«Maladie X» de l’OMS: Le gouvernement saoudien apaise les inquiétudes

L’OMS a introduit ce concept dans sa liste de 2018 des maladies qui représentent le plus grand risque pour la santé publique. (AFP)
L’OMS a introduit ce concept dans sa liste de 2018 des maladies qui représentent le plus grand risque pour la santé publique. (AFP)
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Publié le Jeudi 25 janvier 2024

«Maladie X» de l’OMS: Le gouvernement saoudien apaise les inquiétudes

  • Le ministère précise que les propos des responsables de l’OMS sur la «maladie X» sont basés sur un scénario théorique, a rapporté mercredi l’agence de presse saoudienne
  • Le ministère soutient que la plupart des épidémies ne se transforment pas en pandémies et que les maladies comme la Covid-19 étaient «très rares»

RIYAD: Le ministère saoudien de la Santé a publié un communiqué visant à apaiser les craintes concernant la «maladie X», un agent pathogène hypothétique que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère comme une menace pour l’humanité.

Le ministère précise que les propos des responsables de l’OMS tenus lors du Forum économique mondial (WEF) de Davos la semaine dernière, sont basés sur un scénario théorique, a rapporté mercredi l’agence de presse saoudienne.

Ce communiqué du ministère intervient à la suite de la diffusion d’une série de messages sur les réseaux sociaux, affirmant à tort que la «maladie X» était réelle et la présentant comme une menace imminente pour la société.

Le ministère se dit prêt à faire face à toute crise sanitaire, soulignant que les mises en garde sont régulières. Le but des avertissements de l’OMS et des scientifiques est de tenter de garantir que les gouvernements du monde entier se préparent à des menaces, ajoute le communiqué.

La «maladie X», telle qu'elle est désignée par l’OMS, représente une maladie hypothétique inconnue, explique le ministère. Elle met en évidence l’existence naturelle de nombreux virus et germes, dont certains mutent et pourraient potentiellement passer de l’animal à l’homme.

Le ministère soutient que la plupart des épidémies ne se transforment pas en pandémies et que les maladies comme la Covid-19 sont «très rares».

L’OMS a introduit ce concept dans sa liste de 2018 des maladies qui représentent le plus grand risque pour la santé publique. Ces informations aident à orienter la recherche et le développement à l’échelle mondiale dans des domaines comme les vaccins, les tests et les traitements, selon l’Associated Press (AP), dans un rapport publié le 19 janvier.

La «maladie X» représente un agent pathogène hypothétique qui pourrait un jour provoquer une épidémie ou une pandémie, selon une annonce de 2022 sur l’intention de l’OMS de mettre à jour sa liste.

Une première version de cette liste, qui n’incluait pas la «maladie X», a été publiée en 2017 et une autre mise à jour est prévue pour le premier semestre de 2024. Les maladies figurant sur la liste actuelle comprennent la Covid-19, le Zika, l’Ebola et le SRAS.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


G7: les agences de l'Onu, dont l'Unrwa, doivent opérer sans entraves à Gaza

Des Palestiniens marchent près d'une flaque d'eau stagnante à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 juin 2024, au milieu du conflit en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (Photo d'Eyad BABA / AFP)
Des Palestiniens marchent près d'une flaque d'eau stagnante à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 juin 2024, au milieu du conflit en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (Photo d'Eyad BABA / AFP)
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  • Les agences de l'Onu, dont l'Unrwa, doivent opérer sans entraves dans la bande de Gaza, théâtre de la guerre entre Israël et le Hamas source d'une grave crise humanitaire, ont déclaré les dirigeants
  • L'Unrwa, qui coordonne la quasi-totalité de l'aide à Gaza, s'est retrouvée au cœur d'une tempête diplomatique et au bord de la rupture

BARI: Les agences de l'Onu, dont l'Unrwa, doivent opérer sans entraves dans la bande de Gaza, théâtre de la guerre entre Israël et le Hamas source d'une grave crise humanitaire, ont déclaré les dirigeants du G7 réunis en sommet dans leur déclaration finale publiée vendredi soir.

"Nous exhortons toutes les parties à faciliter un passage rapide et sans entraves de l'aide humanitaire destinée aux civils qui en ont besoin, particulièrement les femmes et les enfants", et ce par toutes les voies d'acheminement terrestres et maritimes possibles, ont souligné les chefs d'Etat et de gouvernement du G7.

Ils jugent "essentiel que les réseaux de distribution de l'Unrwa (l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, NDLR) et des autres organisations et agences des Nations unies soient pleinement en mesure d'acheminer l'aide à ceux qui en ont le plus besoin, afin de remplir leur mandat de manière efficace".

