Algérie: le président Tebboune promulgue la révision de la Constitution

Algerian President Abdelmadjid Tebboune meets with the visiting French Foreign Minister (unseen) in the capital Algiers on January 21, 2020. Le Drian arrived to Algiers for a brief visit to discuss bilateral and regional issues, starting with the Libyan crisis and the Sahel. (RYAD KRAMDI / AFP)
Algerian President Abdelmadjid Tebboune meets with the visiting French Foreign Minister (unseen) in the capital Algiers on January 21, 2020. Le Drian arrived to Algiers for a brief visit to discuss bilateral and regional issues, starting with the Libyan crisis and the Sahel. (RYAD KRAMDI / AFP)
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Publié le Lundi 04 janvier 2021

Algérie: le président Tebboune promulgue la révision de la Constitution

  • Tout en mettant l'accent sur une série de droits et libertés, la nouvelle loi fondamentale maintient le caractère présidentialiste du régime et élargit les prérogatives de l'armée, pilier du pouvoir
  • Les partisans du «Hirak» avaient appelé à boycotter le référendum

ALGER: le retour en Algérie après deux mois en Allemagne, où il a été soigné du Covid-19, le président Abdelmadjid Tebboune a signé vendredi le décret promulguant la révision de la Constitution, la «pierre angulaire de l'Algérie nouvelle», selon la présidence.

Le décret signé, la réforme entrera en vigueur dès sa publication au Journal officiel, selon un communiqué de la présidence cité par l'agence officielle APS.

Projet phare de M. Tebboune, en quête de légitimité après avoir été élu lors d'un scrutin massivement boycotté par la population le 12 décembre 2019, l'amendement constitutionnel avait été soumis à un référendum national le 1er novembre. 

Il a été approuvé avec le taux de participation électoral le plus bas de l'histoire du pays (23,84%) et en l'absence du chef de l'Etat hospitalisé en Allemagne.

Moins de 15% du corps électoral s'est prononcé en faveur du texte, censé répondre aux aspirations du soulèvement populaire du «Hirak», né en février 2019 et réclamant un «démantèlement du système» politique en place depuis l'indépendance en 1962. 

Les partisans du «Hirak» avaient appelé à boycotter le référendum.

Tout en mettant l'accent sur une série de droits et libertés, la nouvelle loi fondamentale maintient le caractère présidentialiste du régime et élargit les prérogatives de l'armée, pilier du pouvoir.

Rentré mardi à Alger, M. Tebboune, 75 ans, a repris ses activités en recevant mercredi le chef d'état-major de l'armée, le général Saïd Chengriha, et en paraphant jeudi la loi de finances pour 2021.

Parmi les autres priorités de l'agenda chargé du chef de l'Etat figurent l'élaboration de la nouvelle loi électorale en vue des prochains scrutins locaux et législatif et le lancement de la campagne de vaccination contre le Covid-19 «dès janvier».

L'Algérie a commandé à la Russie -vieille alliée- un premier lot de vaccin Spoutnik V.


Le prince héritier saoudien reçoit le lauréat du prix Nobel de chimie 2025, Omar Yaghi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
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  • Le prince héritier a félicité Yaghi pour avoir reçu ce prix et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi à Riyad le professeur Omar Yaghi, lauréat du prix Nobel de chimie 2025.

Le prince héritier a félicité Omar Yaghi pour cette distinction et lui a souhaité un succès continu, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le professeur a été récompensé par le prix Nobel de chimie 2025, qu’il partage avec Richard Robson, de l’Université de Melbourne en Australie, et Susumu Kitagawa, de l’Université de Kyoto au Japon.

Les scientifiques ont été distingués pour la création de « constructions moléculaires dotées de vastes espaces permettant la circulation de gaz et d’autres substances chimiques. Ces structures, appelées réseaux métallo-organiques, peuvent être utilisées pour capter l’eau de l’air du désert, piéger le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques ».

Omar Yaghi a exprimé sa gratitude au prince héritier pour cette rencontre ainsi que pour le soutien qu’il a reçu dans ses travaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com