Démission du puissant patron du premier lobby des armes américain

Wayne LaPierre, le très influent patron de la National Rifle Association (NRA), premier lobby américain des armes à feu, a annoncé vendredi démissionner (Photo, AFP).
Wayne LaPierre, le très influent patron de la National Rifle Association (NRA), premier lobby américain des armes à feu, a annoncé vendredi démissionner (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 06 janvier 2024

Démission du puissant patron du premier lobby des armes américain

  • Depuis plus de trois décennies, cet inlassable défenseur du droit de porter des armes individuelles est le visage connu de la NRA
  • C'est sous la houlette de Wayne LaPierre que le lobby est devenu extrêmement actif auprès des responsables politiques

WASHINGTON: Wayne LaPierre, le très influent patron de la National Rifle Association (NRA), premier lobby américain des armes à feu, a annoncé vendredi démissionner de son poste à trois jours de l'ouverture à New York de son procès pour corruption.

"Fier de tout ce que nous avons accompli, j'annonce que je démissionne de la NRA", a déclaré l'homme de 74 ans dans un communiqué publié par l'organisation, qui revendique plus de cinq millions de membres.

Depuis plus de trois décennies, cet inlassable défenseur du droit de porter des armes individuelles est le visage connu de la NRA, association affaiblie par des affaires récentes mais qui conserve néanmoins une redoutable emprise sur les élus.

C'est sous la houlette de Wayne LaPierre que le lobby est devenu extrêmement actif auprès des responsables politiques, qu'elle finance ou note défavorablement, parvenant à bloquer au Congrès les propositions de loi qu'elle estime défavorables.

La NRA a par exemple versé des dizaines de millions de dollars à la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.

Wayne LaPierre quitte la tête de la NRA alors qu'il s'apprête à livrer un combat judiciaire contre la procureure de l'Etat de New York, Letitia James, lors d'un procès au civil qui doit s'ouvrir lundi.

Mme James a mené une enquête de 15 mois qui a déclenché un grand déballage embarrassant pour le patron du grand lobby, suspecté de dépenses personnelles somptuaires réglées par la NRA, et autres abus de biens sociaux.

Après avoir tenté en vain d'obtenir la dissolution de la NRA et réclamant parallèlement le retrait de M. LaPierre, la procureure voit donc ce deuxième objectif atteint avant même que ne commence l'audience.

Présenté par ses détracteurs comme un super VRP des armuriers, Wayne LaPierre fait probablement partie des hommes les plus détestés aux Etats-Unis.

Il est au contraire adulé par des millions d'autres Américains qui apprécient ses diatribes visant les milliardaires "socialistes" George Soros ou Michael Bloomberg, les démocrates, les élites d'Hollywood, les universités ou le mouvement Black Lives Matter.

Ses mots, en 2012 après une énième fusillade meurtrière dans une école, avaient marqué: "La seule chose qui peut arrêter un méchant avec une arme, c'est un gentil avec une arme".


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com