L'Unrwa, qui coordonne la quasi-totalité de l'aide à Gaza, s'est retrouvée au cœur d'une tempête diplomatique et au bord de la rupture après qu'Israël a accusé en janvier une douzaine de ses 13.000 employés de Gaza d'être impliqués dans l'attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien Hamas ayant déclenché la guerre en cours, le 7 octobre.

Cela a conduit de nombreux pays, dont les Etats-Unis, principal bailleur de fonds, à suspendre brusquement le financement de l'agence, menaçant ainsi ses efforts d'acheminement de l'aide à Gaza, bien que plusieurs Etats aient depuis repris leurs versements.

Le président américain Joe Biden et ses alliés du "Groupe des 7" (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada, Japon) déplorent le "nombre inacceptable" de civils tués "des deux côtés" depuis le 7 octobre.

A cet égard, ils se disent "profondément préoccupés par les conséquences sur la population civile des opérations terrestres en cours à Rafah" (sud), où l'armée israélienne a lancé le 7 mai son offensive au sol indispensable selon elle pour éliminer le Hamas.

Ils demandent à Israël de "s'abstenir" de lancer une opération à grande échelle sur cette ville frontalière de l'Egypte.

Le G7 réitère par ailleurs sont "soutien plein et entier" au plan de cessez-le-feu mis sur la table le 31 mai par Joe Biden, principal allié d'Israël qui devrait permettre la libération de tous otages israéliens retenus à Gaza et "une augmentation significative du flot d'aide humanitaire".

Il renouvelle son "appel au Hamas à accepter et mettre en œuvre pleinement et sans ambiguïté" ce plan jusque-là resté lettre morte, le gouvernement israélien et le Hamas campant sur leurs positions.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par l'attaque lancée par le Hamas depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes enlevées, 116 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive de grande envergure à Gaza qui a fait 37.266 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.


Une ambulance aérienne du ministère saoudien de la Défense prête à transporter les pèlerins en cas d’urgence

L’Arabie saoudite a lancé un service d’ambulance aérienne afin d’améliorer les soins de santé pour les pèlerins qui effectuent le Hajj cette saison. (SPA)
L’Arabie saoudite a lancé un service d’ambulance aérienne afin d’améliorer les soins de santé pour les pèlerins qui effectuent le Hajj cette saison. (SPA)
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  • Le premier cas d’urgence a déjà été transporté dans cette ambulance, a indiqué le ministère vendredi
  • Les avions disposent notamment d’une machine à oxygène qui peut fonctionner à bord pendant quatre heures

RIYAD: Le ministère saoudien de la Défense est prêt à fournir des services de sûreté et de sécurité, y compris une ambulance aérienne, aux pèlerins rassemblés dans la cité des tentes de Mina. 

Le Royaume a lancé un service d’ambulance aérienne afin d’améliorer les soins de santé pour les pèlerins qui effectuent le Hajj cette saison. 

Le premier cas d’urgence a déjà été transporté dans cette ambulance, a indiqué le ministère vendredi. 

Après avoir reçu un rapport de la salle de commandement, les équipes d’ambulanciers de l’Autorité du Croissant-Rouge saoudien (SRCA) ont secouru le pèlerin, un Africain d’une soixantaine d’années qui souffrait de douleurs à la poitrine. Il se trouvait dans la zone de la Grande Mosquée. 

Le personnel médical a examiné le patient et lui a fait passer un électrocardiogramme avant de le transporter par avion de la plate-forme d’atterrissage de la Tour de l’horloge de La Mecque, dans la Cité médicale du roi Abdallah. 

Les services de santé du ministère de la Défense continueront à fournir des services d’ambulance aérienne tout au long de la saison du Hajj de cette année, en coopération avec la SRCA et la présidence de la sécurité de l’État, représentée par la Direction générale de la sécurité aérienne. 

Le commandant adjoint de la mission, le général de brigade Bandar ben Mohammed al-Jaïd, a déclaré à l’agence de presse saoudienne (SPA) que, cette année, des avions d’évacuation médicale à décollage vertical et à réaction qui appartiennent aux services médicaux des forces armées seraient prêts à intervenir vingt-quatre heures sur vingt-quatre en cas de situations d’urgence. L’objectif est de transporter à l’hôpital les personnes qui ont besoin de recevoir des soins supplémentaires. 

Les avions sont dotés des équipements les plus récents pour assurer les meilleurs soins aux pèlerins qui en ont besoin. Ils disposent notamment d’une machine à oxygène qui peut fonctionner à bord pendant quatre heures. 

