EDF: Une grève nationale pour les salaires mardi

Pour Thomas Plancot, secrétaire syndical central CGT, «la colère envers la position de la direction sur les mesures salariales est bien présente» (Photo, AFP).
Pour Thomas Plancot, secrétaire syndical central CGT, «la colère envers la position de la direction sur les mesures salariales est bien présente» (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 28 janvier 2024

EDF: Une grève nationale pour les salaires mardi

  • L'ensemble des salariés d'EDF sont appelés à faire grève toute la journée de mardi, pour inciter la direction de l'énergéticien à revenir à la table des négociations sur la question des salaires
  • Cette journée de grève se traduira par «des baisses de charge (production d'électricité) et l'arrêt des chantiers sur les tranches (réacteurs nucléaires) qui sont en maintenance», selon Arnaud Barlet

PARIS: L'ensemble des salariés d'EDF sont appelés à faire grève toute la journée de mardi, pour inciter la direction de l'énergéticien à revenir à la table des négociations sur la question des salaires, un mouvement qui aura avant tout des conséquences financières pour l'entreprise.

Cette journée de grève se traduira par "des baisses de charge (production d'électricité) et l'arrêt des chantiers sur les tranches (réacteurs nucléaires) qui sont en maintenance", selon Arnaud Barlet, secrétaire syndical central CFE-CGC pour EDF SA.

"Les conséquences sont pour les finances de l'entreprise, puisque si on produit moins d'électricité, on vend moins d'électricité, mais ça ne touche pas nos clients", prévient-il d'emblée, excluant l'éventualité de coupures volontaires comme celles qui avaient émaillé la mobilisation contre la réforme des retraites.

La direction d'EDF, interrogée par l'AFP, rappelle d'ailleurs que "si RTE (gestionnaire des lignes haute tension) constate qu'il peut y avoir un déséquilibre en termes d'offre et de demande, il peut demander de remonter la charge d'un réacteur et les salariés sont tenus de le faire".

Pour Thomas Plancot, secrétaire syndical central CGT, "la colère envers la position de la direction sur les mesures salariales est bien présente".

Les augmentations générales et individuelles accordées par EDF SA permettent "une progression moyenne de 4,14% des salaires pour l'année 2024", a affirmé la direction, dont des mesures individuelles d'augmentations de +1,5%. Sur ce dernier point, la CFE-CGC réclame 4% et la CGT 2,3%.

La direction a rappelé le "contexte d'endettement élevé du groupe", dont les finances sont plombées par une dette de 65 milliards d'euros, alors qu'il doit faire face à un mur d'investissements, notamment pour relancer le nucléaire.

Les syndicats soulignent toutefois que la direction du groupe va annoncer des résultats "record" pour l'année 2023.

La centrale nucléaire de Cruas (Ardèche), dont l'un des réacteurs, en maintenance, devait redémarrer cette semaine, est en grève depuis fin décembre. D'autres pourraient suivre mardi, comme celle du Bugey (Ain), mais ces opérations de contrôles ou de maintenance concernent beaucoup moins de centrales que l'an dernier, marqué par un hiver de toutes les craintes sur le plan énergétique.

Le rapport de forces était alors "plus favorable" aux grévistes que cette année, reconnaît M. Plancot.

De nombreux arrêts de tranches sont néanmoins prévus au cours du mois de février : "plus le temps va avancer, plus on va avoir de leviers", conclut M. Barlet.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.