L'offensive israélienne à Gaza contraire au droit international selon une experte de l'ONU

Israël a enfreint le droit international en bombardant "sans relâche" la bande de Gaza, rasant des quartiers et tuant des milliers de Palestiniens, a déclaré jeudi une experte des droits de l'homme des Nations unies (Photo d'illustration, AFP).
Israël a enfreint le droit international en bombardant "sans relâche" la bande de Gaza, rasant des quartiers et tuant des milliers de Palestiniens, a déclaré jeudi une experte des droits de l'homme des Nations unies (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Vendredi 19 janvier 2024

L'offensive israélienne à Gaza contraire au droit international selon une experte de l'ONU

  • Il faut distinguer les combattants des civils et veiller à ce que les attaques soient proportionnées, a déclaré Mme Albanese
  • Les commentaires de Mme Albanese ont été formulés alors qu'Israël est confronté à une plainte déposée par l'Afrique du Sud à la CIJ

MADRID: Israël a enfreint le droit international en bombardant "sans relâche" la bande de Gaza, rasant des quartiers et tuant des milliers de Palestiniens, a déclaré jeudi une experte des droits de l'homme des Nations unies.

"Israël a fait un certain nombre de choses qui sont tout à fait illégales, tout à fait illicites", a assuré Francesca Albanese lors d'une conférence de presse à Madrid.

Les commentaires de Mme Albanese, juriste italienne et rapporteur spécial des Nations unies sur les territoires palestiniens, ont été formulés alors qu'Israël est confronté à une plainte déposée par l'Afrique du Sud auprès de la Cour internationale de justice des Nations unies, qui l'accuse de "génocide".

Si Israël a le droit de se défendre, le droit international humanitaire doit être respecté "pour protéger les personnes qui ne sont pas activement impliquées dans les combats: civils, prisonniers de guerre, malades et blessés", a-t-elle ajouté.

Il faut distinguer les combattants des civils et veiller à ce que les attaques soient proportionnées, a déclaré Mme Albanese.

"Au lieu de cela, on a assisté à plus de 100 jours de bombardements incessants - les deux premières semaines avec 6.000 bombes par semaine, des bombes de 2.000 livres, dans des zones très peuplées", a-t-elle fait valoir.

"La plupart des hôpitaux ne peuvent plus fonctionner convenablement. Un grand nombre d'entre eux, les plus importants, ont été fermés, bombardés ou repris par l'armée. Les gens meurent maintenant non seulement à cause des bombes, mais aussi parce qu'il n'y a pas suffisamment d'infrastructures de santé pour les soigner", a déploré l'experte.

"Le nombre d'enfants amputés chaque jour d'un ou deux membres est choquant. Au cours des deux premiers mois de cette guerre, 1.000 enfants ont été amputés sans anesthésie. C'est monstrueux", a-t-elle ajouté sans préciser d'où elle tenait ses informations.

Les rapporteurs spéciaux sont des experts indépendants nommés par la commission des droits de l'homme de l'Onu.

Mme Albanese a "condamné fermement" les violences perpétrées par le Hamas qui pourraient selon elle constituer des crimes contre l'humanité, tout en estimant que "rien ne justifie ce qu'a fait Israël".

L'attaque du Hamas le 7 octobre dans le sud d'Israël a tué 1.140 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP à partir des données officielles israéliennes.

Selon le ministère de la Santé du Hamas, 24.620 personnes, en grande majorité des femmes et des mineurs, ont été tuées dans les bombardements de représailles israéliens à Gaza.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.