Financement du terrorisme: Une des journalistes jugées dit avoir agi par «humanité»

Les journalistes sont jugées pour "financement du terrorisme", pour avoir envoyé de l'argent à des djihadistes français afin de les aider à quitter les rangs de l'Etat islamique (Photo, AFP).
Les journalistes sont jugées pour "financement du terrorisme", pour avoir envoyé de l'argent à des djihadistes français afin de les aider à quitter les rangs de l'Etat islamique (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 17 janvier 2024

Financement du terrorisme: Une des journalistes jugées dit avoir agi par «humanité»

  • Les deux journalistes sont poursuivies devant le tribunal correctionnel pour avoir transféré des fonds pour payer des passeurs, et ainsi faire sortir plusieurs femmes de Syrie ou d'Irak
  • Les trois autres prévenus sont les mères et le beau-père de djihadistes français, qui ont envoyé plusieurs milliers d'euros à leurs enfants radicalisés

PARIS: L'une des deux journalistes jugées à Paris pour "financement du terrorisme", pour avoir envoyé de l'argent à des djihadistes français afin de les aider à quitter les rangs de l'Etat islamique (EI), a admis mardi être "sortie du cadre" de son métier, mais par "humanité", et a réfuté tout délit.

"Lier le mot terrorisme à mon nom est inacceptable", a dit Céline M., 44 ans. Avec sa consoeur Edith B., 43 ans - les deux femmes ont écrit ensemble un livre-enquête sur les Françaises ayant rejoint l'EI -, elle est poursuivie devant le tribunal correctionnel pour avoir transféré des fonds pour payer des passeurs, et ainsi faire sortir plusieurs de ces femmes de Syrie ou d'Irak.

"Nous avons agi par humanité. (...) Nous avons été des journalistes courageuses. Qui sont sorties du cadre, certes, mais pour sauver des vies, pas pour financer le terrorisme", a ajouté Céline M.

La prévenue a évoqué ses efforts pour sauver la djihadiste Mélina Boughedir, qui à la mi-2017 était bloquée en pleine guerre avec ses quatre enfants à Mossoul, dans des conditions très précaires. Elle purge aujourd'hui en Irak une peine de prison à perpétuité pour avoir rejoint l'EI.

"Je suis sensible à la détresse des gens", a affirmé la journaliste, soulignant que, sans son intervention, les quatre enfants de Mme Boughedir seraient "probablement morts avec leur mère en Irak". Aujourd'hui rapatriés en France, "ils ne deviendront pas nos ennemis de demain, en tout cas il y a moins de risques", a-t-elle fait valoir.

Six personnes sont poursuivies dans ce procès, prévu jusqu'au 24 janvier.

Un ancien avocat, Bruno V., qui à l'époque des faits défendait plusieurs djihadistes français, se voit reprocher d'avoir "collecté" 37.000 euros en 2017 en faveur de Mme Boughedir et de son mari Maximilien Thibaut, également combattant de l'EI. Il conteste lui aussi toute intention de financer l'organisation djihadiste.

Les trois autres prévenus sont les mères et le beau-père de djihadistes français, qui ont envoyé plusieurs milliers d'euros à leurs enfants radicalisés.

On reproche également à ces deux mères, Valérie B. et Anne S., d'avoir détourné dans ce but, ou pour leur profit personnel, des fonds appartenant à des associations de parents en détresse, qu'elles avaient fondées, et qui ont bénéficié d'importantes subventions publiques.

Sur ce point, "oui j'ai fait n'importe quoi", a reconnu Valérie B., qui aurait ainsi détourné quelque 50.000 euros selon l'accusation. Sa fille avait 16 ans lorsqu'elle a rejoint la Syrie fin 2013. Elle y est morte dans un bombardement en 2019.

Très investie dans des associations de parents d'enfants radicalisés, Mme B. a raconté ses contacts avec des représentants du gouvernement, dans la période 2015-2017. L'un d'eux - une conseillère ministérielle - lui aurait même donné son accord verbal à l'utilisation de subventions publiques pour financer des passeurs, selon elle.

Une autre mère, Anne S., est soupçonnée d'avoir détourné 11.000 euros au détriment d'associations - dont une partie a servi à payer ses arriérés de loyers. Elle a déclaré ne pas regretter d'avoir aidé financièrement ses deux enfants partis en Syrie.

"Ils étaient otages de ce groupe terroriste que je condamne fermement", a-t-elle fait valoir. Elle rend désormais visite une fois par mois à sa fille, rentrée en France en 2022 et incarcérée, et à ses petits-enfants, placés dans un foyer.


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

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PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.