L’objectif est de soutenir les efforts déployés par les services de sécurité et les agences gouvernementales en vue de fournir toutes les installations nécessaires pour servir les pèlerins et réaliser les directives et les aspirations des dirigeants saoudiens. Les pèlerins pourront ainsi accomplir les rituels du Hajj en toute facilité, sécurité et sûreté. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Au Liban, des habitants découvrent les dégâts d'une frappe israélienne sur leur village

De la fumée s'échappe des bombardements militaires israéliens qui ont balayé les champs près du village de Shebaa, près de la frontière sud du Liban avec Israël, le 14 juin 2024, au milieu d'affrontements transfrontaliers en cours entre les troupes israéliennes et les combattants du Hezbollah. (Photo de RABIH DAHER / AFP)
De la fumée s'échappe des bombardements militaires israéliens qui ont balayé les champs près du village de Shebaa, près de la frontière sud du Liban avec Israël, le 14 juin 2024, au milieu d'affrontements transfrontaliers en cours entre les troupes israéliennes et les combattants du Hezbollah. (Photo de RABIH DAHER / AFP)
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  • Un bâtiment de trois étages tout proche, visé dans la nuit de jeudi à vendredi par une frappe attribuée à Israël, a été entièrement détruit
  • Le vice-président de la municipalité du village, Hassan Chour, affirme à l'AFP que la frappe a provoqué la mort de deux femmes et des dégâts dans un immeuble voisin

JENNATA: A Jennata, un village du sud du Liban jusque-là épargné par les affrontements transfrontaliers quotidiens entre Israël et le Hezbollah, les habitants découvrent vendredi les dégâts causés par une frappe nocturne israélienne qui a fait deux morts et plusieurs blessés civils.

Khadija Husseini a trouvé la devanture de sa boutique pulvérisée. "Il y a des éclats de verre partout", dit-elle en retirant les débris des robes sur les mannequins.

Un bâtiment de trois étages tout proche, visé dans la nuit de jeudi à vendredi par une frappe attribuée à Israël, a été entièrement détruit, a constaté un correspondant de l'AFP.

"On était assis jeudi soir sur le balcon, quand un obus est passé au-dessus de nos têtes (...) tout a tremblé autour de nous", raconte Mme Husseini.

De la fumée s'élevait toujours vendredi matin du bâtiment, qui était inhabité et dans lequel se trouvait un entrepôt de bois selon des habitants.

A 200 mètres à la ronde, des appartements dans un immeuble résidentiel voisin, des boutiques et des voitures ont été endommagés.

Le vice-président de la municipalité du village, Hassan Chour, affirme à l'AFP que la frappe a provoqué la mort de deux femmes et des dégâts dans un immeuble voisin.

Selon des secouristes locaux, neuf civils, dont trois enfants au moins, ont été blessés.

Israël mène régulièrement des frappes ciblées contre des responsables du Hezbollah pro-iranien, mais il n'a pas été possible de savoir si l'un d'eux était visé par ce raid.

Mardi soir, un haut responsable militaire de la formation libanaise, Taleb Sami Abdallah, a été tué avec trois autres combattants du Hezbollah dans une frappe sur une maison dans le village tout proche de Jouaiyya.

«Nous resterons»

La puissante formation islamiste a répliqué à cette frappe en lançant les plus importantes attaques simultanées contre des positions militaires israéliennes de l'autre côté de la frontière en huit mois.

Mercredi, le chef du comité exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, a prévenu que son mouvement allait "intensifier (ses) opérations" à la suite de cette frappe ciblée.

Le Hezbollah affirme que ses attaques contre Israël sont lancées en soutien au Hamas palestinien en guerre contre l'armée israélienne dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.

Plus de huit mois de violences transfrontalières ont fait au moins 470 morts au Liban, dont environ 91 civils et plus de 307 combattants du Hezbollah, selon un décompte de l'AFP basé sur les données du mouvement et des sources officielles libanaises.

Côté israélien, au moins 15 soldats et 11 civils ont été tués, selon les autorités.

Jannata est située à 21 km à vol d'oiseau de la frontière, et les bombardements ne l'avaient pas encore rattrapé.

"Les dégâts matériels ne nous importent pas (...) et les raids contre les civils ne nous font pas peur", dit Houda Chour, qui retire les débris de verre des vêtements d'enfants dans son magasin.

"Nous n'avons pas l'intention de partir, nous resterons sur notre terre", assure-t-elle avec détermination.