Israël «va trop loin», prévient le Premier ministre libanais par intérim

Le Premier ministre libanais par intérim, Najib Mikati, a condamné ce qu’il a décrit comme des violations répétées par Israël de la souveraineté du pays lors d’une réunion qu’il a tenue jeudi avec le général de division Aroldo Lazaro, chef de mission et commandant de la Finul. (ANI)
Le Premier ministre libanais par intérim, Najib Mikati, a condamné ce qu’il a décrit comme des violations répétées par Israël de la souveraineté du pays lors d’une réunion qu’il a tenue jeudi avec le général de division Aroldo Lazaro, chef de mission et commandant de la Finul. (ANI)
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Publié le Vendredi 05 janvier 2024

Israël «va trop loin», prévient le Premier ministre libanais par intérim

  • Mikati a affirmé au chef de la force de maintien de la paix qu’Israël avait fait abstraction des résolutions de l’ONU pendant des années
  • Il a par ailleurs appelé à ce que «des voix s’élèvent» à l’ONU pour soutenir le Liban

BEYROUTH: Le Premier ministre libanais par intérim, Najib Mikati, a condamné ce qu’il a décrit comme des violations répétées par Israël de la souveraineté du pays lors d’une réunion qu’il a tenue jeudi avec le général de division Aroldo Lazaro, chef de mission et commandant de la Force intérimaire des nations unies au Liban (Finul).

Mikati a affirmé au chef de la force de maintien de la paix qu’Israël avait fait abstraction des résolutions de l’ONU pendant des années. Il a par ailleurs appelé à ce que «des voix s’élèvent» à l’ONU pour soutenir le Liban.

Les propos du Premier ministre par intérim coïncident avec les funérailles du vice-leader politique du Hamas, Saleh al-Arouri, décédé mardi dans une possible frappe de drone au sud de Beyrouth.

Al-Arouri a été enterré dans le cimetière palestinien d’Al-Chouhada à Chatila dans la capitale libanaise, Beyrouth, avec deux responsables du Hamas, Azzam al-Aqra et Mohammed el-Rayes, qui ont également été tués dans l’explosion.

Des coups de feu ont été tirés en l’air pendant les funérailles et les personnes endeuillées ont brandi le drapeau palestinien ainsi que les banderoles du Hamas et du Djihad islamique.

Les services de sécurité libanais enquêtent sur la mort d’Al-Arouri, tandis que le Hezbollah mène également ses propres investigations sur l’assassinat. Une source sécuritaire indique que ces dernières sont «complexes»; elles portent sur le type de drone, son itinéraire et les spécificités des missiles lancés.

Le général à la retraite George Nader a suggéré dans une déclaration aux médias qu’il pourrait y avoir «un agent du cercle décisionnel et non de l’extérieur, s’il est question d’une faille de sécurité».

Il a ajouté: «Israël dispose d’une technologie qui lui permet de faire voler des drones à 7 000 mètres sans être entendu ou vu. De même, les avions de combat peuvent lancer des missiles à une distance de 15 000 mètres avec une très grande précision, supérieure à 99%.»

«Deux plafonds au-dessus de la pièce où se trouvait Al-Arouri ont été détruits et se sont effondrés sur lui. Cela met en lumière les capacités colossales dont dispose Israël», a-t-il précisé.

«Plusieurs théories sont possibles pour l’assassinat. Il faut attendre l’enquête», a-t-il encore confié.

Dans un communiqué dénonçant l’assassinat d’Al-Arouri, l’ancien Premier ministre Fouad Siniora s’est interrogé sur la raison de «la présence d’un si grand nombre d’organisations palestiniennes armées et d’autres organisations armées dans diverses régions libanaises, y compris dans la banlieue sud de Beyrouth».

«Cette question nécessite en principe l’approbation des autorités officielles libanaises, d’autant que le Liban est une république qui doit préserver et protéger sa souveraineté et ne pas compromettre sa sécurité et sa stabilité», a-t-il affirmé.

La réaction de Siniora intervient alors que les opérations israéliennes de jeudi ont ciblé des villages frontaliers, notamment Maroun al-Ras, près d’une position de l’armée libanaise, où un avion de combat a lancé deux missiles air-sol.

L’armée israélienne a attaqué l’ancien site de détention israélien de la ville de Khiam avec des bombes au phosphore et elle a bombardé les banlieues de Bint-Jbeil, Yaroun et Aïta ach-Chab.

Le Hezbollah a annoncé jeudi avoir ciblé «une position de soldats israéliens à Shtula et au point militaire d’Al-Jardah, ainsi qu’un rassemblement de soldats à Metula et sur le site militaire de Branit, menant des frappes directes».

Selon les médias israéliens, le Hezbollah aurait tiré un missile antichar vers Metula, touchant un bâtiment.

