Algérie: 12 ans de prison pour «Madame Maya», la «fille cachée» de Bouteflika

Mais son réseau d'influence s'est effondré avec la chute du président Bouteflika en avril 2019, chassé du pouvoir après vingt ans par un soulèvement populaire, le Hirak. (AFP)
Mais son réseau d'influence s'est effondré avec la chute du président Bouteflika en avril 2019, chassé du pouvoir après vingt ans par un soulèvement populaire, le Hirak. (AFP)
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Publié le Jeudi 31 décembre 2020

Algérie: 12 ans de prison pour «Madame Maya», la «fille cachée» de Bouteflika

  • Cette condamnation prononcée par un tribunal de Tipaza, près d'Alger, confirme la peine infligée en première instance mi-octobre par un tribunal algérois
  • La quinquagénaire a reconnu lors de son procès avoir obtenu des avantages pour concrétiser ses projets d'investissement après l'intervention de M. Bouteflika mais elle a nié avoir prétendu être sa fille

«Madame Maya», une femme d'affaires algérienne ayant prétendu être la fille du président déchu Abdelaziz Bouteflika, a été condamnée en appel jeudi à douze ans de prison pour blanchiment d'argent entre autres, rapporte l'agence de presse officielle APS.

Cette condamnation prononcée par un tribunal de Tipaza, près d'Alger, confirme la peine infligée en première instance mi-octobre par un tribunal algérois.  

Elle est assortie «d'une amende de six millions de dinars (40 000 euros, NDLR) et de la saisie de ses biens», a précisé l'APS.

Zoulikha Nachinache, de son vrai nom, a notamment été reconnue coupable de blanchiment d'argent, trafic d'influence, dilapidation de deniers publics et de transfert illicite de devises vers l'étranger.

La quinquagénaire a reconnu lors de son procès avoir obtenu des avantages pour concrétiser ses projets d'investissement après l'intervention de M. Bouteflika mais elle a nié avoir prétendu être sa fille.

Le parquet avait requis en appel une peine de quinze ans de prison à son encontre et de dix ans contre ses deux filles, Imène et Farah. Ces dernières ont finalement écopé de cinq ans.

Inconnue du grand public avant cette affaire, «Mme Maya» a bâti une fortune colossale sur une rumeur faisant d'elle la «fille cachée» de l'ancien chef d'Etat algérien et largement relayée par l'entourage de celui-ci. Elle a ainsi bénéficié de nombreux privilèges et de la protection de hauts responsables.

Mais son réseau d'influence s'est effondré avec la chute du président Bouteflika en avril 2019, chassé du pouvoir après vingt ans par un soulèvement populaire, le Hirak.

La justice algérienne a lancé une série d'enquêtes pour corruption après ce départ forcé. Les condamnations en série à de lourdes peines ont dévoilé l'ampleur des fortunes amassées par l'entourage de l'ancien chef d'Etat.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

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BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com