Gaza: un ministre israélien préconise un départ massif de Palestiniens, malgré les critiques américaines

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. (AFP).
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. (AFP).
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Publié le Mercredi 03 janvier 2024

Gaza: un ministre israélien préconise un départ massif de Palestiniens, malgré les critiques américaines

  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a de nouveau préconisé mercredi un départ massif de Palestiniens de Gaza
  • "Les Etats-Unis sont nos bons amis, mais avant tout, nous ferons ce qui est bon pour l'Etat d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a de nouveau préconisé mercredi un départ massif de Palestiniens de Gaza, rejetant les critiques américaines qualifiant ses précédentes déclarations évoquant ce scénario d'"irresponsable".

"Les Etats-Unis sont nos bons amis, mais avant tout, nous ferons ce qui est bon pour l'Etat d'Israël: encourager l'émigration de centaines de milliers de personnes de Gaza permettra aux résidents (israéliens) de rentrer chez eux (en lisière de Gaza) et de vivre en sécurité tout en protégeant nos soldats", a écrit M. Ben Gvir sur le réseau social X en réponse aux critiques américaines.

M. Ben Gvir, chef du parti d'extrême droite pro-colons Force juive, avait appelé lundi à un retour de colons juifs à Gaza, après la guerre en cours, et à "encourager" la population palestinienne à émigrer, au lendemain d'un appel similaire d'un autre ministre d'extrême droite, celui des Finances, Bezalel Smotrich.

L'expulsion d'une population hors de son territoire est interdite par les conventions de Genève, qui constituent le coeur du droit humanitaire international, et les statuts de la Cour pénale internationale (CPI) désignent la "déportation ou le transfert forcé de population" comme un crime contre l'humanité.

"Les Etats-Unis rejettent les récentes déclarations des ministres israéliens Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir prônant la relocalisation des Palestiniens en dehors de Gaza", a déclaré mardi dans un communiqué le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller, qualifiant ces propos d'"irresponsables".

Guerre à Gaza: le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 22.313 morts

Le ministère de la Santé du Hamas palestinien a annoncé mercredi  que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza avaient fait 22.313 morts depuis le début de la guerre le 7 octobre.

Parmi ces morts figurent 128 personnes tuées au cours des dernières 24 heures, a précisé le ministère, qui a aussi fait état de 57.296 personnes blessées depuis le 7 octobre.

M. Smotrich, qui dirige le parti "Sionisme religieux", est revenu à la charge mercredi, affirmant dans des déclarations rapportées par les médias, que "70% du public israélien sout(enai)t l'émigration volontaire des Arabes de Gaza et leur absorption par d'autres pays".

Selon lui, "les partisans d'une telle solution humanitaire comprennent qu'un petit pays comme le nôtre ne peut se permettre une réalité où, à seulement quatre minutes de nos localités, il existe un foyer de haine et de terreur, où deux millions de personnes se réveillent chaque matin avec le désir de détruire l'Etat d'Israël".

M. Smotrich avait nié lors d'une visite privée à Paris en mars l'existence d'un peuple palestinien. "Il n'y a pas de Palestiniens car il n'y a pas de peuple palestinien", avait-il dit.

Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, alliant des partis de droite, d'extrême droite et des formations juives ultra-orthodoxes, est déjà accusé d’avoir largement renforcé le poids des colons en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.


L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones

L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
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  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire
  • "Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine

KOWEIT: L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.

"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.

Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des Etats-Unis sur son territoire.