Biden dit à Netanyahou qu'il «croit toujours» en un futur Etat palestinien

Joe Biden "croit toujours à la perspective et à la possibilité" d'un Etat palestinien, mais "reconnaît qu'il faudra beaucoup de travail pour en arriver là" (Photo, AFP).
Joe Biden "croit toujours à la perspective et à la possibilité" d'un Etat palestinien, mais "reconnaît qu'il faudra beaucoup de travail pour en arriver là" (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 20 janvier 2024

Biden dit à Netanyahou qu'il «croit toujours» en un futur Etat palestinien

  • Benjamin Netanyahou a rejeté jeudi une demande récurrente de Joe Biden à savoir la coexistence, dans le futur, de l'Etat d'Israël avec un Etat palestinien
  • Les Etats-Unis exercent une forte pression sur Israël, dont ils sont le premier soutien diplomatique et militaire

WASHINGTON: Joe Biden "croit toujours à la perspective et à la possibilité" d'un Etat palestinien, mais "reconnaît qu'il faudra beaucoup de travail pour en arriver là", a dit vendredi un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby.

Le président américain a, selon ce porte-parole du Conseil de sécurité nationale, évoqué sa position avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors d'une conversation de "30 à 40 minutes".

Il s'agissait du premier entretien des deux dirigeants, dont la relation est notoirement difficile, depuis le 23 décembre.

Le président américain a évoqué, selon John Kirby, "les efforts en cours pour libérer les potages" encore retenus dans la bande de Gaza, la "responsabilité d'Israël" pour protéger les civils dans ce territoire palestinien en guerre et les "progrès" sur le sujet contentieux des taxes collectées par les autorités israéliennes en Cisjordanie occupée, dont l'Autorité palestinienne réclame qu'elles lui soient reversées.

Washington «très préoccupé» par des informations sur la mort d'un citoyen américain en Cisjordanie

La Maison Blanche est "très préoccupée" par des informations en provenance de Cisjordanie occupée sur la mort d'un ressortissant américain par des tirs israéliens présumés, a dit vendredi l'un de ses porte-parole.

Un Palestinien de 17 ans, Tawfiq Ajaq, a été tué dans des tirs israéliens à Al-Mazraa Al-Sharqiya, à l'est de Ramallah, en Cisjordanie occupée, ont indiqué vendredi l'agence palestinienne Wafa et des proches.

Le jeune homme disposait d'un passeport américain selon son père et un responsable municipal sur place, Hassan Zeben.

"Plus tôt aujourd'hui, nous avons reçu des informations selon lesquelles un un policier qui n'était pas en service et un civil ont ouvert le feu en direction d'un Palestinien soupçonné d'avoir lancé des pierres à Al-Mazraa Al-Sharqiya. Un soldat israélien était sur place", a déclaré vendredi soir un porte-parole de l'armée israélienne.

Benjamin Netanyahou a rejeté jeudi une demande récurrente de Joe Biden, à savoir la coexistence, dans le futur, de l'Etat d'Israël avec un Etat palestinien.

"Israël doit avoir le contrôle de la sécurité sur l'ensemble du territoire situé à l'ouest du Jourdain. Il s'agit d'une condition nécessaire, qui est en contradiction avec l'idée de souveraineté (palestinienne)", a indiqué le Premier ministre, en précisant l'avoir dit directement aux Américains.

La position n'est pas nouvelle, mais ces propos ont à nouveau mis en pleine lumière les divergences entre les Etats-Unis et leur allié.

Les Etats-Unis exercent une forte pression sur Israël, dont ils sont le premier soutien diplomatique et militaire, tant sur la conduite de la guerre à Gaza que sur les perspectives à plus long terme.

Israël va permettre la livraison de farine pour Gaza via un port israélien selon la Maison Blanche

Israël va permettre à des cargaisons de farine d'être livrées dans la bande de Gaza via le port d'Ashdod, près du territoire palestinien assiégé, a indiqué vendredi la Maison Blanche après un échange entre le président Joe Biden et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Trois agences des Nations unies avaient demandé lundi à Israël d'autoriser l'accès à son port d'Ashdod pour acheminer plus d'aide humanitaire dans le territoire palestinien, où la guerre entre Israël et le Hamas a déclenché une catastrophe humanitaire pour les quelque 2,4 millions d'habitants qui luttent pour obtenir de la nourriture, de l'eau, du carburant et des soins médicaux.

Le dernier échange téléphonique entre les deux dirigeants avait eu lieu le 23 décembre et avait été houleux, selon la presse américaine.

La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre dans le sud d'Israël qui a tué 1.140 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de chiffres officiels.

Quelque 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza durant l'attaque, dont une centaine ont été libérées à la faveur d'une trêve fin novembre. Selon Israël, 132 restent détenues dont 27 seraient mortes.

En représailles, Israël a juré "d'anéantir" le Hamas, qui avait pris le pouvoir à Gaza en 2007. Selon le ministère de la Santé du Hamas, 24.762 personnes, en grande majorité des femmes et des mineurs, ont été tuées  dans les opérations israéliennes.


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.