Rennes: 8 à 16 ans de prison pour sept Irakiens après le meurtre d'un passeur

Le procès de sept hommes originaires d’Irak, accusés du meurtre d’un Irakien de 35 ans en 2020 en périphérie du Mans sur fond de règlement de comptes entre groupes de passeurs, s’est ouvert mercredi (Photo d'illustration, AFP).
Le procès de sept hommes originaires d’Irak, accusés du meurtre d’un Irakien de 35 ans en 2020 en périphérie du Mans sur fond de règlement de comptes entre groupes de passeurs, s’est ouvert mercredi (Photo d'illustration, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 27 janvier 2024

Rennes: 8 à 16 ans de prison pour sept Irakiens après le meurtre d'un passeur

  • L'accusation avait requis des peines de 16 à 25 ans de réclusion contre ces sept hommes
  • Aucun de ces sept hommes, assistés par des traducteurs, n'a reconnu les faits pour lesquels ils comparaissaient depuis le 17 janvier

RENNES: Sept hommes originaires d’Irak, accusés du meurtre d’un Irakien de 35 ans en 2020 près du Mans sur fond de règlement de comptes entre groupes de passeurs, ont été condamnés vendredi à Rennes à des peines de huit à 16 ans de réclusion.

L'accusation avait requis des peines de 16 à 25 ans de réclusion contre ces sept hommes, poursuivis pour le meurtre en bande organisée d'un homme considéré comme l'un des principaux acteurs du trafic de migrants dans la région du Mans.

La cour d'assises d'Ille-et-Vilaine a finalement estimé qu'ils n'avaient pas eu l'intention de tuer la victime, abattue d'une balle alors que plusieurs hommes avaient ouvert le feu sur une ancienne scierie désaffectée squattée par des migrants près du Mans en janvier 2020.

La cour a requalifié les faits en violences ayant entraîné la mort avec la circonstance aggravante de la réunion. La peine maximale encourue, initialement la perpétuité, a été réduite à 20 ans.

Aucun de ces sept hommes, assistés par des traducteurs, n'a reconnu les faits pour lesquels ils comparaissaient depuis le 17 janvier.

Parmi ces accusés figurent deux frères.

La peine la plus lourde, 25 ans, avait été requise contre le plus âgé, né en 1991, qui a quitté l'Irak vers 16 ans pour partir seul en Europe par le biais de passeurs.

Déjà condamné à deux reprises en France, en 2015 et 2018, dans des affaires liées à des trafics de migrants, il a cette fois écopé d'une peine de 16 ans, tout comme le commanditaire de l'expédition punitive.

Le plus jeune frère, né en 1999, arrivé en Allemagne en 2015 et jamais condamné en France, se voit infliger une peine de 11 ans de réclusion.

"Tous les protagonistes avaient un problème avec la victime", avait résumé le juge.

Ce n'est pas la première fois que les tribunaux rennais jugent des affaires de passeurs présumés sur fond de luttes pour le contrôle des aires d'autoroute où des migrants s'embarquent dans des camions pour gagner l'Angleterre.

En mars 2022, trente personnes de nationalité irakienne avaient été jugées devant le tribunal correctionnel pour trafic de migrants vers la Grande-Bretagne. Vingt-sept avaient été condamnées à des peines d'emprisonnement.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
Short Url
  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Short Url
  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
Short Url
  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.