Conflit en Syrie: Au moins 4360 morts en 2023

Des soldats israéliens occupent une position sur le plateau du Golan annexé par Israël, près de la frontière avec la Syrie, le 28 décembre 2023 (Photo, AFP).
Des soldats israéliens occupent une position sur le plateau du Golan annexé par Israël, près de la frontière avec la Syrie, le 28 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 31 décembre 2023

Conflit en Syrie: Au moins 4360 morts en 2023

  • Des combats ponctuels et sporadiques ont lieu, outre des attaques jihadistes principalement dans l'est du pays
  • Le conflit en Syrie a fait plus d'un demi-million de morts depuis 2011 et a morcelé le pays où plusieurs puissances et acteurs sont impliqués

BEYROUTH: Au moins 4.360 personnes, dont près de 1.900 civils, ont été tuées en 2023 dans le conflit en Syrie qui s'éternise depuis 2011, a annoncé dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

L'année dernière, l'Observatoire avait présenté un bilan de 3.825 morts comme le plus bas depuis le début de la guerre en Syrie.

Parmi les victimes en 2023 figurent 1.889 civils, incluant 241 femmes et 307 enfants, selon l'ONG basée au Royaume-Uni mais disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Après des années de combats et bombardements meurtriers et dévastateurs consécutifs à la brutale répression par le régime de manifestations antigouvernementales en 2011, les affrontements ont diminué ces dernières années.

Combats ponctuels 

Des combats ponctuels et sporadiques ont lieu, outre des attaques jihadistes principalement dans l'est du pays.

Le conflit en Syrie a fait plus d'un demi-million de morts depuis 2011 et a morcelé le pays où plusieurs puissances et acteurs sont impliqués.

Le régime de Bachar al-Assad a repris le contrôle d'une grande partie du territoire avec l'appui de ses alliés russe et iranien, mais les forces kurdes syriennes contrôlent de vastes régions du nord et nord-est.

Environ la moitié de la province d'Idleb (nord-ouest) et des secteurs limitrophes des provinces voisines de Hama, d'Alep et de Lattaquié sont dominés par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) et des factions rebelles, soutenues à des degrés divers par la Turquie.

La région d'Idleb est soumise à un cessez-le-feu négocié par la Russie et la Turquie après une offensive du régime en mars 2020, mais qui a été violé à plusieurs reprises.

Samedi, huit personnes, dont trois civils, ont été tuées dans les frappes israéliennes contre le secteur de l'aéroport d'Alep situé dans la province éponyme, et qui est contrôlé par les forces du régime, a indiqué dimanche l'OSDH dans un dernier bilan.

Parmi les victimes, cinq combattants pro-Iran, dont un Syrien mais également son épouse, son fils et son neveu, a ajouté l'ONG.

Dans l'est de la Syrie, 25 combattants affiliés à l'Iran ont été également tués samedi dans des frappes aériennes "probablement israéliennes", a indiqué dimanche l'OSDH revoyant à la hausse un précédent bilan de 23 morts.

Parmi les personnes tuées figurent cinq Syriens, six Irakiens, quatre membres du Hezbollah libanais et dix autres combattants non-syriens, d'après la même source.

Israël a intensifié ses frappes en Syrie depuis l'attaque sans précédent du mouvement palestinien Hamas le 7 octobre sur son territoire, mais les revendique rarement.

Il a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne permettrait pas à son ennemi juré, l'Iran, d'étendre sa présence en Syrie, notamment via des milices ou des groupes armés comme le Hezbollah.


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.