La Corée du Nord procède à un nouveau tir de missiles

Vue de ce qui semble être un test de missile de croisière lancé par un sous-marin dans un lieu non divulgué en Corée du Nord sur cette photo publiée par l'Agence centrale de presse coréenne le 28 janvier 2024 (Photo, Reuters).
Vue de ce qui semble être un test de missile de croisière lancé par un sous-marin dans un lieu non divulgué en Corée du Nord sur cette photo publiée par l'Agence centrale de presse coréenne le 28 janvier 2024 (Photo, Reuters).
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Publié le Mercredi 31 janvier 2024

La Corée du Nord procède à un nouveau tir de missiles

  • La Corée du Nord a annoncé mercredi avoir procédé avec succès au tir d'essai d'un missile de croisière stratégique
  • KCNA, l'agence de presse officielle de Corée du Nord, a indiqué que le missile, un modèle baptisé «Hwasal-2», avait été tiré dans la mer de l'Ouest mardi

SÉOUL: La Corée du Nord a annoncé mercredi avoir procédé avec succès au tir d'essai d'un missile de croisière stratégique, faisant partie d'une sélection d'armes récemment lancées qui, selon les analystes, pourraient être destinées à la guerre que mène son allié la Russie en Ukraine.

KCNA, l'agence de presse officielle de Corée du Nord, a indiqué que le missile, un modèle baptisé "Hwasal-2", avait été tiré dans la mer de l'Ouest mardi.

L'armée sud-coréenne avait détecté et fait état auparavant des tirs de plusieurs missiles de croisière. Séoul "a détecté plusieurs missiles de croisière (...) lancés dans la mer de l'Ouest (aussi appelée mer Jaune, ndlr) vers 07H00" locales (22H00 GMT lundi), avait indiqué l'état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué.

KCNA a affirmé que ces tirs étaient destinés à vérifier la "posture de contre-attaque rapide" de l'armée nord-coréenne et à améliorer "sa capacité de frappe stratégique", tout en assurant que ces essais n'avaient "aucun effet négatif sur la sécurité" des pays voisins.

Les agences de renseignement de Washington et Séoul "sont en train de conduire une analyse détaillée" de ces tirs, a ajouté l'état-major sud-coréen.

Les relations entre Séoul et Pyongyang se sont fortement détériorées ces derniers mois, et le Nord multiplie cette année les essais d'équipement militaires, testant notamment ce qu'il a décrit comme un "système d'armement nucléaire sous-marin" et un missile balistique hypersonique à combustible solide.

Les essais de missiles de croisière, qui volent dans l'atmosphère, ne tombent pas sous le coup des sanctions infligées par l'ONU à la Corée du Nord, contrairement aux missiles balistiques, dont la trajectoire s'effectue essentiellement dans l'espace.

Rapprochement avec Moscou

La Corée du Sud et les Etats-Unis soutiennent qu'en dépit de sanctions prises à l'ONU, le Nord envoie de l'armement en Russie, possiblement en échange d'une aide technique concernant son programme de satellite espion.

"On pense que la Corée du Nord a commencé la production en masse de missiles de croisière commandés par la Russie", déclare à l'AFP Ahn Chan-il, un transfuge devenu chercheur qui dirige l'Institut mondial d'études sur la Corée du Nord.

Hong Min, analyste à l'Institut coréen pour l'unification nationale à Séoul, affirme quant à lui qu'on ne peut pas "exclure la possibilité" que Pyongyang soit en train de conduire des tirs d'essai de missiles de croisière destinés à être exportés vers la Russie.

M. Kim a effectué un déplacement en Russie en septembre pour rencontrer le président Vladimir Poutine dans un cosmodrome. Le chef de l'Etat russe a exprimé sa volonté de visiter "prochainement" Pyongyang.

Provocations

Dans un communiqué publié en décembre, l'agence de renseignement de Séoul a dit s'attendre à ce que Pyongyang se livre à des provocations d'ordre militaire et informatique en 2024 pour cibler le déroulement des campagnes électorales aux Etats-Unis et en Corée du Sud.

D'après la même source, le numéro un nord-coréen a demandé fin 2023 à ses collaborateurs de "mettre au point des mesures pour provoquer un grand émoi en Corée du Sud" début 2024.

Ces dernières semaines, Kim Jong Un a désigné le Sud comme "principal ennemi" de son pays, a dissous les agences gouvernementales dédiées à la réunification et aux contacts avec le Sud, et a menacé de déclarer la guerre si son voisin empiétait sur son territoire "ne serait-ce que de 0,001 mm".

M. Kim a également déclaré que Pyongyang ne reconnaissait plus la Ligne de limite du Nord, frontière maritime de fait entre le Nord et le Sud, et appelé à des modifications d'ordre constitutionnel pour permettre au Nord d'"occuper" Séoul en temps de guerre, d'après KCNA. Un conflit armé pourrait selon lui "éclater à tout moment".

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol a de son côté soutenu auprès de son gouvernement qu'en cas de provocation de la part de Pyongyang, la Corée du Sud déclencherait une riposte "plusieurs fois plus forte", mettant en avant les "capacités de réponse écrasantes" de son armée.

Mais pour Thae Yong-ho, ex-diplomate nord-coréen ayant fait défection au Sud, M. Kim ne cherche probablement pas à provoquer une guerre, étant donné, avance-t-il, que Pyongyang vend un "nombre important" de ses armes à la Russie pour sa guerre en Ukraine.

"Si Kim Jong Un a l'intention de déclencher une guerre cette année, est-il logique pour lui d'envoyer une quantité importante (d'armes) en Russie dans des conteneurs?", s'est interrogé M. Thae dans un entretien au média Chosun Daily.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.