Ce que l’attaque meurtrière d’Israël sur un camp de réfugiés de Gaza révèle sur la conduite de l’armée israélienne et le choix de ses armes

Après la frappe aérienne de la veille de Noël sur le camp de réfugiés de Maghazi, qui a fait des dizaines de morts parmi les Palestiniens, l’armée israélienne a qualifié le bombardement d’«erreur regrettable» causée par l’utilisation de «munitions incorrectes». (AFP)
Après la frappe aérienne de la veille de Noël sur le camp de réfugiés de Maghazi, qui a fait des dizaines de morts parmi les Palestiniens, l’armée israélienne a qualifié le bombardement d’«erreur regrettable» causée par l’utilisation de «munitions incorrectes». (AFP)
Des Palestiniens portent le corps d’une femme victime d’une frappe israélienne sur une maison du camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, le 3 janvier 2024. (Reuters)
Des Palestiniens portent le corps d’une femme victime d’une frappe israélienne sur une maison du camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, le 3 janvier 2024. (Reuters)
Après la frappe aérienne de la veille de Noël sur le camp de réfugiés de Maghazi, qui a fait des dizaines de morts parmi les Palestiniens, l’armée israélienne a qualifié le bombardement d’«erreur regrettable» causée par l’utilisation de «munitions incorrectes». (AFP)
Après la frappe aérienne de la veille de Noël sur le camp de réfugiés de Maghazi, qui a fait des dizaines de morts parmi les Palestiniens, l’armée israélienne a qualifié le bombardement d’«erreur regrettable» causée par l’utilisation de «munitions incorrectes». (AFP)
Des Palestiniens blessés lors d’une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, dans la bande de Gaza, le 6 décembre 2023, se font soigner à l’hôpital Al-Aqsa de Deir Balah. (AFP)
Des Palestiniens blessés lors d’une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, dans la bande de Gaza, le 6 décembre 2023, se font soigner à l’hôpital Al-Aqsa de Deir Balah. (AFP)
Des enfants palestiniens déplacés observent, depuis une tente, un homme qui pleure les membres de sa famille tués lors d’une attaque israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, le 25 décembre 2023. (AFP)
Des enfants palestiniens déplacés observent, depuis une tente, un homme qui pleure les membres de sa famille tués lors d’une attaque israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, le 25 décembre 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 07 janvier 2024

Ce que l’attaque meurtrière d’Israël sur un camp de réfugiés de Gaza révèle sur la conduite de l’armée israélienne et le choix de ses armes

  • La frappe aérienne de la veille de Noël sur le camp de réfugiés de Maghazi a fait des dizaines de morts parmi les civils Palestiniens
  • Les autorités israéliennes ont qualifié le bombardement d’«erreur regrettable» causée par l’utilisation de «munitions incorrectes»

LONDRES: Quelques heures avant minuit, la veille de Noël, une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, à l’est de Deir Al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, a fait plus de 70 morts, dont 12 femmes et sept enfants, selon les chiffres de l’hôpital Al-Aqsa, situé à proximité.

L’ONU estime que cette frappe a tué au moins 86 personnes, ce qui en fait l’une des plus meurtrières de toute la guerre, dévastant une zone résidentielle surpeuplée et ensevelissant des familles entières sous des tonnes de décombres.

Le Croissant-Rouge palestinien a mentionné que le travail des équipes de secours a été encore plus entravé par les dégâts causés aux routes entre les camps de Bureij, Maghazi et Nuseirat. En raison de la pénurie de carburant servant à alimenter les machines, les sauveteurs ont dû rechercher les survivants à mains nues.

Des Palestiniens pleurent leurs proches, tués lors d’une frappe israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, lors de funérailles collectives à l’hôpital Al-Aqsa à Deir Al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 25 décembre 2023. (AFP)
Des Palestiniens pleurent leurs proches, tués lors d’une frappe israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, lors de funérailles collectives à l’hôpital Al-Aqsa à Deir Al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 25 décembre 2023. (AFP)

Le 25 décembre, Médecins sans frontières (MSF) a tweeté que l’hôpital Al-Aqsa de Deir Al-Balah avait admis 209 blessés et 131 morts à la suite des frappes de la veille de Noël sur Maghazi et Bureij.

Le Hamas, groupe palestinien qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, a qualifié l’attaque de «massacre horrible» et de «nouveau crime de guerre». Pour sa part, le gouvernement israélien a indiqué que ce bombardement était une «erreur regrettable» causée par l’utilisation de «munitions incorrectes».