Les frappes de drones israéliens se sont poursuivies mercredi et jeudi soir, ciblant des bâtiments résidentiels.

Le Hezbollah a payé un lourd tribut: en moins de vingt-quatre heures, il a perdu neuf combattants, dont le responsable de terrain Hussein Hadi Yazbek, dans la région de Naqoura.

Mercredi soir, l’armée israélienne a intensifié ses attaques, détruisant avec des drones un immeuble de trois étages à Naqoura.

Parmi les membres du Hezbollah tués figurent Hadi Ali Rida, de Teffahta, Ibrahim Afif Fahs, de Jebchit, et Hussein Ali Mohammed Ghazaleh, d’Adloun, en plus d’Abbas Hassan Jammoul, Hassan Dakik et Mohammed Hadi Obeid.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: deux civils tués dans une région druze 

Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
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  • Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda"
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats

SOUEIDA: Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales.

La situation est tendue dans la province de Soueïda, où vivent de nombreux membres de cette minorité issue du chiisme, depuis des affrontements meurtriers il y a un an, les pires depuis la chute du président Bachar al-Assad fin 2024.

Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda, touchant un tracteur et tuant les deux personnes qui se trouvaient à bord: le conducteur et une femme".

Cette source, qui a requis l'anonymat, a également indiqué que "des affrontements intermittents ont lieu entre la Garde nationale et les forces gouvernementales depuis samedi soir", faisant référence au groupe armé de l'influent chef druze Hikmat al-Hijri.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats.

La deuxième source de sécurité, qui s'est rendue sur le site de la frappe, a dit avoir vu le tracteur "entièrement brûlé", ajoutant que les deux victimes étaient des agriculteurs.

Le gouvernement syrien n'a pas immédiatement réagi à ces informations.

Des factions druzes contrôlent la ville de Soueïda et d'autres secteurs de la province du même nom malgré des tentatives de Damas d'y rétablir son autorité.

Il s'agit de l'une des dernières zones échappant au gouvernement islamiste qui cherche, depuis fin 2024, à unifier le pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre.

Samedi, des groupes armés druzes avaient empêché des élèves de se rendre à leurs examens dans un secteur de la province contrôlé par le gouvernement.

La province de Soueïda avait été le théâtre en juillet 2025 d'affrontements entre combattants druzes et bédouins, qui avaient dégénéré après l'intervention de forces gouvernementales, puis de combattants tribaux en appui aux Bédouins.

Ces violences, les pires depuis fin 2024, avaient fait plus de 2.000 morts, selon l'OSDH. D'après des survivants et des ONG, elles avaient été marquées par de nombreuses exactions visant les druzes.

Damas a récemment annoncé avoir renvoyé plusieurs personnes devant la justice dans le cadre de l'enquête sur ces affrontements.

En 2025, l'armée israélienne avait bombardé des positions gouvernementales, affirmant vouloir protéger la communauté druze, présente aussi en Israël.

Hikmat al-Hijri a déclaré cette semaine que "les druzes étaient partie intégrante de l'Etat d'Israël".


A Tripoli, la Syrie et la Libye officialisent leur rapprochement diplomatique

 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.  (AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne. (AFP)
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  • "Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne"
  • Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi

TRIPOLI: Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.

"Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne", a déclaré le ministre syrien, qui a tenu des discussions avec son homologue libyen par intérim Taher El-Baour et a été reçu par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.

Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

"Cette ambassade assurera le suivi administratif des Syriens qui se sont réfugiés en Libye pendant les années de guerre, à une époque où il n'y avait plus de représentation diplomatique, Tripoli ayant rompu ses relations avec l'ancien régime", a ajouté M. Chaibani.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la communauté syrienne en Libye est estimée à environ 200.000 personnes.

"Nous avons également convenu de renforcer la coordination sécuritaire pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que contre les stupéfiants et les organisations terroristes", a-t-il poursuivi.

Durant les dernières années du conflit en Syrie (2011-2024), la Libye est devenue un terrain d'affrontement entre des forces loyales à Bachar al-Assad et des factions de l'opposition et islamistes syriennes.

Des mercenaires issus des deux camps y ont combattu pour le compte de leurs parrains russes et turcs respectifs, qui soutenaient des camps opposés dans le conflit libyen.

A la mi-août 2025, une délégation dépêchée par Damas avait rouvert l'ambassade de Syrie à Tripoli, fermée depuis 2012, sans toutefois reprendre immédiatement la fourniture de services consulaires.


Les Emirats arabes unis disent avoir fait face à un drone venant d'Iran

Une vue de Dubaï. (AFP)
Une vue de Dubaï. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales
  • Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales, après que Téhéran a dit avoir attaqué une base américaine dans le pays du Golfe.

Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.