Gaza: l'Espagne va maintenir ses relations avec l'Unrwa

Des Palestiniens déplacés font la queue pour recevoir de l'aide devant le centre de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 janvier 2024, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le Hamas. (Photo par AFP)
Des Palestiniens déplacés font la queue pour recevoir de l'aide devant le centre de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 janvier 2024, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le Hamas. (Photo par AFP)
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Publié le Lundi 29 janvier 2024

Gaza: l'Espagne va maintenir ses relations avec l'Unrwa

  • «Nous ne changerons pas notre relation avec l'Unrwa», qui est «une agence des Nations unies indispensable pour soulager la situation humanitaire», a déclaré le ministre José Manuel Albares devant le Congrès des députés
  • L'Unrwa est au centre d'une énorme controverse depuis qu'Israël a affirmé que plusieurs membres de son personnel étaient impliqués dans les attaques menées le 7 octobre par le Hamas, qui ont fait 1.140 morts, majoritairement des civils

MADRID, Espagne : L'Espagne maintiendra ses relations avec l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), malgré les accusations concernant l'implication présumée de certains de ses employés dans les attentats du 7 octobre en Israël, a annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères.

«Nous ne changerons pas notre relation avec l'Unrwa», qui est «une agence des Nations unies indispensable pour soulager la situation humanitaire», a déclaré le ministre José Manuel Albares devant le Congrès des députés.

L'Espagne «suivra» néanmoins «de près l'enquête interne» annoncée par l'agence «et les résultats qu'elle pourrait produire», a poursuivi le chef de la diplomatie espagnole.

L'Unrwa est au centre d'une énorme controverse depuis qu'Israël a affirmé que plusieurs membres de son personnel étaient impliqués dans les attaques menées le 7 octobre par le Hamas, qui ont fait 1.140 morts, majoritairement des civils, d'après un décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens.

A la suite de ces accusations, l'agence onusienne a renvoyé les personnes mises en cause et promis une enquête approfondie ainsi que des poursuites judiciaires si cette participation était prouvée. Israël a annoncé de son côté qu'elle interdirait l'Unrwa de continuer à travailler à Gaza après la guerre.

Une dizaine de pays, dont les États-Unis, le Canada, le Japon, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas, ont en outre annoncé la suspension de leur financement à l'agence. L'Union européenne, l'un des principaux donateurs de l'Unrwa, a pour sa part réclamé lundi un audit sur son fonctionnement.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.