Un missile tiré par les Houthis touche un navire au sud-est d’Aden, au Yémen

Un hélicoptère militaire Houthi survole le cargo Galaxy Leader dans la mer Rouge sur cette photo. (Dossier/Reuters)
Un hélicoptère militaire Houthi survole le cargo Galaxy Leader dans la mer Rouge sur cette photo. (Dossier/Reuters)
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Publié le Lundi 15 janvier 2024

Un missile tiré par les Houthis touche un navire au sud-est d’Aden, au Yémen

  • «Un incident a été signalé à 95 milles marins au sud-est d’Aden, au Yémen. Selon le capitaine, le côté bâbord du navire a été touché depuis le haut par un missile», a indiqué l’UKMTO
  • Les habitants du district de Jahaf ont signalé une explosion massive lundi après la chute d’un missile balistique dans une zone montagneuse du district

AL-MUKALLA: L’organisation UK Maritime Trade Operations (UKMTO) a déclaré avoir reçu des informations selon lesquelles un missile aurait touché un navire au sud-est de la ville d’Aden, dans le sud du Yémen, peu après que des habitants de la province centrale d’Al-Bayda et de la province voisine d’Abyan ont signalé avoir vu un missile tiré depuis une zone contrôlée par les Houthis.

«Un incident a été signalé à 95 milles marins au sud-est d’Aden, au Yémen. Selon le capitaine, le côté bâbord du navire a été touché depuis le haut par un missile», a indiqué l’UKMTO.

Cet avertissement est intervenu environ une heure après que des habitants du district de Lawdar, à Abyan, proche du site supposé de lancement du missile, ont affirmé avoir vu un missile lancé depuis le territoire contrôlé par les Houthis dans la région de Mukayras, à Al-Bayda, survoler leurs quartiers.

«Le missile a été lancé vers 15h55 depuis une position montagneuse tenue par les Houthis à Mukayras, et les habitants ont entendu une explosion et observé de la fumée de missile dans le ciel», a précisé par téléphone à Arab News Mohsen al-Markhi, un journaliste de Lawdar.

Un autre missile tiré par les Houthis a explosé près d’un village dans la province méridionale d’Ad Dali’ lundi, quelques heures seulement après que les États-Unis ont abattu un missile des Houthis visant un navire de la marine américaine en mer Rouge.

Les habitants du district de Jahaf ont signalé une explosion massive lundi après la chute d’un missile balistique dans une zone montagneuse du district. 

Ils ont envoyé à Arab News une vidéo montrant une grosse boule de poussière et de fumée s’élevant du site après l’explosion du missile.

D’après les habitants, le missile ne visait pas leurs quartiers et a atterri avant d’atteindre sa cible.

Selon le site d’information du ministère de la Défense du Yémen, le missile balistique a été tiré depuis le village d’Al-Jaefri à Ad Dali’, contrôlé par les Houthis, et a explosé dans une zone située entre deux petits villages de Jahaf.

Depuis le début des attaques des Houthis en mer Rouge en novembre, des habitants du Yémen, principalement ceux qui vivent dans les territoires contrôlés par les Houthis ou à proximité, ont déclaré avoir vu des missiles et des drones des Houthis survoler leur région, tandis que d’autres ont explosé près de leurs fermes après avoir raté leurs cibles.

La dernière attaque fait suite à l’annonce par le commandement central américain qu’un missile antinavire lancé par les Houthis a été abattu par un avion de chasse américain près de la ville côtière de Hodeïda, au Yémen, avant d’atteindre sa cible, le destroyer naval USS Laboon.

Vendredi, les Houthis ont promis de riposter aux raids américains et britanniques sur les régions qu’ils contrôlent, ajoutant qu’ils ne reculeraient pas devant les attaques contre les navires à destination d’Israël en mer Rouge.

Selon les Houthis, leurs efforts visent à inciter Israël à lever le siège de Gaza.

À Sanaa, les Houthis ont indiqué que le président iranien, Ebrahim Raïssi, avait appelé le chef du Conseil politique suprême de la milice, Mahdi al-Mashat, pour dénoncer les frappes britanniques et américaines sur le Yémen et les exhorter à poursuivre leurs attaques contre les navires en route vers Israël via la mer Rouge.

Selon l’agence de presse officielle des Houthis, M. Raïssi aurait dit à M. Al-Mashat que «la décision du Yémen de protéger la navigation internationale et d’interdire le passage aux navires israéliens ou à ceux qui se rendent en Palestine occupée est courageuse et prudente».

Mohammed Ali al-Houthi, chef du Comité révolutionnaire suprême de la milice, a précisé que de nombreux navires les avaient informés de leur destination et leur avaient signalé qu’ils n’avaient aucun lien avec Israël lorsqu’ils traversaient la mer Rouge afin d'éviter les attaques, conformément aux instructions données par les Houthis la semaine dernière. Il a appelé tous les autres navires à faire de même.

«Nous saluons les navires qui traversent la mer Rouge, Bab al-Mandab et la mer d’Arabie et qui annoncent: “Nous n’avons aucune relation avec Israël”», a écrit M. Al-Houthi dans une publication sur X.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.

 


Syrie: deux civils tués dans une région druze 

Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
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  • Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda"
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats

SOUEIDA: Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales.

La situation est tendue dans la province de Soueïda, où vivent de nombreux membres de cette minorité issue du chiisme, depuis des affrontements meurtriers il y a un an, les pires depuis la chute du président Bachar al-Assad fin 2024.

Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda, touchant un tracteur et tuant les deux personnes qui se trouvaient à bord: le conducteur et une femme".

Cette source, qui a requis l'anonymat, a également indiqué que "des affrontements intermittents ont lieu entre la Garde nationale et les forces gouvernementales depuis samedi soir", faisant référence au groupe armé de l'influent chef druze Hikmat al-Hijri.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats.

La deuxième source de sécurité, qui s'est rendue sur le site de la frappe, a dit avoir vu le tracteur "entièrement brûlé", ajoutant que les deux victimes étaient des agriculteurs.

Le gouvernement syrien n'a pas immédiatement réagi à ces informations.

Des factions druzes contrôlent la ville de Soueïda et d'autres secteurs de la province du même nom malgré des tentatives de Damas d'y rétablir son autorité.

Il s'agit de l'une des dernières zones échappant au gouvernement islamiste qui cherche, depuis fin 2024, à unifier le pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre.

Samedi, des groupes armés druzes avaient empêché des élèves de se rendre à leurs examens dans un secteur de la province contrôlé par le gouvernement.

La province de Soueïda avait été le théâtre en juillet 2025 d'affrontements entre combattants druzes et bédouins, qui avaient dégénéré après l'intervention de forces gouvernementales, puis de combattants tribaux en appui aux Bédouins.

Ces violences, les pires depuis fin 2024, avaient fait plus de 2.000 morts, selon l'OSDH. D'après des survivants et des ONG, elles avaient été marquées par de nombreuses exactions visant les druzes.

Damas a récemment annoncé avoir renvoyé plusieurs personnes devant la justice dans le cadre de l'enquête sur ces affrontements.

En 2025, l'armée israélienne avait bombardé des positions gouvernementales, affirmant vouloir protéger la communauté druze, présente aussi en Israël.

Hikmat al-Hijri a déclaré cette semaine que "les druzes étaient partie intégrante de l'Etat d'Israël".