Des chars et des drones israéliens prennent pour cible les derniers hôpitaux opérationnels à Gaza

Un char israélien prend position à la frontière d’Israël avec Gaza (Photo, Fournie).
Un char israélien prend position à la frontière d’Israël avec Gaza (Photo, Fournie).
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Publié le Samedi 20 janvier 2024

Des chars et des drones israéliens prennent pour cible les derniers hôpitaux opérationnels à Gaza

  • Netanyahou et les États-Unis à couteaux tirés après avoir exclu la création d'un État palestinien souverain
  • Le porte-parole du département d'État américain, Matthew Miller, a répondu que la création d'un État palestinien était le seul moyen d'assurer une sécurité durable à Israël même

GAZA: Des chars et des drones armés israéliens ont pris pour cible deux des rares hôpitaux encore opérationnels à Gaza vendredi, alors que le nombre de Palestiniens décédés en plus de trois mois de guerre approche les 25 000.

Le Croissant-Rouge palestinien a révélé que des personnes déplacées avaient été blessées par des tirs intenses de drones attaquant des civils à l'hôpital Al-Amal, dans la ville de Khan Younès, dans le sud du pays.

Non loin de là, dans la même ville, les chars israéliens ont convergé vers l'hôpital Nasser, le plus grand hôpital de Gaza encore opérationnel, où des tirs d'obus sont venus de l'ouest et où des combats acharnés se sont déroulés au sud.

Alors que le carnage se poursuivait, les diplomates géraient les retombées de la décision du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, d'exclure explicitement la création d'un État palestinien souverain et indépendant, pilier de longue date de la politique américaine au Moyen-Orient.

«Israël doit exercer un contrôle sécuritaire sur l'ensemble du territoire situé à l'ouest du Jourdain», a déclaré Netanyahou. «Cela va à l'encontre du principe de souveraineté, mais que peut-on faire?»

Le porte-parole du département d'État américain, Matthew Miller, a répondu que la création d'un État palestinien était le seul moyen d'assurer une sécurité durable à Israël même, ainsi que la reconstruction, la gouvernance et la sécurité à Gaza.

La Maison Blanche a déclaré plus tard que Netanyahou et le président Joe Biden avaient discuté de l'évolution de la situation en Israël et dans la bande de Gaza lors d'un appel téléphonique. Israël affirme qu'il se battra jusqu'à l'éradication du Hamas, un objectif que les Palestiniens qualifient d'irréalisable en raison de la structure du groupe et de son enracinement dans l'enclave qu'il dirige depuis 2007.

À Gaza, le ministère de la Santé a déclaré que 142 Palestiniens avaient été tués et 278 blessés au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le nombre de morts à 24 762. L'Organisation mondiale de la santé a indiqué que la plupart des 36 hôpitaux de l'enclave avaient cessé de fonctionner; 15 hôpitaux fonctionnaient partiellement, avec une capacité jusqu'à trois fois supérieure et sans carburant ni fournitures médicales adéquats. 

Dans le nord, où Israël affirme avoir commencé à retirer ses troupes et à passer à des opérations de moindre envergure, 12 personnes ont été tuées lors de frappes aériennes sur un immeuble résidentiel situé à proximité de l'hôpital Al-Chifa de la ville de Gaza, qui ne fonctionne pratiquement plus. Une frappe israélienne sur une maison du camp de réfugiés d'Al-Nusseirat, dans le centre de la bande de Gaza, a tué 5 Palestiniens.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.