des prix du pétrole et une crise énergétique mondiale, avec des risques économiques majeurs

TEHERAN: Téhéran a activé jeudi soir ses systèmes de défense antiaérienne contre des drones et des petits avions, à l'approche des 60 jours du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, date limite après laquelle Donald Trump doit théoriquement demander l'autorisation du Congrès pour poursuivre la guerre.

Mais son gouvernement a laissé entendre qu'il ignorera cette obligation qui incombe au président américain en principe vendredi, et que les démocrates se retrouvent impuissants à faire respecter.

Les Etats-Unis et Israël ont déclenché une guerre contre l'Iran le 28 février, et instauré un cessez-le-feu depuis le 8 avril, en dépit duquel le bras de fer entre entre Téhéran et Washington se poursuit, propulsant les cours des hydrocarbures à des sommets inédits depuis quatre ans.

Selon la Constitution américaine, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Une loi adoptée en 1973 permet cependant au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d'urgence, à condition, s'il engage des troupes américaines plus de 60 jours, qu'il obtienne une autorisation du pouvoir législatif.

Vendredi représente donc la date limite, mais le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a argué jeudi qu'en raison du cessez-le-feu "l'horloge des 60 jours est suspendue".

"Les hostilités qui ont commencé le samedi 28 février sont terminées", a ajouté à l'AFP un haut responsable de l'administration américaine. "Il n'y a pas eu d'échanges de tirs entre les forces armées américaines et l'Iran depuis le mardi 7 avril".

Washington impose un blocus des ports iraniens en représailles au verrouillage par Téhéran du stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, faisant s'envoler les prix du pétrole.

Un haut responsable américain a évoqué une possible prolongation de cette mesure "pendant des mois".

Face à la perspective d'un enlisement du conflit, le Brent, la référence mondiale du pétrole brut, a brièvement dépassé jeudi les 126 dollars, un sommet depuis début 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Vendredi, il gagnait 0,59% à 111,05 dollars vers 05H00 GMT.

- "Défaite honteuse" -

Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a affirmé jeudi que les Etats-Unis avaient subi une "défaite honteuse" face à l'Iran.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a lui dénoncé le blocus américain comme un "prolongement des opérations militaires".

A Téhéran, des systèmes de défense antiaérienne ont été activés jeudi soir, contre des drones et des aéronefs dont la provenance n'a pas été communiquée.

"Le bruit de la défense antiaérienne a cessé après environ 20 minutes d'activité et de riposte contre de petits aéronefs", ont indiqué les agences Tasnim et Fars précisant que Téhéran se trouvait de nouveau dans une "situation normale".

La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Malgré la trêve et de premières discussions le 11 avril à Islamabad, la diplomatie semble dans l'impasse.

Pendant que les négociations piétinent, les répercussions du blocage d'Ormuz se font chaque jour un peu plus sentir pour l'économie mondiale, entre pénuries rampantes, poussées d'inflation et révisions à la baisse de la croissance.

"Le monde est confronté à la plus grave crise énergétique de son histoire", a jugé le patron de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol.

- "Au bord du gouffre" -

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est aussi alarmé de l'"étranglement" de l'économie planétaire en raison de la paralysie du détroit.

"C'est à présent le temps du dialogue, de solutions qui nous éloignent du bord du gouffre et de mesures capables d'ouvrir une voie vers la paix", a-t-il plaidé dans un message sur X.

Sur le front libanais, de nouvelles frappes israéliennes sur le sud du pays ont fait au moins dix-sept morts jeudi.

L'ambassade américaine à Beyrouth a appelé à une rencontre entre ce dernier et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, considérant le Liban "à un tournant". "Son peuple a l'occasion historique de reprendre en main son pays et de forger son avenir", a-t-elle estimé sur X.

Les opérations menées au Liban par Israël, qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, ont fait plus de 2.500 morts et plus d'un million de déplacés depuis début mars, selon les autorités.