Guerre au Soudan: Le général Daglo en visite à Djibouti

Le chef des forces paramilitaires soudanaises RSF, Mohamed Hamdan Daglo, a discuté des derniers développements de la guerre avec le président djiboutien Ismail Omar Guelleh. (X : @GeneralDagllo)
Le chef des forces paramilitaires soudanaises RSF, Mohamed Hamdan Daglo, a discuté des derniers développements de la guerre avec le président djiboutien Ismail Omar Guelleh. (X : @GeneralDagllo)
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Publié le Dimanche 31 décembre 2023

Guerre au Soudan: Le général Daglo en visite à Djibouti

  • Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés depuis le début mi-avril de la guerre qui a plongé le Soudan dans le chaos
  • De précédentes tentatives de médiation n'ont jusqu'à présent abouti qu'à de brèves trêves, systématiquement non respectées

NAIROBI: Le général Mohamed Hamdane Daglo, commandant des forces paramilitaires en guerre contre l'armée au Soudan, s'est rendu dimanche à Djibouti, pays qui mène les efforts régionaux visant à obtenir un cessez-le-feu entre les deux parties.

Djibouti est la dernière étape de la tournée en Afrique de l'Est du général Daglo, ses premiers déplacements officiels à l'étranger depuis le début du conflit mi-avril.

Ces visites - qui l'ont également mené en Ehtiopie et en Ouganda - interviennent alors que l'organisation est-africaine, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), dont Djibouti occupe la présidence, redouble d'efforts pour amener à la table des négociations le général Daglo, également connu sous le nom de "Hemedti", et le chef de l'armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhane.

Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés depuis le début mi-avril de la guerre qui a plongé le Soudan dans le chaos et l'urgence humanitaire, faisant 12.000 morts, selon une estimation prudente de l'ONG Armed Conflict Location and Event Data Project, et plus de sept millions de déplacés, selon l'ONU.

Cessez-le-feu 

Le général Daglo a indiqué sur le réseau social X avoir présenté au président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh , "sa vision pour mettre fin à la guerre et parvenir à une solution globale qui mettra fin aux souffrances de notre grand peuple".

Dans un autre message sur X, le ministre des Affaires étrangères de Djibouti, Mahmoud Ali Youssouf, a précisé que la visite de M. Daglo s'inscrivait dans les efforts de son pays pour parvenir à un cessez-le-feu au Soudan.

"La semaine prochaine, en tant que président de l'Igad, Djibouti préparera aussi le terrain pour le dialogue au Soudan et accueillera une réunion cruciale", avait-il dit samedi sur X, sans donner plus de détails.

Une rencontre entre les deux parties sous l'égide de l'Igad avait été envisagée jeudi à Djibouti, mais a été "reportée à début janvier pour des raisons techniques", a annoncé mercredi soir le ministre djiboutien des Affaires étrangères.

De précédentes tentatives de médiation n'ont jusqu'à présent abouti qu'à de brèves trêves, systématiquement non respectées.

L'Igad est composée de huit Etats membres (Kenya, Djibouti, Ethiopie, Soudan du Sud, Soudan, Somalie, Ouganda, Erythrée).


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com