Tirs des Houthis vers des navires marchands en mer Rouge

Une capture d'écran d'une séquence publiée par le centre de médias Huthi Ansarullah du Yémen le 19 novembre 2023, montrerait des membres du groupe rebelle lors de la capture d'un cargo lié à Israël dans un endroit indéfini de la mer Rouge. (AFP)
Une capture d'écran d'une séquence publiée par le centre de médias Huthi Ansarullah du Yémen le 19 novembre 2023, montrerait des membres du groupe rebelle lors de la capture d'un cargo lié à Israël dans un endroit indéfini de la mer Rouge. (AFP)
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Publié le Mercredi 03 janvier 2024

Tirs des Houthis vers des navires marchands en mer Rouge

  • Le Commandement militaire américain au Moyen-Orient a indiqué que les Houthis avaient tiré deux missiles balistiques antinavires dans une zone du sud de la mer Rouge
  • Il s'agit du 24e incident du genre depuis la mi-novembre, a précisé le Centcom à la veille d'une réunion, mercredi, du Conseil de sécurité de l'ONU sur le maintien de la paix

DUBAI: Les rebelles yéménites Houthis ont tiré deux missiles mardi soir en direction de navires marchands circulant en Mer Rouge, près du détroit stratégique de Bab el-Mandeb, a confirmé l'armée américaine après de premières indications de l'agence de sécurité maritime britannique (UKMTO).

Dans un premier temps, l'UKMTO avait fait état d'explosions à proximité d'un navire commercial qui circulait dans le sud de mer Rouge, entre les côtes de l'Erythrée et du Yémen, précisant qu'il n'y avait eu aucun dommage et que l'équipage était "sauf".

Dans la foulée, le Commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que les rebelles Houthis avaient tiré deux missiles balistiques antinavires dans une zone du sud de la mer Rouge où se trouvaient de nombreux navires commerciaux "sans faire de dommage".

Il s'agit du 24e incident du genre depuis la mi-novembre, a précisé le Centcom à la veille d'une réunion, mercredi, du Conseil de sécurité de l'ONU sur le maintien de la paix et qui doit, selon la diplomatie française, aborder la question des attaques Houthis en mer Rouge.

Ces dernières semaines, dans la foulée de la guerre entre Israël et le Hamas, les rebelles Houthis ont multiplié les attaques en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb par lequel transite 12% du commerce mondial, d'après la Chambre internationale de la marine marchande (ICS).

Les Houthis, soutenus par l'Iran comme le Hamas palestinien, ont prévenu qu'ils viseraient, en solidarité avec Gaza, des navires naviguant en mer Rouge et ayant des liens avec Israël.

Plusieurs missiles et drones ont été abattus par des navires de guerre américains, français et britanniques qui patrouillent dans la zone.

Selon le Pentagone, les Houthis, qui contrôlent des pans entiers du territoire yéménite, dont la capitale Sanaa, ont lancé des dizaines d'attaques de drones et de missiles, ciblant une dizaine de navires marchands impliquant plus de 35 pays.

Ces attaques, menaçant de perturber les flux du commerce mondial, ont d'ailleurs poussé les Etats-Unis à mettre en place une force multinationale de protection maritime en mer Rouge.

Dimanche, l'armée américaine avait annoncé avoir coulé trois navires des Houthis, après des attaques contre un porte-conteneurs du transporteur danois Maersk. Dix rebelles ont été tués dans cette frappe, selon un porte-parole du mouvement.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.