France: Gabriel Attal, une vie autour de Saint-Germain-des-Prés

Cette combinaison de photographies créées le 11 janvier 2024 montre les membres du cabinet du nouveau Premier ministre Gabriel Attal (en haut à gauche) après l'annonce de sa nomination. (Photo AFP)
Cette combinaison de photographies créées le 11 janvier 2024 montre les membres du cabinet du nouveau Premier ministre Gabriel Attal (en haut à gauche) après l'annonce de sa nomination. (Photo AFP)
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Publié le Samedi 13 janvier 2024

France: Gabriel Attal, une vie autour de Saint-Germain-des-Prés

  • «Attal, il n’a traversé qu’une fois la rue, entre le VIe et le VIIe arrondissement», a asséné cette semaine devant quelques journalistes son ancienne camarade de Sciences-Po, la députée européenne Insoumise Manon Aubry
  • «Je n'ai pas à renier ou à m'excuser pour ce choix qu'ont fait mes parents à l'époque, comme des millions de parents le font chaque année», disait-il en juillet dernier, tout juste nommé ministre de l'Education

PARIS : La rive gauche de Paris, Saint-Germain-des-Prés, ses écoles et universités prestigieuses. C'est là que Gabriel Attal a posé les fondations d'une carrière fulgurante qui vient de le propulser au rang de Premier ministre français, alimentant les critiques sur une jeunesse aussi privilégiée que déconnectée.

«Attal, il n’a traversé qu’une fois la rue, entre le VIe et le VIIe arrondissement», a asséné cette semaine devant quelques journalistes son ancienne camarade de Sciences-Po, la députée européenne Insoumise Manon Aubry, instruisant le procès fait à gauche à ce fils de producteur de cinéma.

«On ne peut pas dire qu'il a beaucoup travaillé, qu'il a beaucoup été confronté aux difficultés des Françaises et des Français», a abondé Manuel Bompard, coordinateur des Insoumis, sur BFMTV-RMC.

Gabriel Attal grandit dans les XIIIe et XIVe arrondissements de Paris et effectue toute sa scolarité à l’École alsacienne, prestigieux établissement privé du VIe arrondissement, proche du Quartier latin. L'un de ceux où se retrouvent les enfants de familles aisées, convaincues aussi que c'est là que se forme et se croise la future élite de la nation.

Élu conseiller municipal à 25 ans, nommé secrétaire d'État à 29 ans, Premier ministre à 34 ans, Gabriel Attal en fait assurément partie.

Un parcours assumé. «Je n'ai pas à renier ou à m'excuser pour ce choix qu'ont fait mes parents à l'époque, comme des millions de parents le font chaque année», disait-il en juillet dernier, tout juste nommé ministre de l'Education.

A deux pas du Boulevard Montparnasse et près des jardins du Luxembourg, l'école a vu passer sur ses bancs des personnalités célèbres, comme l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, l'écrivain nobelisé André Gide ou encore Élisabeth Badinter.

À l'époque, le futur chef du gouvernement y côtoie notamment l'avocat franco-espagnol Juan Branco, avec qui il entretient depuis une très vive inimitié. C'était un «très bon élève, d'une grande maturité, sérieux et très discret», se souvient Carole Orsoni, ancienne conseillère principale d'éducation du lycée.

-«Commencer par le théâtre»-

S'il attrape très tôt le virus de la politique - il a adhéré en 2006, à 17 ans, au Parti socialiste pour soutenir Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 -, Gabriel Attal s'imagine d'abord en star du grand écran.

«Papa travaille dans le cinéma et m’a dit que si on voulait être un acteur célèbre, il fallait commencer par le théâtre», explique-t-il à l'âge de 9 ans aux caméras de la télévision publique France 3, lors d'un reportage sur l'École alsacienne.

Une fois le bac en poche, le jeune homme ne s'éloignera que de quelques stations de métro pour intégrer en 2007 Sciences-Po Paris.

Depuis la célèbre école dont il sortira avec un master en affaires publiques, il peut facilement se rendre à l'Assemblée nationale, où il effectue en 2008 un stage auprès de la députée socialiste Marisol Touraine, future ministre des Affaires sociales sous le quinquennat de François Hollande (2012-2017).

Gabriel Attal a rencontré l'élue par l'intermédiaire de sa fille, qui fréquentait aussi les bancs de l'École alsacienne. Leur collaboration durera. «Il a travaillé pour moi sans discontinuer de 2011 à 2017. Il a gravi les échelons y compris dans mon équipe», a précisé Mme Touraine cette semaine dans l'hebdomadaire Paris Match, louant «son sens de la politique incroyable».

Elu député des Hauts-de-Seine en 2017, Gabriel Attal s'est hissé avec une rapidité inédite au sommet du monde politique. Sans jamais quitter ou presque ce petit triangle de la rive gauche de Paris, qui abrite nombre de ministères, selon ses détracteurs.

Mais il fait peu de doutes que son ambition le pousse à voir encore plus haut... quitte à cette fois traverser la Seine, et rejoindre le VIIIe arrondissement où se trouve l'Elysée.

«Moi, j'ai dit, Gaby président», scandait en 2011 l'un de ses camarades de Sciences-Po alors qu'ils participaient tous les deux à une émission de télévision dédiée à la jeunesse. À l'époque, le principal intéressé mimait un «non» en souriant.


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".


Canicule: vigilance orange levée dans les six derniers départements concernés

Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
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  • Les six derniers départements en vigilance orange canicule repassent au jaune, mettant fin au 5e épisode caniculaire depuis mai
  • Encore chaud mercredi, le temps se rafraîchira nettement jeudi avec pluies et orages

PARIS: Les six derniers départements en vigilance orange canicule (Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Gard, Var et Vaucluse) sont redescendus en jaune mardi matin, a indiqué Météo-France dans son bulletin de 06H00, marquant ainsi la fin du cinquième épisode caniculaire depuis mai.

"Sur la plupart des départements de la région PACA, sur la Corse ainsi que sur les départements rhodaniens, les conditions caniculaires caractérisées par la vigilance orange +Canicule+ auront duré environ trois semaines", précise l'institut météorologique.

"Cet après-midi de mardi sera encore chaude avec souvent de 34 à 37°C avant une nuit de mardi à mercredi plus fraîche que la précédente hors zones littorales", indique Météo-France dans son dernier point.

"L'après-midi de mercredi sera encore chaude avant une nette baisse des températures jeudi s'accompagnant d'une dégradation pluvieuse et orageuse", prévoit encore l'organisme.