L'UE veut un audit sur le fonctionnement de l'Unwra

Un véhicule des Nations Unies passe devant des camions transportant de l'aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza par le poste frontière de Kerem Shalom (Karm Abu Salem) dans la partie sud du territoire palestinien, le 29 janvier 2024. (Photo AFP)
Un véhicule des Nations Unies passe devant des camions transportant de l'aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza par le poste frontière de Kerem Shalom (Karm Abu Salem) dans la partie sud du territoire palestinien, le 29 janvier 2024. (Photo AFP)
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Publié le Lundi 29 janvier 2024

L'UE veut un audit sur le fonctionnement de l'Unwra

  • «Nous demandons à l'Unwra d'accepter qu'un audit soit mené par des experts indépendants, choisis par la Commission européenne», a affirmé le porte-parole de le Commission européenne Eric Mamer
  • Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi «suspendre temporairement» tout futur financement de l'agence onusienne au cœur de la distribution de l'aide aux civils de la bande de Gaza

BRUXELLES : L'Union européenne a réclamé lundi un audit sur le fonctionnement de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), après les accusations sur la possible implication de certains de ses employés dans l'attaque du 7 octobre en Israël.

«Nous leur demandons (à l'Unwra) d'accepter qu'un audit soit mené par des experts indépendants, choisis par la Commission européenne», a affirmé son porte-parole Eric Mamer.

La Commission a par ailleurs précisé qu'elle déciderait ou non de suspendre son financement à l'Unrwa, en fonction des résultats de l'enquête ouverte par l'ONU. Elle a ajouté qu'aucun paiement n'était prévu jusqu'à fin février.

«La Commission va examiner ce sujet à la lumière de l'issue de l'enquête annoncée par l'ONU et les actions qu'elle prendra», a-t-elle précisé dans communiqué.

«Il est absolument normal que nous réclamions que ces allégations soient clarifiées et fassent l'objet d'une enquête alors que nous sommes l'un des principaux donateurs» d'aide humanitaire et au développement pour les Palestiniens, a ajouté M. Mamer.

L'Australie et le Canada ont annoncé ce week-end la suspension de leurs financements à l'Unrwa, après des accusations des autorités israéliennes selon lesquelles des employés pourraient avoir été impliqués dans l'attaque du Hamas le 7 octobre. D'autre pays ont fait depuis de même.

Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi «suspendre temporairement» tout futur financement de l'agence onusienne au cœur de la distribution de l'aide aux civils de la bande de Gaza et sous le feu des combats entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

L'attaque du 7 octobre a entraîné la mort d'environ 1.140 personnes en Israël, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens.

En riposte, Israël a juré «d'anéantir» le Hamas, qui gouverne Gaza depuis 2007, et lancé une vaste opération militaire ayant fait 26.422 morts, en grande majorité des femmes, des enfants et des adolescents, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du mouvement islamiste.


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.