Dans un communiqué publié le 28 décembre, l’armée israélienne a déclaré qu’une enquête préliminaire menée par un comité spécial avait révélé que le bombardement avait détruit des bâtiments qui n’étaient pas des cibles militaires, faisant des dizaines de morts et de blessés parmi les civils.

Des hommes récupèrent le corps d’une victime tuée lors d’une attaque israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, le 25 décembre 2023. (AFP)
Des hommes récupèrent le corps d’une victime tuée lors d’une attaque israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, le 25 décembre 2023. (AFP)

L’armée israélienne a ajouté que les «importants dommages collatéraux qui auraient pu être évités» à Maghazi étaient causés par l’utilisation de munitions inappropriées. «Le type de munition ne correspondait pas à la nature de l’attaque», a expliqué un responsable militaire israélien à la chaîne publique Kan.

L’armée a promis «de tirer les leçons de l’incident». Toutefois, dans une interview accordée à Sky News le 29 décembre, Eylon Levy, porte-parole officiel du gouvernement israélien, a affirmé que son gouvernement refusait de s’excuser d’avoir «mené cette campagne visant à traduire en justice le régime terroriste du Hamas.»

Il a souligné que la «guerre contre le Hamas» se poursuivrait jusqu’à ce que le groupe militant se rende et libère les derniers otages qu’il a pris le 7 octobre, lorsqu’il a perpétré des massacres brutaux et une série d’enlèvements dans le sud d’Israël.

Le Hamas a tué environ 1200 personnes, pour la plupart des civils, et pris 240 otages, parmi lesquels de nombreux ressortissants étrangers, dont 110 ont été libérés par la suite dans le cadre d’une série d’échanges d'otages et de prisonniers.

M. Levy a qualifié le meurtre de civils à Maghazi d’«erreur regrettable», ajoutant que les «erreurs» sont «inévitables» en temps de guerre.

Tahani Mustafa, analyste principale spécialiste de la Palestine à l’International Crisis Group, estime que les déclarations officielles de ce type font partie de la stratégie de relations publiques privilégiée par Israël.

«Israël se défend toujours en disant “nous avons commis des erreurs mais nous ne l’avons pas fait exprès" afin d’atténuer la publicité négative qu’Israël reçoit de plus en plus et qui devient de plus en plus difficile à justifier et à dissimuler», a-t-elle indiqué à Arab News

«Ils ont fait ce qu’ils ont fait lorsqu’ils pensaient pouvoir s’en tirer, et lorsqu’ils n’ont pas pu s’en tirer, ils ont fait des déclarations futiles comme celle-ci pour atténuer les retombées sur le plan des relations publiques.»

Dans cette photo prise depuis une position dans le sud d’Israël, le long de la frontière avec la bande de Gaza, de la fumée s’élève au-dessus du territoire palestinien lors d’un bombardement israélien, le 5 janvier 2024. (AFP)
Dans cette photo prise depuis une position dans le sud d’Israël, le long de la frontière avec la bande de Gaza, de la fumée s’élève au-dessus du territoire palestinien lors d’un bombardement israélien, le 5 janvier 2024. (AFP)

«Si l’on se fie aux expériences précédentes, toute enquête interne sera immédiatement abandonnée dès que l’intérêt du public s’estompera», a-t-elle ajouté.

De plus, Maghazi n’est pas le seul camp de réfugiés de Gaza à avoir subi des bombardements israéliens ces dernières semaines, Bureij et Nuseirat ayant également été touchés. Rien que le 29 décembre, les bombardements israéliens dans le centre de Gaza ont tué au moins 100 Palestiniens et en ont blessé 150 autres.

De telles attaques montrent, soit que les erreurs reconnues par l’armée israélienne et les représentants du gouvernement sont courantes, soit que l’armée a une approche cavalière de la vie des civils et du risque de dommages collatéraux.

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a fait part de ses préoccupations concernant le bombardement du centre de Gaza et de ses camps densément peuplés.

Des soldats israéliens positionnés près de la frontière de la bande de Gaza, le 29 décembre 2023, dans le cadre des combats en cours contre le mouvement palestinien Hamas. (Photo, AP)
Des soldats israéliens positionnés près de la frontière de la bande de Gaza, le 29 décembre 2023, dans le cadre des combats en cours contre le mouvement palestinien Hamas. (Photo, AP)

Établi en 1949, le camp de Maghazi comptait à l’origine une population d’environ 2500 habitants, qui s’est ensuite accrue pour atteindre environ 30 000 personnes, selon les statistiques de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa).

