S&P Global: Les tensions en mer Rouge n’affecteront pas l’approvisionnement de l’Inde en brut russe

L’Inde surveille de près l’évolution de la situation en mer Rouge. (Shutterstock)
L’Inde surveille de près l’évolution de la situation en mer Rouge. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 08 janvier 2024

S&P Global: Les tensions en mer Rouge n’affecteront pas l’approvisionnement de l’Inde en brut russe

  • Selon les données de S&P Global, la Russie a contribué à plus de 35% des importations totales de brut de l’Inde en 2023, soit 1,7 million de barils par jour
  • L’Inde pourrait rechercher des solutions de rechange au Moyen-Orient si les tensions en mer Rouge persistaient

RIYAD: Les tensions persistantes en mer Rouge n’auront pas d’incidence sur les expéditions de brut transitant de la Russie vers l’Inde, selon S&P Global Commodity Insights.

Citant des analystes et des sources commerciales, l’agence basée au Royaume-Uni a déclaré que Moscou était le plus grand fournisseur de brut du pays asiatique en 2023 et que cette tendance devrait se poursuivre au cours des douze prochains mois, malgré les récentes attaques en mer Rouge qui ont renforcé les craintes en matière de détournements et de frais d’expédition plus élevés.

Selon les données de S&P Global, la Russie a contribué à plus de 35% des importations totales de brut de l’Inde en 2023, soit 1,7 million de barils par jour (b/j).

Toutefois, au mois de décembre, les importations indiennes de pétrole brut russe se sont élevées en moyenne à 1,43 million de b/j, soit une baisse de 150 000 b/j par rapport au mois de novembre et une baisse significative de 620 000 b/j par rapport au pic du mois de mai.

Les analystes et les négociants ajoutent qu’un ralentissement au cours des derniers mois, dû à divers facteurs tels que des obstacles au paiement et des retards logistiques et d’expédition, pourrait ne pas avoir de répercussions sur la tendance générale, les raffineurs indiens s’étant habitués aux nombreuses qualités des matières premières en provenance de Russie.

Selon le rapport, la récente baisse est due à l’augmentation des flux au Moyen-Orient, aux problèmes en lien avec les conditions météorologiques dans les ports, à l’entretien renforcé des raffineries et à la surveillance accrue des navires transportant du pétrole en provenance de Russie.

«La demande indienne de brut russe demeure soutenue malgré les menaces en mer Rouge et aucun détournement n’a été recensé jusqu’à présent. Cependant, on s’attend à ce que les volumes de brut américains et latino-américains optent pour la route maritime du cap de Bonne-Espérance», déclare Sumit Ritolia, analyste des raffineries chez S&P Global.

Selon les données de S&P Global Commodities at Sea, la route de la mer Rouge reste l'option privilégiée par les négociants fournissant du brut russe aux raffineurs indiens, sans aucune modification observée dans le trajet.

Vibhuti Garg, directrice pour l’Asie du Sud à l’Institut d’économie énergétique et d’analyse financière, note que l’Inde pourrait rechercher des solutions de rechange au Moyen-Orient si les tensions en mer Rouge persistaient.

«L’Inde tirait profit du pétrole russe à prix réduit, mais dans les circonstances actuelles, même s’il n’y a pas de détournements, les contrats futurs pourraient être compromis et l’Inde pourrait rechercher des approvisionnements alternatifs en provenance du Moyen-Orient», explique Mme Garg.

Le 4 janvier, Hardeep Singh Puri, le ministre indien du Pétrole, a déclaré que son pays surveillait de près l’évolution de la situation en mer Rouge.

Le ministre soutient que les sociétés de raffinage de pétrole ne se sont plaintes d’aucun problème de paiement lors de l’importation de brut de Russie.

«Il n’y a aucun problème de paiement. Les dirigeants indiens n’ont qu’une seule exigence: garantir que le consommateur indien obtienne de l’énergie au prix le plus économique, sans interruption», insiste-t-il.

Dans le même temps, la milice houthie du Yémen a appelé le 7 janvier tous les navires ayant l’intention de transiter par la mer Rouge à les informer à l’avance de leur destination et à déclarer qu’ils n’avaient aucun lien avec Israël pour éviter d’être attaqués.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.


Transport maritime: CMA CGM inaugure le "Notre-Dame", plus grand porte-conteneurs français

L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
  • CMA CGM a baptisé au Havre le "Notre-Dame", le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français et premier d'une série de 10 navires géants, renforçant la souveraineté maritime française
  • Fonctionnant au GNL, ce navire de 400 mètres peut transporter 24.000 conteneurs et assurera les échanges commerciaux entre l'Asie et l'Europe

LE HAVRE: CMA CGM a baptisé jeudi au Havre (Seine-Maritime) le "Notre-Dame", plus gros porte-conteneurs sous pavillon français et le premier d'une série de dix navires géants commandés par l'armateur basé à Marseille.

Long de 400 mètres et plus haut que les tours de la cathédrale parisienne dont il porte le nom, le navire a été inauguré à la mi-journée devant plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles le maire du Havre Édouard Philippe et l'épouse du chef d'Etat Brigitte Macron.

"Je nomme ce navire CMA CGM Notre-Dame. Je souhaite bon vent à son équipage et à tous ceux qui navigueront à son bord", a lancé sa marraine Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture, avant de briser la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque.

Le choix du pavillon français vient d'un engagement pris par le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, devant Emmanuel Macron en novembre 2025.

Alors que les armateurs défendaient un avantage fiscal menacé, M. Saadé avait annoncé l'immatriculation sous pavillon français de ces nouveaux porte-conteneurs, présentés comme une contribution au renforcement de la souveraineté maritime française.

"Dans un monde où les routes maritimes sont de nouveau sous tension, notre mission n'a jamais été aussi essentielle", a déclaré jeudi le patron du troisième armateur mondial.

"À l'heure où la mer redevient un espace d'affirmation et de souveraineté (...), pour la France, dont la prospérité repose en grande partie sur les échanges internationaux, c'est un enjeu direct de compétitivité", a-t-il poursuivi.

Fleuron d'une nouvelle génération de porte-conteneurs géants, le "Notre-Dame" a été commandé pour transporter les marchandises produites par les usines asiatiques vers les consommateurs européens, et pour les produits agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques européens vers l'Asie.

Ce mastodonte des mers, le plus grand du monde à fonctionner grâce au gaz naturel liquéfié (GNL), sort du gigantesque chantier naval Yangzijiang Shipbuilding (YZJ) près de Shanghai, en Chine.

Il peut embarquer 24.000 conteneurs standards, soit l'équivalent de 20.000 camions ou 600 trains de fret, et son équipage est composé en moyenne d'une trentaine de personnes.

Le choix de son nom s'inscrit dans une tradition de séries thématiques adoptée par l'armateur. Pour cette nouvelle génération de porte-conteneurs, CMA CGM a choisi de mettre à l'honneur des symboles du patrimoine français.

Après le "Notre-Dame", le deuxième navire de la série, le "Panthéon", doit rejoindre la flotte en septembre.