Irak: funérailles officielles pour 41 Yazidis tués par les jihadistes de l'EI

Des membres de la garde d'honneur irakienne au garde-à-vous lors d'une cérémonie funéraire solennelle pour les 41 victimes de la minorité yazidi, qui ont été exécutées par des militants du groupe État islamique (EI) en 2014, au monument Al-Shaheed (alias le mémorial des martyrs) à Bagdad, le 22 janvier 2024. (Photo Ahmad Al-Rubaye AFP)
Des membres de la garde d'honneur irakienne au garde-à-vous lors d'une cérémonie funéraire solennelle pour les 41 victimes de la minorité yazidi, qui ont été exécutées par des militants du groupe État islamique (EI) en 2014, au monument Al-Shaheed (alias le mémorial des martyrs) à Bagdad, le 22 janvier 2024. (Photo Ahmad Al-Rubaye AFP)
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Publié le Lundi 22 janvier 2024

Irak: funérailles officielles pour 41 Yazidis tués par les jihadistes de l'EI

  • En août 2014, Des milliers d'hommes ont été massacrés, des femmes enlevées pour être vendues comme épouses aux membres du groupe EI et réduites à l'esclavage sexuel par des jihadistes qui ont déferlé au Sinjar, dans le nord irakien
  • Au total, les autorités ont jusque là rendu à leurs proches les dépouilles de 188 victimes yazidies de l'EI, a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé, Saif al-Badr

BAGDAD, Irak : Les autorités irakiennes ont organisé lundi des funérailles solennelles pour 41 victimes yazidies du groupe Etat islamique (EI), exécutées en 2014 mais identifiées au terme de longs et laborieux tests ADN.

En août 2014, les jihadistes ont déferlé au Sinjar, région montagneuse du nord irakien où depuis des siècles vivaient les Yazidis, adeptes d'une religion ésotérique monothéiste mais considérés par l'EI comme des hérétiques.

Des milliers d'hommes ont été massacrés, des femmes enlevées pour être vendues comme épouses aux jihadistes et réduites à l'esclavage sexuel.

Lundi à Bagdad, devant l'imposant Monument au Martyr, des cercueils accompagnés d'un portrait de la victime, recouverts du drapeau irakien et de couronnes de fleurs, ont défilé sur des pick-up de l'armée, au son d'une fanfare militaire, selon un vidéaste de l'AFP.

Outre les familles, des responsables publics issus de la minorité étaient présents à la cérémonie.

Ces victimes ont été exhumées d'un «charnier» datant des «massacres commis en 2014 par l'organisation terroriste EI» a précisé à l'AFP le directeur de l'Institut médico-légal Zaid Ali Abbas.

Il a souligné le défi que constitue l'identification des corps car «une grande partie des proches des victimes sont à l'étranger.»

Au total, les autorités ont jusque là rendu à leurs proches les dépouilles de 188 victimes yazidies de l'EI, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Santé, Saif al-Badr.

«Le travail se poursuit» pour leur identification, un processus «complexe et coûteux», a-t-il affirmé.

La député yazidie Vian Dakhil déplore elle de la «lenteur concernant les procédures gouvernementales et les tests ADN» avec des financements publics insuffisants.

«Il semblerait que le dossier Sinjar ne fasse pas partie des préoccupations majeures des gouvernements successifs depuis 2014», pointe-t-elle, rappelant qu'un «grand nombre» de victimes yazidies «n'ont toujours pas été identifiées».

Plus de 2.700 personnes de cette minorité sont portées disparues, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

En mai dernier, les autorités avaient organisé des funérailles similaires pour 78 victimes de l'EI, des prisonniers de confession chiite capturés par les jihadistes dans la prison de Badouch (nord) avant d'être exécutés.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014, l'EI a multiplié les exactions dans les territoires qu'il a conquis en Irak et Syrie voisine. Mis en déroute en 2017 en Irak, il a laissé derrière lui plus de 200 charniers qui pourraient renfermer jusqu'à 12.000 corps, selon l'ONU.


