La Russie ferme les écoles à Belgorod après les frappes ukrainiennes

La Russie a annoncé jeudi prolonger les vacances scolaires dans les écoles de Belgorod (Photo d'illustration, AFP).
La Russie a annoncé jeudi prolonger les vacances scolaires dans les écoles de Belgorod (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Jeudi 04 janvier 2024

La Russie ferme les écoles à Belgorod après les frappes ukrainiennes

  • Jeudi, après de nouvelles frappes les jours précédents, les autorités régionales de Belgorod ont été contraintes de prolonger les vacances scolaires
  • Il s'agit du plus lourd bilan en Russie depuis le 24 février 2022, date du déclenchement de l'invasion de l'Ukraine

KIEV: La Russie a annoncé jeudi prolonger les vacances scolaires dans les écoles de Belgorod, touchée samedi par une frappe ukrainienne meurtrière sans précédent, tandis que Kiev recensait plusieurs civils tués dans de nouvelles attaques russes.

Si le Kremlin s'efforce depuis près de deux ans de cacher à la population la réalité de la guerre, la frappe sur la ville de Belgorod le 30 décembre a montré que le territoire et les civils russes pouvaient être entraînés dans le conflit.

Il s'agit du plus lourd bilan en Russie depuis le 24 février 2022, date du déclenchement de l'invasion de l'Ukraine : 25 morts et une centaine de blessés dans cette cité de 335.000 habitants, à 50 km de la frontière avec l'Ukraine.

Elle avait été frappée au lendemain d'un bombardement massif de villes ukrainiennes ayant fait 55 morts dont au moins 32 à Kiev, le bilan le plus sanglant pour la capitale ukrainienne depuis le début de la guerre.

Jeudi, après de nouvelles frappes les jours précédents, les autorités régionales de Belgorod ont été contraintes de prolonger les vacances scolaires dans les écoles de la municipalité et de localités environnantes.

"Je rapporte les décisions qui ont été prises (à l'issue d'une réunion entre responsables, ndlr) : prolonger les vacances scolaires du 9 au 19 janvier", a déclaré sur Telegram le gouverneur Viatcheslav Gladkov.

Dans les collèges techniques et les universités situés dans les localités concernées par les mesures, "il est recommandé d'organiser des sessions à distance. Si nécessaire, prolongez les vacances", a-t-il ajouté.

M. Gladkov n'a pas précisé les raisons de cette décision d'urgence mais sa région semble particulièrement ciblée par les représailles ukrainiennes à la suite des bombardements russes.

Frappes en réponse

Outre l'attaque meurtrière du 30 décembre, Belgorod a été visée mardi, après des attaques russes sur Kiev et Kharkiv (six morts), par quatre vagues successives de missiles ukrainiens, qui ont fait un mort et onze blessés.

Kiev n'a rien dit de ces bombardements en territoire russe mais ils semblent s'inscrire dans le cadre d'une nouvelle tactique : répondre aux frappes sur les villes ukrainiennes par des frappes sur des villes russes.

Le ministère russe de la Défense a quant à lui dit qu'une frappe de dix missiles ukrainiens contre la ville de Sébastopol en Crimée, une péninsule annexée en 2014 et régulièrement visée par Kiev, avait été repoussée.

"Cela a été l'attaque la plus massive ces derniers temps", a relevé le gouverneur local Mikhaïl Razvojaïev, précisant qu'une personne a été blessée par des débris des missiles abattus.

Cette escalade intervient alors que cela fait plus d'un an que le front est largement figé, même si Russes sont actuellement à l'initiative sur le champ de bataille depuis l'échec de la contre-offensive ukrainienne de l'été 2023.

L'armée russe a intensifié ses tirs de missiles et ses lancements de drones explosifs pour, selon les experts interrogés par l'AFP, tester et saturer la défense antiaérienne ukrainienne, tout en épuisant ses stocks de munitions occidentales.

Il s'agit aussi pour elle de frappes l'industrie de défense ukrainienne, que Kiev tente de renforcer pour pallier l'effritement de l'aide occidentale.

Une tactique qui inquiète l'état-major de l'armée ukrainienne, dont un officier de haut rang a révélé à l'AFP que la défense antiaérienne mobile n'avait désormais assez de munitions que pour faire face à "quelques" nouvelles frappes russes d'ampleur.

Lui comme le président Volodymyr Zelensky et sa garde rapprochée ont réclamé à leurs alliés occidentaux "davantage" de munitions et autres systèmes modernes capables de riposter à l'armada russe.

Une réunion Otan-Ukraine doit se dérouler à ce sujet le 17 janvier à Bruxelles, à la demande de Kiev.

Noces

Jeudi, trois civils ont encore été tués dans le bombardement russe des régions de Kirovograd (centre), Kherson (sud) et Donetsk (est). Une autre personne est morte la veille dans cette dernière région.

La recrudescence des hostilités ces derniers jours n'a toutefois pas empêché le plus important échange de prisonniers entre Kiev et Moscou d'avoir lieu mercredi, le premier depuis août 2023.

Plus de 230 soldats de chaque camp ont été libérés et, jeudi, une médecin militaire ukrainienne relâchée la veille, a dit "oui" à la demande en mariage de son fiancé. Ces derniers avaient combattu ensemble à Marioupol, pendant le terrible siège de cette ville du sud-est au printemps 2022.

"Ils ont (...) enduré le calvaire de la captivité et d'une longue séparation mais leurs coeurs n'ont jamais cessé de battre à l'unisson", a salué Serguiï Volynsky, dit "Volyna", un célèbre commandant ukrainien, au sujet de Galyna Fedychyn et Mykola Grytseniak.

Sur le plan économique, l'Ukraine doit enfin faire face à nouveau au blocage des quatre principaux passages frontaliers avec la Pologne, un pays allié de Kiev mais dont les agriculteurs réclament depuis plusieurs mois la fin du système d'exemption de permis de travail dans l'UE dont bénéficient leurs homologues ukrainiens.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.