1,5 million de voitures électriques neuves vendues en Europe en 2023, en hausse de 37%

Comme la vente de voitures à moteur thermique neuves va être interdite en Europe en 2035, tous les groupes automobiles ont musclé leur offre de voitures hybrides et électriques. (AFP)
Comme la vente de voitures à moteur thermique neuves va être interdite en Europe en 2035, tous les groupes automobiles ont musclé leur offre de voitures hybrides et électriques. (AFP)
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Publié le Jeudi 18 janvier 2024

1,5 million de voitures électriques neuves vendues en Europe en 2023, en hausse de 37%

  • Les ventes européennes de voitures neuves ont rebondi de 13,9% en 2023, portées par les voitures hybrides et électriques, mais aussi par les modèles à essence
  • Les marchés français, italien et espagnol ont notamment affiché des hausses à deux chiffres par rapport à 2022

PARIS: Après trois années compliquées, la fin de la pénurie de pièces électroniques a permis à l'industrie automobile de se reprendre un peu: en 2023, les ventes de voitures neuves ont rebondi de 13,9% en Europe, portées par les modèles hybrides et électriques, mais aussi par les voitures à essence.

Les livraisons ont repris et les commandes sont honorées, mais on reste loin des niveaux d'avant-Covid. Le marché est resté globalement morose en 2023, ralenti par l'inflation, notamment sur la fin de l'année.

Dans le détail, les marchés français, italien et espagnol ont notamment affiché des hausses à deux chiffres par rapport à 2022, a annoncé jeudi l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

L'Allemagne a marqué un coup d'arrêt en décembre (-23% sur un an) avec la fin subite des bonus à l'achat pour les voitures électriques. Mais le premier marché du continent progresse tout de même de 7,3% en 2023.

Les voitures hybrides ont profité en priorité de la reprise, avec plus de 2,7 millions d'unités vendues (+29,5% sur un an), captant désormais plus d'un quart du marché (25,8%).

Près de l'UE, les hybrides ont aussi dopé le marché britannique, qui s'est repris de 17,9% par rapport à 2022, avec 1,9 million de voitures neuves vendues l'année dernière.

Les hybrides rechargeables, ces véhicules équipés d'un moteur thermique et d'une petite batterie électrique rechargeable sur une borne, ont vu leurs ventes reculer pour la première fois, à 813.000 unités (-7%), touchées par le retrait de subventions dans plusieurs pays.

L'électrique devant le diesel

Les voitures électriques ont poursuivi leur conquête (+37% sur un an). Avec 14,6% de part de marché, elles dépassent pour la première fois sur une année entière le diesel (13,6%), qui continue de baisser.

Les voitures à batterie ne représentaient que 9,1% des ventes en 2021 et 1,9% en 2019.

Le pionnier américain de l'électrique Tesla a notamment vu ses ventes quasiment doubler en Europe en 2023. Avec 279.000 voitures vendues et sa gigantesque usine de SUV près de Berlin, il dépasse des constructeurs historiques comme Volvo ou Nissan.

Comme la vente de voitures à moteur thermique neuves va être interdite en Europe en 2035, tous les groupes automobiles ont musclé leur offre de voitures hybrides et électriques.

L'année 2024 devrait être marquée par l'arrivée de modèles à batterie moins chers, comme la Citroën ë-C3 et la nouvelle Renault 5 proposées autour de 25.000 euros, ainsi que les modèles de concurrents chinois comme MG et BYD.

Les voitures à essence ne sont pas battues pour autant: elles restent leader du marché et ont su également profiter de son rebond en 2023 (+10,6% sur un an), notamment en Italie, en Allemagne, en France ou en Belgique.

Elles représentent 35,3% des ventes européennes, avec 3,7 millions d'unités.

Le rebond du marché européen a été porté par son leader, le groupe Volkswagen, avec 2,8 millions de voitures vendues (+18% sur un an), et par le groupe Renault, numéro trois des ventes avec 1,2 million d'unités (+16,9%).

Le numéro deux européen, Stellantis, est resté plus près de ses chiffres de 2022, avec 1,9 million de voitures vendues (+2,9%) et des reculs pour ses marques Fiat et Citroën notamment.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com