Tunisie: Le chef du parti Ennahdha condamné à une nouvelle peine de trois ans de prison

Le chef incarcéré du parti d'opposition tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné jeudi à une nouvelle peine de prison de trois ans pour financement illégal de sa formation (Photo, Reuters).
Le chef incarcéré du parti d'opposition tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné jeudi à une nouvelle peine de prison de trois ans pour financement illégal de sa formation (Photo, Reuters).
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Publié le Vendredi 02 février 2024

Tunisie: Le chef du parti Ennahdha condamné à une nouvelle peine de trois ans de prison

  • M. Ghannouchi, qui purge déjà une peine de 15 mois de prison, a été condamné pour «financement étranger»
  • Le 15 mai, il a été condamné à un an de prison pour «apologie du terrorisme» dans le cadre d'une autre affaire

TUNIS: Le chef incarcéré du parti d'opposition tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné jeudi à une nouvelle peine de prison de trois ans pour financement illégal de sa formation, a indiqué son avocat.

Bête noire du président Kais Saied, M. Ghannouchi, qui purge déjà une peine de 15 mois de prison, a été condamné pour "financement étranger" de son parti d'inspiration islamiste Ennahdha, a précisé à l'AFP l'avocat Sami Triki.

Son gendre Rafik Abdessalam, ancien ministre des Affaires étrangères (2011-2013), jugé par contumace dans la même affaire, a été lui aussi condamné à trois de prison ferme.

Outre les peines de prison à l'encontre de M. Ghannouchi et son gendre, Ennahdha a été condamné à verser une amende de 1.170.470 dollars (environ un million d'euros).

M. Ghannouchi, 82 ans, a été arrêté le 17 avril 2023 après avoir déclaré que la Tunisie serait menacée d'une "guerre civile" si les partis de gauche, ou ceux issus de l'islam politique comme le sien, y étaient éliminés.

Le 15 mai, il a été condamné à un an de prison pour "apologie du terrorisme" dans le cadre d'une autre affaire, une peine durcie en appel en octobre à 15 mois.

Une vengeance du pouvoir

Il avait été condamné à la suite d'une plainte d'un syndicat de police dénonçant des propos qu'il avait tenus début 2022 lors des funérailles d'un responsable d'Ennahdha dont il avait assuré qu'il "ne craignait ni les puissants ni les tyrans", ce mot désignant les policiers, selon le dossier d'accusation.

"M. Ghannouchi est incarcéré depuis un an, c'est le fait du prince (le président Saied). Il n'a aucune garantie d'un procès équitable. Il a refusé de se rendre à ce procès et je le soutiens totalement", a réagi auprès de l'AFP, Ahmed Néjib Chebbi, chef du Front de salut national (FSN), principale coalition de l'opposition en Tunisie.

"Le jour où il y aura un respect des droits, des libertés et où la justice sera indépendante, on parlera de procès équitable, mais tout ce qui se produit actuellement c'est une vengeance du pouvoir contre ses adversaires", a-t-il ajouté.

M. Ghannouchi, dont le parti a dominé les gouvernements de la dernière décennie après la révolte de 2011 qui a renversé la dictature de Zine El Abidine Ben Ali, est le plus célèbre opposant emprisonné depuis le coup de force du président Kais Saied qui s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021.

Depuis février 2023, plus d'une vingtaine d'opposants, d'hommes d'affaires et d'autres personnalités, qualifiées de "terroristes" par M. Saied, sont emprisonnés sous l'accusation de "complot contre la sécurité intérieure".

La dernière arrestation en date, le 5 octobre, est celle de l'opposante Abir Moussi, cheffe du Parti destourien libre, un mouvement nostalgique des dictatures du héros de l'indépendance Habib Bourguiba et de Ben Ali, renversé lors de la révolution qui a marqué le début du Printemps arabe.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.

 

 

 

 

 

 


Un navire saoudien visé en mer Rouge, l’équipage est sain et sauf

Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
Les Houthis ont menacé d’imposer un blocus aux pétroliers saoudiens en mer Rouge. (AFP/Archives)
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  • Les autorités ont pris des mesures pour sécuriser le navire

RIYAD : Une attaque contre le navire saoudien ENCELIA en mer Rouge a provoqué un incendie, a rapporté Al Ekhbariya tôt jeudi, précisant qu'aucun membre de l’équipage n’a été blessé.

« Les autorités compétentes ont pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser le navire, assurer la sécurité de son équipage et protéger l’environnement marin », indique le média, citant un responsable de l’Autorité générale saoudienne des transports.

Le responsable a ajouté : « De telles attaques constituent une violation du droit international et des normes établies garantissant la sécurité de la navigation commerciale et de ses équipages. »

Une source officielle au sein de l’Autorité générale des transports (TGA) a confirmé que le navire appartenait à l’Arabie saoudite et que tous les membres de l’équipage étaient sains et saufs.

Plus tôt, l’organisme britannique de surveillance de la sécurité maritime UKMTO avait indiqué qu’un pétrolier avait signalé avoir été touché par un projectile à environ 70 milles nautiques au sud-ouest d’Al-Shuqaiq, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite.

Les rebelles houthis du Yémen ont déclaré imposer un blocus naval au Royaume, une initiative largement critiquée par les États de la région.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com