A la mosquée ou au stade, les gestes barrières n'empêchent pas la "joie" de l'Aïd en France

Jeunes musulmans en costume traditionnel, respectant les gestes barrière à l’entrée de la mosquée Maryam de Caen (Sameer Al-Doumy/AFP)
Jeunes musulmans en costume traditionnel, respectant les gestes barrière à l’entrée de la mosquée Maryam de Caen (Sameer Al-Doumy/AFP)
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Publié le Vendredi 31 juillet 2020

A la mosquée ou au stade, les gestes barrières n'empêchent pas la "joie" de l'Aïd en France

  • Pour la célébration de l'Aïd en France,plusieurs villes et associations cultuelles ont opté pour une fête en extérieur, où le risque de contamination est moins élevé que dans un espace clos
  • a demandé aux mosquées ne pouvant faire respecter les mesures barrières de "s'abstenir d'organiser les prières collectives de l'Aïd et du vendredi". Conseil français du culte musulman

VILLEMOMBLE : Plusieurs milliers de fidèles en région parisienne ont célébré vendredi l'Aïd al-Adha, grande fête musulmane dont la configuration, dans des mosquées très encadrées ou "en plein air", a dû s'adapter au contexte sanitaire inédit lié à l'épidémie de coronavirus.

A Villemomble, 20 kilomètres à l'est de Paris, certains sont arrivés très en avance pour s'installer aux premiers rangs : au stade Alain-Mimoun, les tapis de prière se sont progressivement alignés sur le gazon synthétique, dans le respect de la distanciation physique. Le masque, obligatoire, est largement porté par les fidèles, vêtus de djellabas blanches ou d'étoffes colorées. Environ un millier d'entre eux ont assisté à la prière de l'Aïd. "D'habitude on fait l'Aïd au pays, au Maroc, mais cette année avec le Covid-19 on n'a pas pu y aller alors on est obligé de le faire chez nous", explique Loubna Saadaoui, 46 ans, en robe rose pâle scintillante. Selon elle, c'est une occasion de partager ce moment "magique" avec d'autres pratiquants du quartier.

Dans ce département de Seine-Saint-Denis où la population musulmane est importante, plusieurs villes et associations cultuelles ont opté pour une fête en extérieur, où le risque de contamination est moins élevé que dans un espace clos. L'événement est d'autant plus inédit que c'est "la première fois" que la municipalité de Villemomble permet de fêter l'Aïd dans cette ville populaire, à la faveur d'un changement de majorité, explique Belkheir Okachi, président de l'Union des musulmans de la ville.

Cette fête dans un stade, "c'est une première", confirme M'hammed Henniche, responsable de l'Union des associations musulmanes du 93, qui rappelle que l'Aïd el-Fitr, autre grande fête musulmane célébrant la fin du ramadan, avait déjà été organisée dans un stade à Levallois-Perret, une autre commune de la région parisienne, le 24 mai.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) avait appelé samedi à la plus grande prudence, alors que les autorités sanitaires constatent une "nette augmentation" de la circulation du Covid-19 en France. Il avait demandé aux mosquées ne pouvant faire respecter les mesures barrières de "s'abstenir d'organiser les prières collectives de l'Aïd et du vendredi".

Ainsi en Seine-Saint-Denis, l'un des départements les plus éprouvés par l'épidémie, certaines mosquées ont préféré renoncer à célébrer l'Aïd.

"Grand jour"

A Gennevilliers, au nord de Paris, des milliers de fidèles se sont en revanche pressés pour assister à la prière, patientant en file indienne entre les deux offices. La jauge a été fixée à 1.800 personnes maximum.

"Allez mesdames, on y va tranquillement, et gardez vos distances", "On met les masques, les frères !", lancent quelques-uns des 70 bénévoles, chasubles jaunes sur le dos.

Malgré le contexte sanitaire, la mosquée fait le plein: plus de 3.500 fidèles sont venus ce vendredi matin célébrer l'Aïd à Gennevilliers lors de deux offices distincts.

"Au début c'était difficile, mais maintenant le respect des gestes barrière est entré dans les usages", observe Chaouki Abssi, le responsable. Chaque fidèle amène son sac, pour pouvoir y mettre ses chaussures avant de rentrer: il est interdit de les mettre sur les étagères prévues à cet effet.

Comme les autres fidèles, Nader Elemmawy a pris le pli. "Ça ne change pas grand-chose, c'est un grand jour pour les musulmans", se réjouit-il.

L'Aïd el-Adha (fête du sacrifice) ou Aïd el-Kébir (grande fête) prévoit également le sacrifice d'une bête de troupeau, généralement un mouton, à partager avec ses proches et des pauvres, en mémoire de la soumission à Dieu d'Abraham, prêt à offrir son fils et auquel fut in extremis substitué un mouton.


Le porte-avions français passe le canal de Suez, en route vers la région du Golfe

Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
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  • Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français
  • Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées

PARIS: Le porte-avions français Charles-De-Gaulle et son escorte franchissent, mercredi, le canal de Suez pour se prépositionner dans la région du Golfe en cas de déclenchement d'une mission, promue par Londres et Paris, pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère des Armées.

"Le porte-avions Charles-De-Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge", affirme le ministère dans un communiqué.

Cette décision vise "à réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative dès que les circonstances le permettront", ajoute-il.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont à l'origine d'une initiative pour sécuriser la navigation dans le détroit, bloqué depuis le début du conflit opposant l'Iran aux Etats-Unis et à Israël le 28 février.

Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français.

Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées.

"Le mouvement du groupe aéronaval est distinct des opérations militaires initiées dans la région et complète le dispositif sécuritaire", a réaffirmé mercredi le ministère.

Sa présence à proximité du Golfe va permettre "d'évaluer l'environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative" et "d'offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région", selon lui.

Le groupe aéronaval français doit également permettre d'"intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", ajoute-t-il.

Le porte-avions, qui embarque une vingtaine d'avions de combat Rafale et est escorté de plusieurs frégates, a appareillé fin janvier de Toulon pour un déploiement dans l'Atlantique Nord.

Il a été redirigé le 3 mars vers la Méditerranée orientale, où il se trouvait depuis, pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.

Le blocage du détroit d'Ormuz a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Washington a en retour imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit. Cette opération a été suspendue mercredi.


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".


Pour Glucksmann, «il est bien trop tôt pour se déclarer candidat»

Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
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  • Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé
  • Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure

PARIS: Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat".

"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle", a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche.

Il a défendu la démarche de "rassemblement" initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé.

Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

"La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, "Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français".

Il a jugé "parfaitement normale" la candidature du leader insoumis "parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes".

"Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent", a-t-il estimé.