Niger: Libération du fils du président déchu Bazoum

Le fils du président nigérien Mohamed Bazoum renversé le 26 juillet par un coup d'Etat, était détenu jusqu'à présent avec son père (Photo, AFP).
Le fils du président nigérien Mohamed Bazoum renversé le 26 juillet par un coup d'Etat, était détenu jusqu'à présent avec son père (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 09 janvier 2024

Niger: Libération du fils du président déchu Bazoum

  • Le Togo est à la manoeuvre depuis quelques semaines pour une médiation avec le régime militaire au pouvoir
  • Mohamed Bazoum reste séquestré dans la résidence présidentielle, depuis le coup d'Etat qui a porté au pouvoir le général Abdourahamane Tiani

NIAMEY: Salem Bazoum, le fils du président nigérien Mohamed Bazoum renversé le 26 juillet par un coup d'Etat, détenu jusqu'à présent avec son père, a été libéré lundi et se trouve au Togo.

Selon une décision du tribunal militaire de Niamey consultée par l'AFP, Salem Bazoum "a bénéficié d'une liberté provisoire du juge d'instruction du tribunal militaire en date du 8 janvier 2024. A charge pour lui de répondre à la justice dès qu'il y sera requis".

Salem Bazoum, 22 ans, était retenu prisonnier avec ses parents depuis le putsch, accusé de "complot ayant pour but de porter atteinte à l'autorité ou la sûreté de l'Etat".

L'entourage proche du président renversé a précisé à l'AFP que Salem Bazoum a quitté Niamey pour Lomé, la capitale du Togo, où il est arrivé lundi soir.

Le Togo est à la manoeuvre depuis quelques semaines pour une médiation avec le régime militaire au pouvoir.

Lundi, le ministre des Affaires étrangères togolais Robert Dussey était à Niamey où il s'est entretenu avec le Premier ministre du régime militaire, Ali Mahaman Lamine Zeine, selon la télévision publique nigérienne.

Il s'était déjà rendu à Niamey mi-décembre et avait affirmé  avoir "convenu du contenu et du timing" d'une transition, avec les nouvelles autorités de Niamey.

Mohamed Bazoum et son épouse Haziza restent eux séquestrés dans la résidence présidentielle, depuis le coup d'Etat qui a porté au pouvoir le général Abdourahamane Tiani.

Plusieurs anciens responsables du gouvernement renversé ont été arrêtés, d'autres sont en exil. Vendredi, l'ancien ministre de l'Energie Ibrahim Yacoubou a été arrêté à son retour à Niamey.

La libération de M. Bazoum est l'une des conditions pour que la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cedeao) allège les lourdes sanctions qu'elle impose depuis le putsch au Niger.

Le 15 décembre, la Cour de justice de la Cedeao avait ordonné sa libération et son retour au pouvoir sous un délai d'un mois.

Mais ces décisions, censées s'imposer aux Etats parties, ne sont pas toujours appliquées par ceux-ci.

Durée de la transition

Et, outre le Togo, d'autres pays ouest-africains ont assoupli leur position face aux autorités nigériennes.

Le Bénin, pays côtier, a par exemple levé la suspension des importations de marchandises transitant vers le Niger et le président Patrice Talon a indiqué vouloir "rétablir rapidement les relations" avec son voisin sahélien.

Le régime militaire au pouvoir à Niamey a de son côté évoqué une transition de trois ans.

Il a démarré le 1er janvier des concertations régionales, prélude à un "dialogue national" pour notamment fixer la durée précise de cette transition.

Le Niger fait face à un défi sécuritaire avec des violences djihadistes meurtrières, notamment dans sa partie ouest, près de la frontière du Burkina et du Mali, eux aussi touchés par des attaques récurrentes.

Les trois pays, dirigés par des militaires ayant pris le pouvoir par des coups d'Etat entre 2020 et 2023, se sont rapprochés pour former l'Alliance des Etats du Sahel.

Ils ont choisi de diversifier leurs partenariats internationaux et entretiennent notamment des relations exécrables avec Paris. Tous trois ont chassé les militaires français engagés dans la lutte anti-djihadiste de leur sol.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Short Url
  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
Short Url
  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
Short Url
  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."