Affaire Delon: Hiromi Rollin dénonce une «tentative d'homicide» sur l'acteur

L'acteur français Alain Delon (à droite), sa compagne et assistante Hiromi Rollin (au centre) et son fils Anthony Delon arrivent aux obsèques de l'acteur français Jean-Paul Belmondo à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris le 10 septembre 2021. (Photo Thomas Coex AFP)
L'acteur français Alain Delon (à droite), sa compagne et assistante Hiromi Rollin (au centre) et son fils Anthony Delon arrivent aux obsèques de l'acteur français Jean-Paul Belmondo à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris le 10 septembre 2021. (Photo Thomas Coex AFP)
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Publié le Dimanche 14 janvier 2024

Affaire Delon: Hiromi Rollin dénonce une «tentative d'homicide» sur l'acteur

  • L'avocat de Hiromi Rollin estime que «le traitement permettant de stabiliser le développement du lymphome dont est atteint Alain Delon ne lui a pas été administré depuis juillet 2023, soit plus de six mois»
  • «Les enfants de Monsieur Alain Delon ne pouvaient ignorer que l'arrêt du traitement contre le lymphome aurait pour conséquence immédiate la dégradation de son état de santé et que cela précipiterait le décès de leur père», dénonce encore l'avocat

ORLÉANS, France : L'avocat de Hiromi Rollin, qui se présente comme la compagne d'Alain Delon, a estimé dans un courrier transmis à la justice que les décisions prises par les enfants de l'acteur pouvaient «caractériser des faits de tentative d'homicide volontaire».

Vendredi, Me Yassine Bouzrou, conseil de Hiromi Rollin, a transmis un courrier de six pages demandant l'ouverture d'une enquête au procureur de Montargis, non loin de la résidence de Douchy (Loiret) où vit l'acteur, âgé de 88 ans et à la santé déclinante depuis un AVC en 2019.

«Madame Rollin est particulièrement inquiète et choquée des échanges entre les enfants révélés ce jour par voie de presse, raison pour laquelle elle a décidé de porter à votre connaissance les faits de tentative d'homicide volontaire dont elle soupçonne la commission», peut-on lire dans ce courrier révélé par le Figaro et le Parisien, que l'AFP a pu consulter samedi.

Me Bouzrou estime que «le traitement permettant de stabiliser le développement du lymphome dont il est atteint ne lui a pas été administré depuis juillet 2023, soit plus de six mois».

Aussi, «la dégradation rapide et grave de son état de santé apparait ainsi directement liée à ce défaut de suivi de traitement», dénonce Me Bouzrou.

«Il résulte de ces éléments que les enfants de Monsieur Alain Delon ne pouvaient ignorer que l'arrêt du traitement contre le lymphome aurait pour conséquence immédiate la dégradation de son état de santé et que cela précipiterait le décès de leur père», dénonce encore l'avocat de Hiromi Rollin.

Cette dernière avait été expulsée du domicile de Douchy le 5 juillet 2023 par les trois enfants d'Alain Delon, qui avaient également porté plainte contre elle notamment pour violence sur personne vulnérable et abus de faiblesse sur leur père. Ces plaintes ont été classées sans suite.

-traitements vitaux-

«Il ne s’agit pas simplement de questionnement sur un éventuel arrêt d’un traitement: il s’agit de la décision gravissime d’arrêter un traitement vital sans l’avis des médecins d’où la qualification juridique retenue», a expliqué samedi à l'AFP Me Bouzrou.

Vendredi, le procureur de Montargis Jean-Cédric Gaux avait annoncé avoir mandaté un médecin pour évaluer l'état de santé d'Alain Delon en vue d'une éventuelle mesure de protection judiciaire demandée par l'acteur et son fils Anthony.

L'entourage d’Anouchka Delon a réagi auprès de l’AFP estimant que la fille de l'acteur déplorait «être visée par cette dénonciation d'Hiromi Rollin».

«Dans le signalement au procureur par l'avocat d'Alain Delon, il est fait état de plusieurs dizaines de messages qui montrent qu'Anouchka déplore l'arrêt du suivi par les médecins suisses, et qu'elle demande un traitement adapté à l'état de santé de son père».

Dans un communiqué, Me Christophe Ayela, avocat d'Alain Delon, a déclaré que «le fait que le procureur ait demandé une expertise médicale était une réponse adéquate à notre signalement. La dénonciation de Me Bouzrou va dans le même sens. Alain Delon doit reprendre des traitements qui sont vitaux pour lui».

Depuis plus d'une semaine, les trois enfants de la star se déchirent, dans les médias ou par des actions en justice.

Ses fils, Anthony, 59 ans, et Alain-Fabien, 29 ans, estiment que Delon est manipulé par leur soeur, Anouchka, 33 ans, qui leur aurait caché son état de santé. Et souhaiterait le ramener en Suisse pour éviter de payer trop d'impôts sur l'héritage, accuse Anthony.

Anouchka, elle, reproche à ses frères de mettre en péril la vie de l'acteur de «La Piscine» et du «Guépard» et affirme avoir voulu emmener leur père en Suisse pour qu'il puisse continuer à y être soigné.


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.