Aujourd’hui, en raison du déplacement des familles gazaouies fuyant l’assaut israélien, qui a fait plus de 22 000 morts depuis le 7 octobre, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas, la population du camp s’élève à environ 100 000 personnes.

Si la frappe de la veille de Noël a été la plus meurtrière de l’histoire de Maghazi, elle est loin d’être la première. Les frappes aériennes du 17 octobre, du 5 novembre et du 6 décembre ont également touché le camp densément peuplé, remettant une fois de plus en question la véracité des affirmations israéliennes selon lesquelles la frappe du 24 décembre n’était qu’une erreur ponctuelle.

Lors d’une précédente frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, le 6 décembre 2023, la plupart des 18 Palestiniens décédés et des 20 blessés étaient des enfants. (Photos, AFP)
Lors d’une précédente frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, le 6 décembre 2023, la plupart des 18 Palestiniens décédés et des 20 blessés étaient des enfants. (Photos, AFP)

La première frappe, en octobre, a touché une école gérée par l’Unrwa, tuant six personnes. De même, le ministère de la Santé, dirigé par le Hamas, a précisé que les frappes de novembre avaient fait au moins 45 morts. Selon The Guardian et Al Jazeera, la seule boulangerie du camp a été détruite.

L’armée israélienne poursuit son offensive terrestre, malgré les appels internationaux à un cessez-le-feu immédiat et durable. Les appels de Washington à réduire son agression, ou au moins à donner la priorité à la préservation des vies civiles, semblent également avoir été ignorés.

Le 12 décembre, le président américain Joe Biden a averti qu’en raison de ses «bombardements aveugles» sur Gaza, Israël perdait le soutien de la communauté internationale. Deux jours plus tard, il a déclaré aux journalistes que les forces israéliennes devaient «se concentrer sur la manière de sauver des vies civiles. Elles ne doivent pas cesser de s'en prendre au Hamas, mais doivent faire preuve de plus de prudence.»

Le lendemain de Noël, le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, a annoncé que les forces israéliennes avaient «étendu le combat à la zone connue sous le nom de Camps centraux».

Les organisations humanitaires, les agences de l’ONU et de nombreux médias occidentaux ont confirmé que l’armée israélienne a attaqué des zones qu’elle avait auparavant encouragé les déplacés de Gaza à fuir pour aller dans des régions qu’elle avait désignées comme «sûres».

Une analyse de CNN révèle que l’armée israélienne avait mené des frappes à Rafah, qu’Israël avait précédemment qualifiée de zone sûre pour les réfugiés.

Le rapport du 21 décembre montre aussi que les déclarations israéliennes identifiant les «zones sûres» ou les «zones dangereuses» sont souvent contradictoires et prêtent à confusion.

En raison des perturbations des réseaux d’électricité et de télécommunications causées par le conflit, de nombreux Palestiniens ne sont pas en mesure de consulter les cartes délimitant ces zones, qui ne sont accessibles qu’à l’aide de codes QR imprimés sur des brochures.

Les critiques concernant la conduite de l’armée israélienne à Gaza ne se sont pas limitées à l’intensité des raids aériens et terrestres, mais ont également porté sur le choix des armes et des munitions.

Des soldats israéliens préparent des munitions près d’un obusier d’artillerie automotrice dans le sud d’Israël, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 16 décembre 2023. (AFP)
Des soldats israéliens préparent des munitions près d’un obusier d’artillerie automotrice dans le sud d’Israël, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 16 décembre 2023. (AFP)

Une enquête publiée par le New York Times le 21 décembre révèle que l’armée israélienne a utilisé des bombes de 907 kg fournies par les États-Unis, qui, selon les experts en munitions, ne conviennent pas à une utilisation dans des zones densément peuplées.

Ces bombes ont été larguées dans une région du sud de Gaza où Israël avait ordonné aux civils de se déplacer pour leur «sécurité», d’après l’enquête.

Les habitants de Maghazi ne peuvent qu’espérer une pause dans les combats qui permettrait l’acheminement de l’aide dans le camp, qui a été interrompue par les bombardements réguliers de la région environnante.

Toutefois, le chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, a estimé que l’offensive dans la bande de Gaza durerait «encore de nombreux mois».

 

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 

EN CHIFFRES

86 Nombre de personnes qui ont été tuées lors de l’attaque de Maghazi, chiffre qui, selon certaines estimations, s'élèverait à 106.

33 000 Personnes qui vivaient dans le camp de réfugiés de Maghazi avant le conflit, selon l’ONU.

0,6% Superficie du camp de réfugiés de Maghazi, densément peuplé

22 000+ Nombre de morts à Gaza depuis le 7 octobre, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas.


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.