L'OMS appelle à une action urgente face à la crise sanitaire au Soudan

Un enfant déplacé de l'État soudanais de Jazira se tient à l'entrée d'un abri temporaire à Gedaref, dans l'est du pays (Photo, AFP).
Un enfant déplacé de l'État soudanais de Jazira se tient à l'entrée d'un abri temporaire à Gedaref, dans l'est du pays (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 30 décembre 2023

L'OMS appelle à une action urgente face à la crise sanitaire au Soudan

  • «Une action urgente est nécessaire pour stopper l'aggravation du conflit au Soudan» selon le chef de l'Organisation mondiale de la Santé
  • Depuis mi-avril, le Soudan connaît une guerre sanglante qui oppose l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)

GENEVE: Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a appelé vendredi à une action urgente pour faire face à l'aggravation des crises sanitaire et humanitaire au Soudan, et demandé à la communauté internationale d'accroître son aide financière.

"Une action urgente est nécessaire pour stopper l'aggravation du conflit au Soudan, où les crises humanitaire et sanitaire empirent du fait d'un nouveau déplacement de centaines de milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants", a déclaré sur X Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Depuis mi-avril, le Soudan connaît une guerre sanglante qui oppose l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Fuyant les combats à Khartoum, plus d'un demi-million de personnes s'étaient réfugiées plus au sud, dans l'Etat d'Al-Jazira. Mais depuis peu les FSR ont avancé dans cet Etat et, attaquant la ville de Wad Madani le 15 décembre, elles ont forcé plus de 300.000 personnes à fuir à nouveau.

"Tout en répondant avec ses partenaires aux besoins sanitaires aigus, notamment en contrôlant la propagation des maladies et en luttant contre les menaces de malnutrition, l'OMS appelle aussi à un soutien financier accru de la communauté internationale pour répondre aux besoins sanitaires urgents des populations touchées", a poursuivi le Dr Tedros.

"Il s'agit notamment de renforcer la fourniture de services de santé de base aux plus vulnérables dans les États touchés, où au moins 70% des établissements de santé ne fonctionnent pas en raison du conflit", a-t-il ajouté.

L'ONU estime qu'au moins 7,1 millions de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit en cours, dont 1,5 million ont trouvé refuge dans des pays voisins.

Et plus de 12.000 personnes ont été tuées, selon une estimation prudente de l'ONG Acled ("Armed Conflict Location and Event Data Project").


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.