Avec une hausse de 156% des arrivées de touristes en 2023, l'Arabie saoudite mène la reprise au Moyen-Orient

Plusieurs destinations touristiques du Royaume ont enregistré une hausse du nombre de visiteurs en 2023. (Photo, SPA)
Plusieurs destinations touristiques du Royaume ont enregistré une hausse du nombre de visiteurs en 2023. (Photo, SPA)
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Publié le Dimanche 21 janvier 2024

Avec une hausse de 156% des arrivées de touristes en 2023, l'Arabie saoudite mène la reprise au Moyen-Orient

  • Le grand succès réalisé par le Royaume dans ce secteur a contribué à faire du Moyen-Orient le chef de file de la reprise mondiale du tourisme
  • Le Baromètre prévoit que le tourisme international devrait retrouver ses niveaux d’avant la pandémie au cours de cette année

RIYAD: L’Arabie saoudite a enregistré une augmentation de 156% du nombre de touristes arrivant en 2023 par rapport à 2019, selon le rapport du Baromètre du tourisme mondial de l’ONU publié vendredi.

Le grand succès réalisé par le Royaume dans ce secteur a contribué à faire du Moyen-Orient le chef de file de la reprise mondiale du tourisme, de manière relative, puisqu’il est la seule région à avoir enregistré une croissance supérieure aux niveaux prépandémiques, attirant 122% de touristes de plus en 2023 qu’en 2019.

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) de l’ONU a précisé que «Selon le premier Baromètre OMT du tourisme mondial de l’année, le tourisme international a terminé l’année 2023 à 88% des niveaux prépandémiques, avec un nombre d’arrivées internationales estimé à 1,3 milliard».

«Les recettes provenant du tourisme international ont atteint 1400 milliards de dollars (1 dollar = 0,92 euro) en 2023 selon les estimations préliminaires, soit environ 93% des 1500 milliards de dollars générés par les destinations en 2019.»

«Les estimations préliminaires de la contribution économique du tourisme, mesurée par le produit intérieur brut direct du tourisme, s’élèvent à 3300 milliards de dollars en 2023, soit 3% du PIB mondial. Cela indique une reprise de la croissance du PIB direct du tourisme d’avant la pandémie grâce à un tourisme national et international vigoureux.»

Retour à la normale

Le Baromètre prévoit que le tourisme international devrait retrouver ses niveaux d’avant la pandémie au cours de cette année, «avec des estimations initiales indiquant une croissance de 2% au-dessus des niveaux de 2019», ajoutant qu’il «reste soumis au rythme de la reprise en Asie et à l’évolution des risques économiques et géopolitiques existants».

Les rapports de l’OMT confirment que le secteur touristique du Royaume a contribué de manière considérable à la croissance mondiale, l’Arabie saoudite étant en tête du G20 pour le taux d’augmentation des arrivées de touristes en 2023. L’Arabie saoudite s’est classée au deuxième rang des destinations touristiques à la croissance la plus rapide au monde au cours des trois premiers trimestres de l’année dernière.

Plusieurs destinations touristiques du Royaume ont enregistré une hausse du nombre de visiteurs en 2023 et le pays a atteint un nouveau record de dépenses de la part des visiteurs venant de l’étranger, selon les données publiées par la Banque centrale saoudienne au début du mois. Ces données ont révélé que les recettes provenant du tourisme ont dépassé les 100 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,24 euro) pour les trois premiers trimestres de 2023.

Les voyageurs sortants du Royaume ont dépensé 64,8 milliards de riyals de janvier à septembre, ce qui s’est traduit par un excédent de la balance des paiements pour le secteur du voyage, en hausse de 72% par rapport à la même période de 2022.

En outre, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG)ont connu un accroissement substantiel des arrivées de touristes internationaux, avec une croissance collective de 128,9% en 2023 par rapport à 2019.

Le Qatar, en particulier, a atteint les taux de récupération les plus élevés du CCG, avec une augmentation de 190% des arrivées de touristes l’année dernière par rapport aux niveaux d’avant la pandémie.

Le rapport souligne que le CCG s’attend à maintenir sa trajectoire ascendante en ce qui concerne les arrivées de touristes internationaux. Cette croissance est renforcée par les projets du Conseil visant à introduire un visa touristique unifié, ce qui facilitera davantage les voyages régionaux.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.