Yémen: Dix rebelles Houthis tués dans le bombardement américain en mer Rouge

Sur cette image fournie par l'US Navy, le navire de débarquement amphibie USS Carter Hall et le navire d'assaut amphibie USS Bataan transitent par le détroit de Bab al-Mandeb le 9 août 2023. (Photo, US Navy via AP)
Sur cette image fournie par l'US Navy, le navire de débarquement amphibie USS Carter Hall et le navire d'assaut amphibie USS Bataan transitent par le détroit de Bab al-Mandeb le 9 août 2023. (Photo, US Navy via AP)
Des manifestants défilent dans les rues de Sanaa, la capitale du Yémen contrôlée par les Houthis, pour exprimer leur solidarité avec la population de Gaza, le 29 décembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le mouvement Hamas. (Photo, AFP)
Des manifestants défilent dans les rues de Sanaa, la capitale du Yémen contrôlée par les Houthis, pour exprimer leur solidarité avec la population de Gaza, le 29 décembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le mouvement Hamas. (Photo, AFP)
Le destroyer USS Gravely de l’US Navy en patrouille en mer Rouge. (Photo, X: @CENTCOM)
Le destroyer USS Gravely de l’US Navy en patrouille en mer Rouge. (Photo, X: @CENTCOM)
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Publié le Lundi 01 janvier 2024

Yémen: Dix rebelles Houthis tués dans le bombardement américain en mer Rouge

  • Un destroyer américain a abattu samedi deux missiles balistiques antinavires tirés depuis le Yémen
  • Les missiles ont été lancés depuis le territoire contrôlé par les rebelles Houthis, proches de l'Iran, a indiqué le Commandement central américain

WASHINGTON: Dix rebelles Houthis ont été tués dans un bombardement américain qui a coulé leurs navires en mer Rouge où ils attaquaient un porte-conteneurs, ont indiqué dimanche deux sources du port yéménite de Hodeida contrôlé par les Houthis.

"Dix Houthis ont été tués et deux ont été blessés lors de la frappe américaine sur des bateaux Houthis qui tentaient d'intercepter un navire en mer au large de Hodeida", a déclaré une des deux sources.

Les blessés ont été secourus après l'attaque et transportés à l'hôpital et quatre autres personnes ont survécu, selon les sources portuaires ayant parlé à l'AFP sous couvert d'anonymat.

L'armée américaine avait affirmé plus tôt avoir coulé trois navires des rebelles Houthis, après des attaques en mer Rouge d'un porte-conteneurs du transporteur danois Maersk, qui a suspendu pour 48 heures le transit de ses navires dans la zone.

Missiles balistiques antinavires

Visés par des tirs Houthis, des hélicoptères américains "ont riposté en état de légitime défense, coulant trois des quatre petits navires, et tuant les équipages", d'après le Commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué, précisant que le quatrième bateau avait "fui la zone".

Depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas, après l'attaque sanglante menée le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien sur le territoire israélien, les Houthis ont multiplié les attaques en mer Rouge contre des navires qu'ils estiment "liés à Israël", en solidarité avec le territoire palestinien bombardé et assiégé par l'armée israélienne.

Le Maersk Hangzhou, un porte-conteneurs battant pavillon de Singapour, du transporteur danois Maersk, est victime de la "23e tentative d'attaque menée par les Houthis contre des navires internationaux depuis le 19 octobre", a précisé le Centcom.

Premier allié d'Israël, les Etats-Unis patrouillent la mer Rouge, zone stratégique du globe, avec d'autres pays, au sein d'une coalition internationale pour protéger le trafic maritime des attaques des Houthis.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.