L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines

Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
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  • Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront"
  • Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord"

TEHERAN: L'Iran a juré jeudi de poursuivre ses représailles contre l'ennemi américain tant qu'il serait attaqué, tandis que ses alliés houthis yéménites ont ouvert un deuxième front dans la guerre régionale en revendiquant des attaques en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures alors que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les rebelles yéménites ont annoncé un blocus de la flotte d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Avec pour conséquence une flambée des cours du pétrole: vers 06H15 GMT, le Brent, référence internationale, se rapprochait des 100 dollars à 96,31 dollars le baril (+2,38%), loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront".

Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord".

Téhéran a dit avoir notamment frappé, au Koweït, des dépôts de munitions et des réservoirs de carburant, et en Jordanie, un radar américain du système antimissile THAAD et un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques.

L'armée jordanienne a fait état de dix missiles et drones tirés vers le royaume ces 24H, dont neuf interceptés, et l'armée du Koweït a annoncé dans la nuit répondre à des attaques de "drones hostiles".

Voies maritimes paralysées 

Côté américain, l'armée a dit avoir visé des cibles militaires iraniennes, pour "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer les marins civils et les navires commerciaux" transitant dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions.

Des médias iraniens ont rapporté des frappes à deux reprises sur Bouchehr, ville où se trouve la seule centrale nucléaire en fonctionnement, et à Chalamcheh, à proximité d'un poste-frontière avec l'Irak, où deux personnes ont été tuées.

D'autres bombardements ont été signalés à Ahvaz, près du Golfe et sur la ville de Konarak, non loin du port de Chabahar sur le golfe d'Oman, ainsi que des explosions à Sirik, près du détroit d'Ormuz.

La discorde irano-américaine sur cette voie stratégique, par laquelle transitait d'ordinaire un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, a déclenché la reprise des hostilités le 7 juillet.

La République islamique veut y instaurer des frais de passage et n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant.

Les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont affirmé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de le franchir.

En réaction, les Etats-Unis imposent un blocus maritime à l'Iran. Le Commandement pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que ses forces "ont dérouté neuf navires commerciaux et en a immobilisé un", pour les empêcher "d'entrer dans ou de quitter les ports iraniens".

De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué "une opération militaire" contre "deux pétroliers saoudiens qui ont violé le blocus", identifiés comme l'Encelia et le Layla.

Après avoir lundi annoncé cette mesure, ils avaient menacé de viser les navires tentant de se frayer un passage.

Une source officielle saoudienne a confirmé que l'Encelia, "appartenant à une société saoudienne", avait été "pris pour cible", provoquant un incendie, selon l'agence officielle SPA.

Coût exorbitant 

En ciblant l'Arabie saoudite, les Houthis "ont l'air de s'être laissés entraîner", a estimé M. Rubio, jugeant qu'ils "s'étaient fait avoir par les Iraniens".

Selon des données analysées par l'AFP, au moins neuf bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrême sud du Yémen, depuis la menace houthie.

La guerre a un prix, estimé par la Défense américaine jusqu'à présent à 37,5 milliards de dollars. Mercredi, la Chambre des représentants a approuvé un cadre budgétaire de 95 milliards de dollars, qui se dirige désormais vers le Sénat, et est  prévu en grande partie pour le Pentagone afin de financer le conflit.

Aucun signe d'apaisement n'apparaît, mais le Pakistan, pays médiateur, veut rester optimiste. "Nous n'avions pas perdu espoir même durant les heures les plus sombres. Nous ne sommes pas découragés", a déclaré le porte-parole de la diplomatie.

Sur le front yéménite, où une trêve négociée en 2022 entre les rebelles et le gouvernement soutenu par Ryad, était toujours active malgré son expiration, le sultanat d'Oman a dit vouloir oeuvrer pour reprendre des discussions en vue d'une désescalade.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.