Stress hydrique: L'Algérie aspire à devenir un leader mondial du dessalement d'eau de mer

Rachid Hachichi, PDG de Sonatrach (Photo, El Moudjahid).
Rachid Hachichi, PDG de Sonatrach (Photo, El Moudjahid).
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Publié le Dimanche 21 janvier 2024

Stress hydrique: L'Algérie aspire à devenir un leader mondial du dessalement d'eau de mer

  • Rachid Hachichi, PDG de Sonatrach, a récemment annoncé la volonté de la compagnie d'entreprendre des projets de dessalement à l'échelle mondiale
  • En parallèle, l'Algérie fait toujours face à des difficultés croissantes en matière d'approvisionnement en eau potable en raison de la faible pluviométrie

ALGER: L'Algérie, confrontée à des défis croissants liés au stress hydrique, s'est positionnée en tant que pionnière mondiale dans le domaine du dessalement de l'eau de mer. La compagnie nationale Sonatrach, à travers sa filiale AEC, envisage désormais d'exporter son expertise et son savoir-faire dans ce secteur crucial.

Rachid Hachichi, PDG de Sonatrach, a récemment annoncé la volonté de la compagnie d'entreprendre des projets de dessalement à l'échelle mondiale. Lors d'une déclaration à Oran, il a souligné la préparation de Sonatrach, forte de son expérience, à entreprendre la construction et l'exploitation de stations de dessalement dans diverses régions du monde.

Sonatrach, en charge de la construction des stations, a élaboré une stratégie visant à maîtriser les outils de gestion et à intégrer le contenu local pour réduire la dépendance aux équipements importés. 

Sa filiale, l'Algerian Energy Company (AEC SPA), se positionne comme un acteur clé pour attirer des entreprises locales spécialisées dans les technologies de dessalement. 

Des contrats de partenariat sont actuellement envisagés pour la production locale d'équipements essentiels, tels que les membranes d'osmose inverse, tout en augmentant le taux d'intégration nationale.

Après avoir réussi la réalisation et la gestion de projets avec des compétences algériennes, l'AEC se dit maintenant «prête à exporter son modèle à l'étranger». 

Difficultés persistantes 

En parallèle, l'Algérie fait toujours face à des difficultés croissantes en matière d'approvisionnement en eau potable en raison de la faible pluviométrie, de la réduction des taux de remplissage des barrages et des infrastructures de stockage insuffisantes. 

Le pays d’Afrique du Nord explore le dessalement de l'eau de mer comme solution durable, avec la création d'une Agence nationale supervisant la gestion des stations de dessalement.

Malgré les investissements importants dans le secteur de l'eau, les besoins continuent de croître en raison de divers facteurs, notamment la croissance démographique et l'urbanisation. 

Les autorités algériennes ont également annoncé un programme d'urgence visant à renforcer les ressources souterraines, comprenant la réalisation de forages et la réhabilitation de stations de dessalement.

L'Algérie, considérée comme l'un des pionniers du dessalement de l'eau de mer en Afrique, compte actuellement 11 grandes stations avec une capacité de production de 2,11 millions de m3/jour. Le gouvernement prévoit de doubler les capacités nationales de dessalement d'ici 2024 pour atteindre 2 milliards de m3/an. 

Cette stratégie vise à compenser le déficit des ressources de surface et souterraine, avec l'objectif de garantir la sécurité hydrique du pays.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.


Liban: sept morts dans des frappes israéliennes sur Tyr, selon la défense civile

Un médecin dans un laboratoire endommagé de l’hôpital Jabal Amel, à la suite de la frappe aérienne israélienne de lundi qui a touché un bâtiment voisin, dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban. (AP)
Un médecin dans un laboratoire endommagé de l’hôpital Jabal Amel, à la suite de la frappe aérienne israélienne de lundi qui a touché un bâtiment voisin, dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban. (AP)
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  • Des frappes israéliennes nocturnes à Tyr, dans le sud du Liban, ont fait au moins sept morts et plusieurs blessés, touchant notamment des zones proches d’un hôpital et des quartiers résidentiels
  • Israël annonce de nouvelles attaques contre le Hezbollah au nord du fleuve Litani et ordonne des évacuations, tandis que le conflit continue de provoquer de lourdes pertes civiles et des déplacements massifs

BEYROUTH: Des frappes nocturnes israéliennes sur la ville millénaire de Tyr, dans le sud du Liban, dont l'une près d'un hôpital, ont tué sept personnes, a indiqué vendredi à l'AFP une source au sein de la défense civile.

L'armée israélienne a annoncé de son côté qu'elle allait attaquer le Hezbollah dans trois localités au nord du fleuve Litani, à une quarantaine de km de la frontière, ordonnant à leur population d'évacuer.

Le mouvement pro-iranien avait rejeté jeudi un accord de cessez-le-feu annoncé la veille à Washington après des négociations entre le Liban et Israël, réclamant un retrait total des forces israéliennes qui occupent une partie du sud du pays.

A Tyr, une frappe tard jeudi soir a fait quatre morts et sept blessés, selon la Défense civile. Elle a dévasté le siège d'une banque et endommagé légèrement l'hôpital Jabal Amel, l'un des trois que compte la ville, a constaté le correspondant de l'AFP.

Une autre frappe sur un quartier résidentiel de la ville a tué trois personnes et en a blessé cinq autres dont deux enfants, selon la Défense civile.

Lundi, une frappe près de l'hôpital Jabal Amel avait tué quatre personnes et blessé 127 autres, dont 39 membres du personnel, selon le ministère de la Santé.

La ville côtière, qu'une partie de ses habitants refuse d'évacuer malgré les avertissements israéliens, est régulièrement pilonnée.

Des habitants s'étaient réfugiés dans le quartier chrétien exigu de la Vieille ville, épargné par les avertissements isaréliens, dormant dans leurs voitures ou sous des tentes.

Mais ils l'ont fui après qu'Israël a menacé mardi le quartier, accusant des membres du Hezbollah de s'y cacher, selon le correspondant de l'AFP.

Une frappe avait également visé mercredi soir les abords d'un parc où campent des dizaines de réfugiés syriens, selon le correspondant de l'AFP qui n'a pas fait état de victime.

Dans ce contexte, une pétition, appelant à exclure toute présence armée à Tyr - où le Hezbollah est fortement implanté - autre que celle de l'armée libanaise, a recueilli près de 250 signatures selon les organisateurs.

Une pétition similaire concernant Nabatiyé - autre grande ville du sud à majorité chiite - pratiquement désertée du fait des bombardements israéliens, a recueilli plus de 500 signatures.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 3.526 morts depuis le début du conflit le 2 mars, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.